04/12/2026
Un bel article qui peut paraître un peu dur, mais qui représente la réalité! Avoir un animal, c’est beaucoup d’amour, mais c’est aussi temps et argent!
« Les Québécois sous-estiment non seulement le temps, mais aussi le budget nécessaires aux soins d’un animal domestique. La hausse des prix et l’incertitude économique en forcent même certains à faire des choix difficiles.
Avant de songer aux coûts reliés à l’adoption d’un animal, il faut réfléchir à son rythme de vie, conseille la Dre Valérie Bissonnette, présidente du comité du bien-être animal de l’Association des médecins vétérinaires du Québec (AMVQ) en pratique des petits animaux. « On ne parle pas d’une plante verte, mais d’un être vivant qui a besoin de temps, d’énergie et d’amour, rappelle-t-elle. La première chose est de s’assurer d’avoir le mode de vie adaptable à l’espèce, et, même, à la race qu’on décide d’adopter. »
« Le temps et le budget, ce sont les points cruciaux auxquels réfléchir et à calculer », renchérit le Dr Vincent Paradis, directeur en médecine de refuge chez Proanima. Cet OBNL a pour mission de sensibiliser le public au bien-être animal. « Si tu n’as pas le temps ni le budget pour un gros chien de race, ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas adopter un animal, ajoute-t-il. Mais un chien de race n’est peut-être pas un bon choix. »
Un sondage paru en mars 2025 sur la plateforme de gardiennage d’animaux Rover rapporte qu’environ 15 % des Canadiens n’ont pas prévu de budget pour les dépenses initiales en lien avec l’adoption d’un animal de compagnie. Une proportion qui grimpe à 25 % chez les propriétaires de chats.
L’AMVQ actualise chaque année des fiches d’évaluation des coûts d’entretien sur son site Web. Par exemple, pour un chaton d’intérieur, la somme peut s’élever à 2237 $ par année en 2026, et jusqu’à 2386 $ si le félin va dehors. « Et ça, c’est sans extravagance. Notre estimation est conservatrice, dit la Dre Bissonnette. Avec le présent contexte économique, il faut quand même y réfléchir parce que le prix de la nourriture et les frais divers sont à la hausse. »
𝐃𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐮̂𝐭𝐬 𝐚̀ 𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐧𝐞́𝐠𝐥𝐢𝐠𝐞𝐫
S’occuper d’un animal vient avec des coûts dès l’adoption. Un éleveur est généralement plus onéreux qu’un refuge, rappelle la Dre Bissonnette. « Et, la plupart du temps, en refuge, ils auront déjà évalué l’état de santé, le comportement, et fourni une portion des vaccins, souligne-t-elle. La plupart stérilisent même les animaux avant leur départ. »
Mais l’adoption n’est pas la principale dépense à prévoir, prévient de son côté le Dr Paradis. « Souvent, l’entretien au cours de la vie de l’animal va être plus cher, explique le vétérinaire. Ça inclut la nourriture, les soins vétérinaires, les toilettages, les pensions quand on voyage, etc. » Selon l’espèce, les coûts d’équipements et de services varient aussi. Par exemple, un chat nécessitera une litière et des jouets, alors qu’un chien aura généralement besoin d’être dressé, ajoute-t-il.
D’après la plateforme Rover, le coût à vie de parentalité d’un animal de compagnie peut s’élever jusqu’à 73 585 $ pour un chat et jusqu’à 53 935 $ pour un chien.
« Les gens ont tendance à moins concevoir le coût réel des soins de santé, mais c’est très important. Un humain qui ne va jamais chez le dentiste, qui ne reçoit aucun vaccin et qui ne voit jamais un médecin quand il est malade n’aura pas une belle vie. C’est la même chose pour les animaux. » - Vincent Paradis
Concernant l’alimentation, la nourriture bas de gamme, bien que plus économique à court terme, cause souvent des problèmes de santé tôt ou t**d, et donc des dépenses supplémentaires, ajoute le vétérinaire.
𝐃𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐱 𝐩𝐚𝐫𝐟𝐨𝐢𝐬 𝐝𝐞́𝐜𝐡𝐢𝐫𝐚𝐧𝐭𝐬
Faute de moyens, certains propriétaires sont contraints à des choix difficiles, comme celui d’abandonner leur compagnon à quatre pattes ou de le faire euthanasier. « Des citoyens n’ont pas la chance d’avoir accès à des soins de santé animale, à de bons conseils ou à des cours de comportement, observe le Dr Paradis. Il faut voir comment on peut les soutenir. »
La Dre Bissonnette abonde dans son sens. Par exemple, certains professionnels outillent les maîtres sur les soins à domicile à prodiguer à l’animal après une intervention chirurgicale, pour réduire la durée du séjour en clinique vétérinaire. « On arrive quand même à s’éviter de tristes histoires en essayant des choses tout en sachant que ce n’est pas nécessairement le plan idéal, concède la vétérinaire. On réussit souvent à trouver des solutions pour que l’animal reçoive les meilleurs soins possibles avec les ressources disponibles. »
𝐒𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞: 𝐋𝐞 𝐃𝐞𝐯𝐨𝐢𝐫, 𝟏𝟏 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟔
𝐉𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞: 𝐋𝐞𝐢̈𝐥𝐚 𝐉𝐨𝐥𝐢𝐧-𝐃𝐚𝐡𝐞𝐥
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