08/04/2026
J’essaie, autant que possible, de partager sur les médias sociaux les histoires que l’on m’envoie. J’en reçois énormément. Mon objectif n’est pas de créer des polémiques, mais d’informer, de sensibiliser et d’éduquer le public sur les réalités de l’élevage canin.
Malgré cela, chacune de mes publications entraîne son lot de mises en demeure, de menaces, d’insultes et d’attaques personnelles. Certains préfèrent s’en prendre au messager plutôt que de réfléchir au message.
Aujourd’hui, j’ai donc décidé de vous montrer un aperçu de ce que je vois presque quotidiennement. Parce que si les textes ne suffisent pas toujours à faire prendre conscience de la réalité, peut-être que l’image, elle, parlera d’elle-même.
On entend beaucoup parler des Fluffy, des Big Rope et des Velvet (Velours), des variétés devenues extrêmement populaires ces dernières années. Les éleveurs qui les produisent les défendent avec vigueur et soutiennent qu’il s’agit simplement de bouledogues français, affirmant au passage que ces chiens ne présentent aucun problème de santé particulier.
La réalité est beaucoup plus nuancée.
L’hybridation ou le croisement de races n’améliore pas automatiquement les chiens qui en résultent. Bien au contraire. Mélanger des races sans une connaissance approfondie de leur patrimoine génétique, de leurs prédispositions médicales, de leur morphologie et des conséquences que ces croisements peuvent entraîner, c’est prendre un pari dont les chiens paient souvent le prix.
Oui, certains individus pourront sembler parfaitement en santé. Mais d’autres hériteront de problèmes parfois graves, douloureux ou invalidants. La génétique n’est pas une science approximative où l’on additionne les qualités en espérant éliminer les défauts.
Lorsqu’une race obtient une reconnaissance officielle auprès d’une organisation cynologique reconnue internationalement (comme le Club canin canadien), ce n’est pas le fruit du hasard. Cette reconnaissance est accordée après des décennies, et parfois plus d’un siècle, de sélection rigoureuse visant à fixer un type, un tempérament, des caractéristiques morphologiques et, autant que possible, à préserver la santé de la race. Derrière un standard de race se trouvent des générations d’éleveurs qui ont travaillé avec méthode, documenté leurs lignées et éliminé progressivement les caractères indésirables.
Introduire volontairement des gènes provenant d’une autre race pour créer un trait à la mode, puis prétendre que le résultat demeure un chien de race pure sans conséquence, ce n’est pas de la préservation. C’est une démarche commerciale qui fait passer la nouveauté avant la responsabilité.
Les chiens méritent mieux que d’être les victimes de tendances éphémères. Ils méritent que chaque décision d’élevage soit prise en fonction de leur santé, de leur bien-être et de l’avenir de leur race, et non en fonction de ce qui se vend le mieux sur les réseaux sociaux.
C’est précisément pour cette raison que je continuerai de partager ces histoires, même si elles dérangent. Si elles permettent à une seule personne de mieux s’informer avant d’acheter un chiot ou de remettre en question certaines pratiques, alors elles auront déjà rempli leur mission.
Pinky Promise a été accueillie par le Georgia Rescue and Rehabilitation, Inc . Voici le lien vers leur publication et pour faire un don https://www.facebook.com/share/19WCbCExCH/?mibextid=wwXIfr
Si vous souhaitez vous impliquer au Québec dans le rescue de bouledogues français, ou si vous voulez aider financièrement, c’est https://www.facebook.com/share/1CtDEk5is9/?mibextid=wwXIfr