07/16/2026
Merci La Presse nous avons fait 11 pays Europe et fido est presque toujours accepté partout sauf epicerie/hopitaux
𝗨𝗡 𝗣𝗥𝗢𝗝𝗘𝗧 𝗣𝗜𝗟𝗢𝗧𝗘 𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗙𝗔𝗖𝗜𝗟𝗜𝗧𝗘𝗥 𝗟’𝗛𝗘́𝗕𝗘𝗥𝗚𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗔𝗩𝗘𝗖 𝗣𝗜𝗧𝗢𝗨
𝘋𝘦𝘱𝘶𝘪𝘴 𝘶𝘯 𝘢𝘯, 𝘭𝘦𝘴 𝘤𝘩𝘪𝘦𝘯𝘴 𝘴𝘰𝘯𝘵 𝘢𝘶𝘵𝘰𝘳𝘪𝘴𝘦́𝘴 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘵𝘦𝘳𝘳𝘢𝘴𝘴𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘳𝘦𝘴𝘵𝘢𝘶𝘳𝘢𝘯𝘵𝘴, 𝘮𝘢𝘪𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘱𝘳𝘰𝘱𝘳𝘪𝘦́𝘵𝘢𝘪𝘳𝘦𝘴 𝘴𝘦́𝘫𝘰𝘶𝘳𝘯𝘢𝘯𝘵 𝘢̀ 𝘭’𝘩𝘰̂𝘵𝘦𝘭 𝘯𝘦 𝘱𝘦𝘶𝘷𝘦𝘯𝘵 𝘴𝘰𝘶𝘷𝘦𝘯𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘭𝘢𝘪𝘴𝘴𝘦𝘳 𝘭𝘦𝘶𝘳 𝘢𝘯𝘪𝘮𝘢𝘭 𝘴𝘦𝘶𝘭 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘢 𝘤𝘩𝘢𝘮𝘣𝘳𝘦 𝘱𝘦𝘯𝘥𝘢𝘯𝘵 𝘭𝘦 𝘳𝘦𝘱𝘢𝘴, 𝘴’𝘪𝘭 𝘴𝘦 𝘥𝘦́𝘳𝘰𝘶𝘭𝘦 𝘢̀ 𝘭’𝘪𝘯𝘵𝘦́𝘳𝘪𝘦𝘶𝘳, 𝘱𝘶𝘪𝘴𝘲𝘶𝘦 𝘱𝘭𝘶𝘴𝘪𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘩𝘰̂𝘵𝘦𝘭𝘪𝘦𝘳𝘴 𝘭’𝘪𝘯𝘵𝘦𝘳𝘥𝘪𝘴𝘦𝘯𝘵.
𝐀𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐜𝐚𝐧𝐢𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐞𝐧 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐞𝐧 𝐯𝐨𝐠𝐮𝐞, 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐯𝐢𝐧𝐜𝐢𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐯𝐞𝐮𝐥𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐮𝐩𝐥𝐢𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞́𝐠𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐢𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐲𝐚𝐠𝐞𝐫 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐟𝐚𝐜𝐢𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐨𝐧 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐡𝐨̂𝐭𝐞𝐥𝐬. 𝐎𝐫, 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐭𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐚̀ 𝐬𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐢𝐬𝐞𝐫. « 𝐒𝐢 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐭𝐫𝐨𝐩 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞́, 𝐥𝐞𝐬 𝐠𝐞𝐧𝐬 𝐯𝐨𝐧𝐭 𝐯𝐨𝐲𝐚𝐠𝐞𝐫 𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 ! », 𝐝𝐞́𝐩𝐥𝐨𝐫𝐞 𝐃𝐢𝐚𝐧𝐞 𝐀𝐧𝐠𝐞𝐫𝐬, 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐫𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐓𝐨𝐮𝐭𝐨𝐮𝐫𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐐𝐮𝐞́𝐛𝐞𝐜.
De nombreuses personnes ont adopté un animal de compagnie dans les dernières années pour briser l’isolement de la pandémie et du télétravail. Conséquemment, le nombre de propriétaires qui veulent voyager avec leur compagnon a aussi augmenté. Or, au Québec, seuls les chiens d’assistance sont autorisés à l’intérieur des restaurants, en vertu des normes du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).
Depuis un an, les chiens sont autorisés sur les terrasses de restaurants, mais les propriétaires séjournant à l’hôtel ne peuvent souvent pas laisser leur animal seul dans la chambre pendant le repas, s’il se déroule à l’intérieur, puisque plusieurs hôteliers l’interdisent.
Pour accommoder cette nouvelle clientèle, l’Association Hôtellerie Québec (AHQ) a soumis le printemps dernier au MAPAQ un projet pilote visant à autoriser les chiens dans les restaurants de quelques hôtels. Le projet implique actuellement cinq membres, dont l’Estrimont, Monsieur Jean et Fairmont Le Reine Elizabeth.
« On veut que ça se fasse de façon balisée, prudente. On comprend qu’il peut y avoir un niveau de risque plus élevé dans un restaurant intérieur que sur une terrasse extérieure », a indiqué en entrevue à La Presse Véronyque Tremblay, présidente et directrice générale de l’AHQ.
Le projet déposé montre quelles tables dans le restaurant seraient autorisées à recevoir des chiens. Elles devraient être à une certaine distance des autres tables et de l’endroit où la nourriture est préparée. Dans quelques hôtels, il serait possible d’aménager une section séparée pour accueillir les clients canins, comme c’est déjà le cas sur certaines terrasses.
Aucun établissement ne sera obligé d’accueillir des chiens, ni tous les chiens. Un volet collectif établira des balises claires pour l’ensemble, mais chaque établissement pourra aussi imposer ses règles particulières.
𝟏𝟎 % 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐥𝐢𝐞𝐧𝐭𝐞̀𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐥’𝐄𝐬𝐭𝐫𝐢𝐦𝐨𝐧𝐭
Par exemple, Monsieur Jean, à Québec, dispose d’un restaurant de 60 places assises. Deux chiens à la fois au maximum pourront y être accueillis, selon Jonathan Ollat, directeur général de l’hôtel, et les clients pourront réserver leur plage horaire. À Montréal, Le Fairmont Le Reine Elizabeth, quant à lui, n’a pas encore déterminé de nombre maximal, mais ce sera moins de cinq, confirme son directeur général, David Connor.
À l’Estrimont, un hébergement touristique de la région de Magog, les chiens et les chats sont accueillis gratuitement sans égard au poids ou à la race de l’animal, contrairement à bien des hôtels. Les animaux sont acceptés dans les espaces communs, par exemple autour de la piscine, et les chiens ont aussi accès à un parc privé.
Les propriétaires d’animaux représentent maintenant 10 % de la clientèle de l’hôtel, selon Céline Denry, directrice générale de l’Estrimont.
« 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐭𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐜𝐞, 𝐥𝐞𝐬 𝐠𝐞𝐧𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐝’𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐢𝐥𝐬 𝐚𝐝𝐨𝐩𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐢𝐞. 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐮 𝐮𝐧 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞́, 𝐞𝐭 𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐞́𝐟𝐞̀𝐫𝐞 𝐪𝐮’𝐢𝐥𝐬 𝐯𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐡𝐨̂𝐭𝐞𝐥 𝐩𝐥𝐮𝐭𝐨̂𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐮𝐧 𝐜𝐡𝐚𝐥𝐞𝐭 𝐨𝐮 𝐮𝐧 𝐀𝐢𝐫𝐛𝐧𝐛. »
Céline Denry, directrice générale de l’Estrimont
Le MAPAQ n’a pas encore autorisé l’initiative de l’AHQ. « Les échanges se poursuivront au début de l’automne afin de discuter de la mise en place du projet pilote dans une approche permettant de bien gérer les risques sanitaires », indique Yohan Dallaire Boily, relationniste du MAPAQ. Or, le temps presse, lance la fondatrice de Toutourisme Québec, Diane Angers.
« On veut que les gens dépensent ici, donc on veut leur faciliter la vie », dit Mme Angers. Elle craint que les touristes propriétaires n’écourtent leur voyage ou se tournent vers des destinations où les chiens sont culturellement plus acceptés, comme le reste du Canada, les États-Unis ou l’Europe.
𝐏𝐚𝐬 𝐟𝐚𝐜𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐲𝐚𝐠𝐞𝐫 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐮𝐧 𝐜𝐡𝐢𝐞𝐧
Car il n’est pas toujours facile de voyager avec un compagnon à quatre pattes au Québec. « [La préparation] prend deux fois plus de temps que pour quelqu’un qui voyage sans animal », témoigne Julie Pirlot, une vacancière assidue qui voyage toujours avec son samoyède et son chien suédois de Laponie.
La représentante en épargne collective a pris l’habitude de scruter attentivement les politiques canines des hébergements touristiques. « Je vérifie si l’hôtel accepte les chiens. Quelle est sa politique envers les chiens dans la chambre ? S’il n’y a pas de service aux chambres, est-ce qu’il y a des restaurants autour qui ont une terrasse ? Est-ce qu’Uber Eats fonctionne ? », énumère-t-elle.
« Quand on est touriste, on ne veut pas rester avec notre chien dans notre chambre d’hôtel, on veut sortir et en profiter avec lui », dit Mme Pirlot. « Ce n’est pas facile, on n’est pas les bienvenus partout », acquiesce Josée Bélanger, une entraîneuse canine elle-même propriétaire de deux chiens d’assistance.
Celle qui habite dans la région de Charlevoix a vécu et a voyagé à maints endroits en Europe et au Canada. Elle déplore une « culture de peur » des chiens au Québec, qu’elle n’a pas retrouvée ailleurs.
« À force de mettre des restrictions sur les chiens, les maîtres ne les ont pas socialisés adéquatement », constate Mme Bélanger.
« 𝐎𝐧 𝐬𝐞 𝐫𝐞𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞 𝐝𝐨𝐧𝐜 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐧𝐨𝐧 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐬, 𝐫𝐞́𝐚𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐞𝐭 𝐚𝐠𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐟𝐬 », 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐧𝐞 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐮𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜̧𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐨𝐮𝐯𝐫𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐬, 𝐚𝐝𝐦𝐞𝐭 𝐥’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐢̂𝐧𝐞𝐮𝐬𝐞 𝐜𝐚𝐧𝐢𝐧𝐞.
Paradoxalement, la solution que Josée Bélanger préconise est de sortir davantage les chiens, de les exposer à toutes sortes de situations, de personnes et d’animaux. « Je voudrais qu’on fasse plus confiance aux maîtres et aux chiens en leur donnant plus de liberté », renchérit Julie Pirlot.
Maïté Paradis, La Presse, le 15 juillet 2026
Crédit photo : PHOTO CLARK HODGIN, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES