Refuge Bec & Bobo

Refuge Bec & Bobo OBNL Réhabilitation de la faune sauvage

Où est passé notre esprit critique? Pas celle qui consiste à dénigrer tout et n'importe quoi mais celle qui remet les in...
07/31/2026

Où est passé notre esprit critique? Pas celle qui consiste à dénigrer tout et n'importe quoi mais celle qui remet les informations partagées en question?

À une époque où l’information circule plus vite que jamais, il devient essentiel de prendre quelques secondes pour réfléchir à ce que l’on lit… et surtout à la façon dont on nous le présente.

LES MOTS NE SONT JAMAIS ANODINS

Seulement pour imager mes propos, récemment, un article parlait d’un chat atteint de la “rage du raton laveur”. Cette expression m’a en premier lieu,exaspérée mais par la suite,fait réfléchir.

Pourquoi ne pas simplement parler de rage? Pourtant, il y a beaucoup d'espèces qui peuvent la propager alors pourquoi marteler la rage du raton laveur?

Pour affirmer qu’il s’agit bel et bien de la “rage du raton laveur”, sait-on avec certitude qu’un raton laveur est responsable? Le chat a-t-il été vu en contact avec un raton? Présente-t-il des blessures compatibles avec une morsure de raton?Une analyse permet-elle réellement d’identifier l’espèce qui a transmis le virus?

Je me demande, utilise-t-on simplement cette expression parce qu’elle frappe davantage l’imaginaire et que sa touche une corde sensible?

Les mots façonnent notre perception. Lorsqu’on associe constamment une maladie au nom d’une espèce en particulier, on finit par associer cette espèce au danger, même si la réalité est souvent beaucoup plus complexe et nuancée.

C’est justement là que notre esprit critique devrait entrer en jeu. Non pas pour nier les faits, mais pour les comprendre, pour être en mesure de poser des questions,pour distinguer les preuves des suppositions et pour analyser avant de conclure.

Je tiens à rappeler une chose, parce que ma position, elle, n’a jamais changé.

Oui, la rage est une maladie extrêmement grave.

Oui, elle doit être prise au sérieux.

Oui, la prévention est essentielle SAUF, que selon moi,une bonne prévention ne devrait jamais reposer sur la peur, les raccourcis ou la stigmatisation d’une espèce.
Elle devrait reposer uniquement sur la connaissance, la science, l’analyse, des mesures de protection adaptées, une bonne prise en charge mais aussi et surtout, sur le RESPECT du vivant.

Avant de partager une information ou de tirer des conclusions, prenons l’habitude de nous poser des questions. Je sais,ça demande du temps d'analyser mais demandons-nous si les mots utilisés décrivent fidèlement les faits ( avec preuves à l'appui) ou s’ils orientent déjà notre façon de penser.

Notre esprit critique est probablement l’un des meilleurs allié que nous possédions.

J'ai réaliser au fil de mes publications,que quand nous défendons une cause comme celle-ci nous ne plairons jamais à tout le monde.

Il y aura toujours les anti-vaccins et les pro-vaccins. Les anti-gouvernement et ceux qui leur font entièrement confiance. Les sceptiques de l’intelligence artificielle et ceux qui l’utilisent chaque jour. Ceux qui croient tout savoir.Ceux qui ne jurent que par les médias traditionnels et ceux qui n’y croient plus du tout. Ceux qui préfèrent croire que tout va bien et ceux qui choisissent de détourner le regard. Ceux qui préfèrent se lever et ceux qui préfèrent se taire.

Nous sommes tous différents, avec nos expériences, nos valeurs, nos blessures et nos convictions et c'est correct ainsi mais malgré nos désaccords, nous avons tous la responsabilité de continuer à réfléchir, à remettre les choses en question et à dialoguer avec respect.

L’esprit critique ne consiste pas à croire ou à rejeter tout en bloc. Il consiste à analyser les faits, à accepter que l’on puisse se tromper et à demeurer ouvert à la discussion.

On entend souvent l’expression : « Diviser pour mieux régner. »

Si, sans nous en rendre compte, nous tombions constamment dans ce piège?

Lorsque nous cessons de nous écouter, lorsque nous nous enfermons dans des camps opposés, lorsque chacun défend sa vérité sans même chercher à comprendre celle de l’autre, nous devenons plus faciles à opposer… et plus difficiles à unir.

Pourtant, l’histoire nous enseigne une autre vérité.

L’union fait la force ( ma devise)

Non pas parce que nous pensons tous de la même façon, mais parce que nous sommes capables de nous rassembler autour de valeurs communes comme l'amour, le respect,la compassion, l’ouverture d’esprit,la recherche de la vérité et la volonté de construire un monde meilleur pour tous.

C’est dans cet esprit que je continuerai à prendre la parole.Non pas parce que je prétends détenir la vérité absolue, bien loin de là mais parce que je crois profondément qu’une société qui réfléchit et qui s'unit,est toujours plus forte qu’une société qui réagit uniquement sous le coup de l'émotion.

Continuons à poser des questions,à déranger et à réfléchir.N’oublions jamais que la connaissance nous éclaire,mais que c’est notre humanité qui nous rassemble.

P.S. Si ce texte vous interpelle, je vous invite à le partager directement à partir de cette publication plutôt que de le copier-coller. Malheureusement, plusieurs de mes textes sont régulièrement repris sans mention de leur source. Au-delà de la question du crédit, cela nuit énormément à la visibilité de mon travail et à la mission du refuge.Écrire ces publications m'expose énormément, demande du temps et beaucoup de réflexion. En partageant la publication originale ou en mentionnant sa provenance, vous m’aidez à faire connaître le refuge et à poursuivre ce travail de sensibilisation. Merci du fond du cœur à tous ceux qui prennent le temps de le faire. ❤️

🐷 À la recherche d’une famille pour trois cochons inséparables 🏡❤️Situé à Saint-Hyacinthe. C’est avec le cœur lourd que ...
07/27/2026

🐷 À la recherche d’une famille pour trois cochons inséparables 🏡❤️Situé à Saint-Hyacinthe.

C’est avec le cœur lourd que leurs propriétaires doivent trouver une nouvelle famille pour leurs trois cochons mâles de 9 ans.

Ces trois compagnons ont toujours vécu ensemble et il est essentiel qu’ils puissent rester unis. Ils sont très gentils, calmes et habitués à la présence des humains. Les enfants ne les dérangent pas du tout, et ils ont toujours cohabité sans problème avec des chiens, des chats, des lapins, des chevaux et même des poules.

🌿 Ce sont des cochons qui aiment leur vie à l’extérieur. Ils adorent se promener sur le terrain, fouiner dans l’herbe et profiter de leur environnement. Ils ne sont pas des cochons d’intérieur et auront besoin d’un grand espace sécuritaire où ils pourront continuer à vivre selon leurs besoins naturels.

À savoir :
• 🐷 Trois mâles de 9 ans
• ❌ Non castrés
• ❌ Non vermifugés
• ❤️ Très sociables et doux avec les humains
• 🏡 À placer ensemble uniquement

Ils méritent de terminer leur vie dans un foyer aimant, où ils seront respectés pour ce qu’ils sont : des animaux intelligents, sensibles et attachants.

Si vous pensez pouvoir leur offrir cette belle retraite ou si vous connaissez quelqu’un qui le pourrait, n’hésitez pas à communiquer en privé. Merci également de partager cette publication afin de leur donner toutes les chances de trouver la famille qu’ils méritent. ❤️

‼️C'EST ASSEZ!!!‼️Je suis profondément découragée!Quelqu’un vient de m’envoyer ce dépliant distribué dans les boîtes aux...
07/17/2026

‼️C'EST ASSEZ!!!‼️

Je suis profondément découragée!

Quelqu’un vient de m’envoyer ce dépliant distribué dans les boîtes aux lettres.

En le lisant, une question m’est venue immédiatement…

Depuis quand est-il devenu normal de banaliser l’abattage de la faune sauvage?

On y explique que si les méthodes pour éloigner un animal échouent, il est possible de l’abattre, sans autorisation. Puis on rappelle qu’il est interdit de transporter plusieurs espèces blessées ou orphelines vers un refuge, qui faut se rappeler, découle directement de leurs décisions...

Autrement dit, lorsqu’un citoyen se retrouve devant un animal en difficulté ou qu’il considère « dérangeant », quel message retiendra-t-il?

Qu’il existe des solutions de cohabitation?

Qu’il existe des méthodes de prévention?

Qu'il existe plusieurs solutions répulsives sans douleur pour les inciter à partir d'eux même?

Qu’un animal sauvage est un être vivant essentiel à nos écosystèmes?

NON, ils retiendront simplement que l’abattage est une option plus que acceptable.

C’est précisément ce qui m’inquiète parce que les mots ont un poids énorme. Les campagnes de sensibilisation façonnent notre regard sur la nature.

Pendant des années, nous avons tenté de réapprendre aux gens à admirer la faune plutôt qu’à la craindre. À comprendre qu’un raton laveur, un renard, une moufette ou un coyote ne sont pas des ennemis, mais des animaux qui tentent simplement de survivre dans un territoire que l’humain transforme un peu plus chaque année.

Aujourd’hui, on distribue des dépliants où l’on parle davantage d’abattage que de tolérance et d’émerveillement.

Je REFUSE que la peur devienne notre façon de gérer le vivant.

Je REFUSE qu’on envoie le message qu’un animal devient « acceptable » seulement lorsqu’il ne dérange pas.

Nous pouvons protéger la santé publique tout en respectant la faune. Les deux ne sont pas incompatibles.

Pour ma part, je crois sincèrement qu'une société se mesure à la façon dont elle traite les êtres les plus vulnérables et plus le temps avance et plus je m'inquiète.

La faune sauvage mérite beaucoup mieux qu’un message qui laisse croire que sa vie vaut moins que notre inconfort.

À force de présenter la faune comme un problème à éliminer plutôt qu’un patrimoine à protéger, nous risquons de perdre quelque chose de bien plus précieux que quelques animaux… Nous risquons de perdre notre capacité à nous émerveiller devant le vivant.

Le jour où l’abattage devient une solution banalisée plutôt qu’une mesure exceptionnelle, ce n’est pas seulement la faune qui y perd. C’est toute notre société qui s’appauvrit.

Je refuse de croire que cette vision est celle de la majorité des Québécois.

Je crois encore que la plupart des gens sont capables de compassion. Je crois qu’ils souhaitent protéger leur famille sans pour autant perdre le respect de la vie sauvage. Je crois qu’ils sont prêts à apprendre comment prévenir les conflits plutôt que d’éliminer ceux qui les dérangent.

La faune n’a pas besoin que nous la craignions.

Elle a besoin que nous la comprenions.

Alors continuons d’enseigner la cohabitation. Continuons de transmettre l’émerveillement aux enfants. Continuons de rappeler qu’un animal sauvage n’est pas un ennemi, mais un voisin avec lequel nous partageons ce territoire.

Parce que la plus belle société n’est pas celle qui élimine ce qui la dérange. C’est celle qui apprend à protéger ce qui est vivant. ❤️

SVP,partagez cette publication.Je suis convaincu qu'ensemble, nous pouvons changer les choses.Cette publication me laiss...
07/15/2026

SVP,partagez cette publication.Je suis convaincu qu'ensemble, nous pouvons changer les choses.

Cette publication me laisse un profond malaise.

Oui, le raton laveur est magnifique. Mais il est tellement plus qu’un animal « mignon » utilisé pour attirer notre attention.

Ce qui me dérange surtout, c’est le message envoyé.

On présente encore une fois le raton laveur principalement sous l’angle du risque, puis on conclut que le meilleur endroit pour l’admirer est… Facebook.

Je ne partage pas cette vision.

Le meilleur endroit pour admirer un raton laveur, ainsi que tout animal sauvage, c’est dans son milieu naturel, à une distance SÉCURITAIRE, respectueuse, en apprenant à cohabiter avec lui plutôt qu’à le craindre.

Une autre contradiction me frappe.

Les exploitations agricoles bénéficient d’un programme couvrant jusqu’à 100 % des frais de vaccination de certains animaux contre la rage. Pendant ce temps, les centres de réhabilitation de la faune, qui manipulent les espèces concernées au quotidien et qui sont pourtant en première ligne de la prévention, doivent payer eux-mêmes la vaccination de chaque raton accueilli.

Aucune aide.

J’ai également de la difficulté à comprendre les priorités derrière cette mesure. Les cas de rage chez les animaux d’élevage existent, mais ils demeurent peu fréquents comparativement aux ressources consacrées à cette campagne. Pendant ce temps, les organismes qui interviennent directement auprès de la faune sauvage, qui détectent les problèmes sur le terrain et qui participent concrètement à la prévention, ne reçoivent aucun soutien comparable.

À mes yeux, il serait plus cohérent d'autoriser les centres de réhabilitation à intervenir auprès des animaux à risques et d’investir aussi dans ceux qui travaillent chaque jour à la frontière entre la faune et la santé publique.

Nous avons besoin de prévention, oui.

Mais nous avons aussi besoin d’un discours qui encourage la connaissance plutôt que la peur, et qui rappelle que la faune sauvage n’est pas notre ennemie.

Le jour où nous dirons aux enfants que le meilleur endroit pour voir un raton laveur est sur un écran plutôt qu’une forêt, c’est que nous aurons perdu quelque chose de précieux : notre capacité à nous émerveiller du vivant.

Qu'en pensez-vous?Je réfléchissais à l’avenir de cette page Facebook et je me suis rendu compte que ma vision avait beau...
07/13/2026

Qu'en pensez-vous?

Je réfléchissais à l’avenir de cette page Facebook et je me suis rendu compte que ma vision avait beaucoup évolué.

Au départ, je pensais qu’elle servirait surtout à partager les photos de nos pensionnaires, leurs évolutions, les bonnes nouvelles, les moins bonnes, les demandes de dons et le quotidien du refuge mais plus le temps passe, plus je réalise que j’ai envie d’aller beaucoup plus loin. La cause à BESOIN que j'aille plus loin.

Autour de moi, il y a des refuges extraordinaires qui font un travail incroyable. Ils racontent le quotidien de leurs animaux avec beaucoup de cœur et je trouve ça magnifique. Je n’ai pas envie de faire la même chose, simplement parce qu’ils le font déjà très bien et que je trouve que vous êtes vraiment gâté à ce niveau. Biensûr que je vais continuer à vous montrer nos petits pensionnaires mais ça ne sera pas que cela.

J’ai envie que cette page devienne une véritable plateforme de sensibilisation, de prévention et, lorsque ce sera nécessaire, de dénonciation.

À chaque fois qu’un animal arrive au refuge, je me pose toujours la même question : aurait-on pu éviter qu’il se retrouve ici?

Malheureusement, trop souvent, la réponse est oui.

Un manque ou une mauvaise d'information, ou une peur injustifiée peut amener à une série de mauvaises décisions.

Des situations aussi banales pour nous comme une fenêtre mal visible,la route,la trime d'une haie,la coupe d’arbres au mauvais moment,un animal déplacé inutilement,une décision politique. Toutes ces choses ont un impact bien réel sur notre belle faune.

Si, grâce à une publication, une personne décide de laisser un jeune animal avec sa mère plutôt que de le ramasser.. si quelqu’un ralentit davantage dans un secteur fréquenté par la faune.. si une famille apprend à mieux cohabiter avec une moufette,une marmotte ou un raton laveur ou si une décision est remise en question, parce que des citoyens se sont informés, alors cette page aura déjà accompli quelque chose d’important.

Je sais que mes publications ne feront pas toujours l’unanimité. ( C'est déjà le cas 😅 )Elles feront parfois réagir, elles dérangeront peut-être certaines personnes, et c’est correct.C'est impossible de plaire à tous et ça me va.

Faire avancer une cause, ce n’est pas seulement partager de belles histoires. C’est aussi avoir le courage de poser des questions, de douter de certaines informations qui circulent, de remettre certaines choses en perspective et, lorsque je crois qu’une décision nuit à la faune ou à l’environnement, d’exprimer mon désaccord avec respect et bienveillance.

Mon objectif ne sera jamais de créer des conflits. Mon objectif sera toujours de faire réfléchir.

Je ne veux pas que cette page raconte uniquement l’histoire des animaux qui passent au refuge. Je veux qu’elle contribue à changer notre regard sur la faune, à mieux comprendre les enjeux qui l’entourent et, surtout, à prévenir des souffrances qui auraient pu être évitées.

Si cette page peut contribuer, même un tout petit peu, à faire évoluer les mentalités, alors elle aura pleinement rempli sa mission.

Merci à tous ceux qui prennent le temps de lire, de réfléchir, de questionner et de faire partie de cette belle aventure. Ensemble, je suis convaincue que nous pouvons faire une réelle différence.

P.S
Photo prise ici hier le 12 juillet 2026 à 15h30
Comme quoi,nous pouvons voir des ratons laveurs en journée 🙈🥰

07/13/2026

MERCI BEAUCOUP pour ton courage!Je suis convaincu que si nous travaillons tous ensemble à dénoncer les aberrations qui circulent et à freiner la campagne de peur en cours, nous arriverons à déplacer des montagnes . ♥️

J’ai un scoop ce matin!!Les ratons laveurs ont des tiques. Oui oui,vous avez bien lu et j'ai un autre scoop également qu...
07/13/2026

J’ai un scoop ce matin!!

Les ratons laveurs ont des tiques. Oui oui,vous avez bien lu et j'ai un autre scoop également que je vous annonce en grande première,ils ont aussi des puces.🫠

Tout comme les cerfs, les souris, les écureuils, les renards, les coyotes, les oiseaux, les chiens, les chats et même nous d'ailleurs...

Ce n’est pas une révélation. C’est simplement la nature.

À force de sortir des manchettes qui ciblent toujours les mêmes espèces, on finit par créer une image complètement déformée de la réalité. Aujourd’hui, ce sont les tiques. Hier, c’était la rage. Demain, ce sera autre chose.

Oui, les tiques existent. Oui, elles peuvent transmettre certaines maladies. Mais les ratons laveurs n’ont pas inventé les tiques, pas plus qu’ils ne sont les seuls animaux à les transporter.

Si notre objectif est réellement de protéger la population contre les tiques alors parlons plutôt de prévention.

Inspectez-vous après une randonnée.
Portez des vêtements adaptés.
Retirez rapidement une tique si vous en trouvez une.
Apprenez à reconnaître les habitats où elles sont présentes.

Voilà des gestes qui font une réelle différence!

À force de transformer chaque découverte scientifique en manchette anxiogène, on finit surtout par alimenter la peur envers une espèce qui mérite d’être comprise,respectée et non pointée du doigt.

La faune n’est pas notre ennemie.
Elle fait partie d’un écosystème dont nous faisons tous partie et elle est magnifique.

La science devrait nous aider à comprendre la nature pas à trouver un nouveau coupable à chaque saison.À la longue, ça devient lassant...

Et si la compassion faisait aussi partie de la nature?Depuis des années, nous faisons un immense travail de sensibilisat...
07/09/2026

Et si la compassion faisait aussi partie de la nature?

Depuis des années, nous faisons un immense travail de sensibilisation. Je ne peux tout simplement pas laisser passer un tel message. Nous apprenons au public à observer la faune, à comprendre ses comportements, à distinguer un animal simplement de passage d’un animal réellement en détresse.

Mais aujourd’hui, j’ai l’impression qu’on revient en arrière.

Oui, un animal sauvage doit demeurer sauvage. Oui, il ne faut pas nourrir les animaux en santé ni les habituer à l’humain. Là-dessus, nous sommes tous d’accord.

Par contre, lorsqu’un animal est amaigri, blessé, incapable de se déplacer normalement ou visiblement en souffrance, détourner le regard ne devrait jamais devenir notre seul réflexe.

La nature suit son cours, c’est vrai. Mais les activités humaines en font aussi partie : collisions routières, destruction des habitats, déchets, empoisonnements, clôtures, véhicules… Une grande partie des animaux que nous retrouvons en réhabilitation ne sont pas victimes de la sélection naturelle, mais bien de notre présence.

Faire preuve de compassion ne signifie pas intervenir à tout prix. Cela signifie évaluer la situation.

Observer. Garder ses distances. Puis, lorsqu’un doute existe, communiquer avec un centre de réhabilitation de la faune. Un simple appel permet souvent de savoir si l’animal doit être laissé tranquille… ou s’il a réellement besoin d’aide.

La sensibilisation ne devrait jamais apprendre aux citoyens à détourner les yeux devant la souffrance. Elle devrait leur apprendre à reconnaître la différence entre un comportement normal et une véritable détresse.

Parce qu’une société qui sait observer est une société qui protège mieux.

Protéger notre faune commence par une chose toute simple : s’informer avant d’agir… mais aussi avant de ne rien faire.

Encore une fois, la peur fait les manchettes…Ayayaye, on est vraiment rendu là 🤦🏻‍♀️« Des écureuils zombies »…Est-ce vra...
07/05/2026

Encore une fois, la peur fait les manchettes…

Ayayaye, on est vraiment rendu là 🤦🏻‍♀️« Des écureuils zombies »…

Est-ce vraiment nécessaire d’utiliser ce genre de titre pour informer le public?

Oui, cette photo est impressionnante. Oui, cet écureuil est gravement malade. Mais non, ce n’est pas un « zombie ».

L’animal est atteint d’une maladie virale (fibromatose de l’écureuil )qui provoque d’importantes lésions et excroissances cutanées, principalement au niveau du visage. Ces masses peuvent nuire à sa vision, à son alimentation et, dans les cas les plus sévères, compromettre sa survie. C’est une maladie préoccupante pour les populations d’écureuils mais elle est déjà bien connue.

Voilà les faits.

Alors pourquoi parler de « zombies »?

Parce que la peur attire les clics.

À force de présenter la faune sous un angle sensationnaliste, on finit par associer les animaux sauvages au danger plutôt qu’à la compassion et à la compréhension. Un animal malade devient un monstre aux yeux du public, alors qu’il est avant tout une victime de la maladie.

Informer, c’est expliquer la maladie, ses effets, les risques réels et les recherches en cours.

Faire peur, c’est choisir un mot qui marque les esprits plutôt que les faits.

Içi, nous croyons qu’il est possible d’informer sans dramatiser. Plus les citoyens comprennent la faune, plus ils sont en mesure de la respecter, de la protéger… et de poser les bons gestes lorsqu’un animal est en détresse.

Les animaux sauvages ne sont pas nos ennemis. Ils partagent simplement notre territoire et, comme nous, ils peuvent eux aussi tomber malades.

Choisissons la connaissance plutôt que la peur.

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