20/05/2014
Le chemin qui mène a la reconnaissance d’une nouvelle race de chien par les instances officielles de la cynophilie est parfois long. C’est celui qu’empreinte actuellement l'éleveuse Imelda Angehrn afin de faire reconnaître une race qu'elle a créée : le continental bulldog.
Imelda Angehrn, éleveuse, s’est posée de nombreuses questions quand à la sélection du bulldog anglais, se demandant si son élevage et son développement allaient dans la bonne direction. Cela a été remis sur le devant de la scène par des décisions prises encore récemment quant au bien-être de certaines races, principalement celles brachycéphales (à face aplatie, voir notamment notre article).
Mais bien avant cela, l'éleveuse avait déjà décidé de se lancer dans la création d’une nouvelle race. D’autres avant elle s’y sont attelés. Mais le chemin est long. Il n’y a qu’à voir le temps qu’a mis par exemple le berger blanc suisse pour être reconnu. Ou encore le statut actuel du bouledogue américain, toujours en attente de reconnaissance officielle.
Imelda Angehrn s’est donc tournée vers la Société Cynologique Suisse (SCS, l’équivalent chez nous de la Société Centrale Canine) la permission de lancer un programme d'élevage qui a donc été accordé et qui s’est concrétisé en 2001 avec la naissance de la première portée des chiots de l’élevage Pickwick : un métissage de bulldog anglais croisé avec des Olde English Bulldog. Ces chiens prirent le nom de Pickwick Bulldogs Old Type (PBOT). Toujours en concertation avec la SCS et un groupe de travail désigné, l’éleveuse a poursuivi son travail.
Une race reconnue en Suisse
Plus que 70 chiens plus t**d, soit en 2004, une nouvelle race était reconnue par les instances suisses : le continental bulldog. Un standard et un règlement d’élevage furent pour cela développés. Mais le conti – tel est son diminutif – n’est pas encore reconnu par l’instance « suprême » : la FCI (Fédération Cynologique Internationale). C’est elle qui tranche, accordant la reconnaissance provisoire d’une race, puis ensuite définitive.
Qu’est-ce que cela change ? Bien entendu, il peut y avoir des « rassemblements » de continental bulldogs, des juges qui les examinent, mais pour l’heure, la race n’étant pas encore reconnue par la FCI, elle ne peut pas prétendre participer aux expositions canines officielles.
Pour reconnaître une race officiellement, il y a tout une sorte de cahier des charges à respecter : notamment qu’il existe au moins lignées de sang indépendantes, dont les aïeux des trois dernières générations ne doivent présenter aucun lien de parenté, ainsi que trois générations de descendants qui ne peuvent être mélangés entre eux dans les huit lignes de sang. De chaque lignées il faut deux mâles et six femelles qui ne sont pas frères et sœurs. Cela demande donc un grand nombre de chiens.
Même si toute la procédure est respecté, il reste donc encore à attendre la décision finale de la FCI.
© Les Amis du Bouledogue Continental de Suisse