09/05/2026
FACTEURS DE RISQUE ET CONSEQUENCES DE LA RETENTION PLACENTAIRE
Référence : Oliveira KR et al. Retained placenta in dairy cows: An evaluation of risk factors and reproductive performance. Theriogenology 2026, 259 https://doi.org/10.1016/j.theriogenology.2026.117902
Une rétention placentaire (RP) se définit par une absence d’expulsion du placenta dans les 24 heures suivant le vêlage. Sa prévalence est le plus souvent comprise entre 3 et 10 %. Divers facteurs de risque ont été associés au processus de maturation et d’expulsion du placenta. Ils sont de nature génétique (niveau de production laitière), environnementale (stress, saison), métabolique (homéostasie du Ca), nutritionnelle (BEN, Se) individuelle (âge, induction du vêlage, type de vêlage, nombre de veaux, neo-mortalité…). Les auteurs sont unanimes pour reconnaître l’effet négatif d’une RP sur le risque d’infections utérines et l’infertilité par une réduction du % de gestation et l’augmentation du risque de son interruption.
L’étude a été conduite au Brésil. Elle concerne 138.175 vêlages et 289.391 inséminations réalisées dans 437 troupeaux laitiers de 2021 à 2023.
Les effets des facteurs de risque et ceux de la rétention placentaire sur le % de gestation en 1ère insémination et les interruptions de gestation sont présentées dans les figures jointes.
QUELQUES OBSERVATIONS
• La prévalence observée (2,6 %) est inférieure à celles observées dans d’autres études canadiennnes (5 à 10 %) iranienne (15 %) ou états-uniennes (6,7 à 19,9%).
• Le numéro de lactation et les facteurs liés au vêlage constituent les principaux facteurs de risque.
• L’augmentation de la prévalence de la rétention lors de la naissance d’un veau mâle invite les éleveurs à recourir davantage à du sperme sexé.
• Une augmentation de la prévalence chez des animaux Holstein pourrait traduire leur moindre adaptation à un environnement tropical.
• L’étude confirme l’effet négatif de la rétention sur la fertilité et sur le risque de réforme.