05/24/2026
𝐋𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥 𝐧'𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐪𝐮𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐲𝐞𝐳 𝐩𝐚𝐫𝐟𝐚𝐢𝐭
✨English below✨
Prenez le temps de parcourir les publications équestres sur les réseaux sociaux et vous y trouverez des nombreuses commentaires critiquant le cavalier pour leur technique, leur équipement, leur physique, voire leur valeur en tant qu'être humain. Nous avons tous, j'en suits sûre, reçu des commentaires *non constructifs* de la part de nos entraîneurs ou d'autres cavaliers. La communauté équestre peut être dure, exigeant une perfection dont la définition varie selon la personne. Ce climat de critique engendre beaucoup de doutes chez les propriétaires et les cavaliers d'aujourd'hui, y compris les professionnels. Ces doutes peuvent être très préjudiciables à l'estime de soi du cavalier, mais aussi à son plaisir de pratiquer l'équitation.
Il semble fréquent que les cavaliers évitent de travailler avec leurs chevaux par crainte de ne pas être à la hauteur. Il faut reconnaître que parfois, ils ont raison, notamment pour les chevaux non débourrés ou « difficiles », lorsque le niveau d'expérience du cavalier est insuffisant et que la situation serait dangereuse sans l'aide d'un professionnel. Mais le plus souvent, lorsqu'il s'agit d'un cheval débourré sans problème comportemental majeur, le niveau du cavalier est suffisant pour travailler avec lui. La régularité est bien plus atteignable que la perfection et elle est essentielle au dressage des chevaux. Si vous pouvez vous rendre à l'écurie deux à trois fois par semaine et effectuer des séances d'entraînement imparfaites à chaque fois, vos progrès seront bien plus significatifs que si vous réussissiez miraculeusement une seule séance parfaite.
Mais puis-je entraîner mon cheval à faire la mauvaise chose par un manque de clarté ? Et si je suis trop brusque en selle ou trop instable avec mes mains ? Il est important d'être réaliste quant à nos propres capacités, mais les chevaux sont aussi des animaux extrêmement tolérants. Qu'on le veuille ou non, ils sont habitués à supporter une communication humaine parfois imprécise. N'oublions pas que tout le monde doit bien commencer quelque part. Tous les cavaliers exceptionnels ont débuté sur un cheval d'école ou sur un petit poney rond et tannant. On ne progresse qu'en pratiquant, en incluant le cheval. Si vous avez l'impression que votre cheval régresse réellement (irritabilité ou comportement qui s'aggrave), inscrivez-vous dans un centre équestre et montez des chevaux d'école. Faites appel à un entraîneur qui pourra vous aider à corriger vos erreurs pendant que vous et votre cheval continuez votre apprentissage.
Comme le disait Klaus Balkenhol, champion olympique et ancien entraîneur de l'équipe nationale allemande : « Une vie humaine est trop courte pour apprendre à monter à cheval. » Quel que soit notre niveau d'équitation, la perfection est un idéal inaccessible. L'expérience est une fin en soi. Plutôt que de viser la perfection, visons le progrès. Au lieu de nous comparer, nous et nos chevaux, aux autres, comparons-nous à nous-mêmes. La prochaine fois que vous vous demanderez si vous êtes assez bon pour travailler avec votre cheval, assez bon pour participer dans une clinique, assez bon pour aller en concours, rappelez-vous que l'on ne peut progresser qu'en pratiquant et que l'essentiel est de passer du temps de qualité avec le cheval, ce qui ne requiert aucune compétence particulière.
✨𝐓𝐡𝐞 𝐡𝐨𝐫𝐬𝐞 𝐝𝐨𝐞𝐬𝐧’𝐭 𝐧𝐞𝐞𝐝 𝐲𝐨𝐮 𝐭𝐨 𝐛𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐟𝐞𝐜𝐭✨
Take time to peruse equestrian posts on social media and you’re sure to read dozens of comments critiquing the rider or trainer for their technique, their equipment, their body, or their basic value as a human being. I’m sure we’ve all had coaches or fellow riders share *non-constructive* feedback. The equestrian community can be harsh, demanding of a perfection that looks different depending on who you ask. This atmosphere of criticism breeds a lot of self-doubt in today’s owners and riders, including professionals. This doubt can be very damaging both to the rider’s self-esteem but also to their enjoyment of equestrianism.
It seems common for riders to avoid working with their horses because they fear that they’re not good enough. We can’t ignore that sometimes they’re right, either for unstarted or “problem” horses, and the rider’s level of experience isn’t adequate and the situation requires a professional. But more often, when speaking about a broke horse that doesn’t have significant behaviour problems, the rider’s level is adequate to work with their horse. Consistency is way more achievable than perfection and it goes a very, very long way in training horses. If you can show up at the stable a couple of times per week and do imperfect training sessions each time, your progress is going to be way more significant than if you somehow magically manage one perfect session.
But what if I accidentally teach my horse the wrong thing by being unclear? What if I am too bouncy in the saddle or too unstable with my hands? It’s good to be realistic about your own abilities but horses are also extremely forgiving animals. For better or worse, they’re used to putting up with a lot of vague communication from humans. We mustn’t forget that everyone has to start somewhere. Every rider who takes your breath away started off bouncing around on a school master. One only improves by practicing including the horse. If you feel that your horse is genuinely getting “worse” (irritable or worsening behaviour), go to a lesson barn and ride school horses. Hire a trainer who can help clean up some of your messes while you and your horse continue learning. If you can work with a coach who makes you feel safe physically and emotionally, they can help you correct any bad habits you’ve been forming on your own.
In the words of Klaus Balkenhol, Olympic champion and former German national trainer, “A human life is not long enough to know how to ride”. No matter what level of horsemanship we achieve, we will never achieve perfection. Experience is a worthy goal in and of itself. Instead of perfection, we can chase improvement. Instead of comparing ourselves and our horses to others, we should compare ourselves to our former selves. The next time you question whether you’re good enough to work with your horse, good enough to go to the clinic, good enough to go to the show, remind yourself that you can only improve by practicing and that the whole point is to enjoy quality time with your horse, which requires no particular skill to achieve.