Theriogenologie bovine

Theriogenologie bovine Partage de connaissances, d'expériences, de questions et de suggestions en Thériogenologie et santé mammaire bovine Enjoy it

Bonjour à toutes et tous
Le temps passe mais les bonnes idées restent. Admis à la retraite en septembre 2017, j'ai décidé néanmoins et avec plaisir de poursuivre la transmission d'informations aux passionnés de reproduction et santé mammaire des ruminants.A bientôt donc pour d'autres aventures.

Chez nous aussi mais plus encore en Algérie
03/06/2026

Chez nous aussi mais plus encore en Algérie

Je vous l'avais déjà conseillé en 2023. Avez-vous changer vos habitudes ? PESER, SCORER ET PALPER VOS GENISSES DE 13 A 1...
30/05/2026

Je vous l'avais déjà conseillé en 2023. Avez-vous changer vos habitudes ?

PESER, SCORER ET PALPER VOS GENISSES DE 13 A 15 MOIS

REFERENCE : Thomson EE et al. Determining the clinical utility of a single pre-breeding examination for predicting subsequent reproductive performance in seasonal pasture-based dairy heifers. Theriogenology 207 (2023) 11-18.

POUR EN PRENDRE CONSCIENCE
Les frais d’élevage des génisses représentent 20 % des coûts de la production laitière.
A la puberté, le poids des génisses doit être compris entre 55 et 60 % du poids adulte et leur gain quotidien moyen entre 0.68 et 0.82 kg par jour.
Il y a 30 ans déjà que nous insistons sur l’importance de l’examen clinique recto-vaginal des génisses au moment de la puberté (12 à 15 mois d’âge) pour identifier celles qui sont en anoestrus. L’étude de Thomson
en constitue une autre démonstration.
Les auteurs de cette étude ont défini un système de classification de 542 génisses laitières (13 à 15 mois) majoritairement de race Holstein dans 6 fermes irlandaises pratiquant une mise à la reproduction groupée.
Ce système comporte trois aspects : (1) mesure du poids corporel : ≥ ou < à 55 % du poids adulte, (2) évaluation de l’état corporel : ≥ 3.5 ou < à 3 sur une échelle de 1 à 5 et (3) identification échographique et/ou manuelle d’un corps jaune sur un des deux ovaires. Les génisses ont été réparties en trois groupes : RIP cad Ready cad bonne pour le service si les trois critères ont été observés, Intermédiate si 1 ou deux critères observés et Problem si aucun des trois critères rencontrés. Les génisses ont fait après le début de la période de reroduction de 3 ou 6 semaines l’objet d’une insémination et d’un constat de gestation.
LEURS OBSERVATIONS
• Les % de génisses dans les trois groupes ont été respectivement de 16 %, 65 % et de 19 %.
• Le poids moyen des génisses a été de 282 ± 30 kg (260 à 315 kg selon les fermes)
• 60 % des génisses (25 à 81 % selon les fermes) avaint un poids moyen ≥ 55 %
• Le % de gestation en 1ère insémination a été de 63 % (48 à 72 % selon les fermes)
• Les % de gestation au cours des 3 et 6 premières semaines d’insémination ont été respectivement de 64 % (43 à 72 %) et de 86 % (80 à 92 %).
• Mais surtout on tiendra compte du fait que (1) les génisses du groupe R ont 50 % de chances en plus d’être gestantes après leur 1ère insémination et que (2) les génisses des trois groupes ont été gestantes respectivement 11 (R), 12 (I) et 22 (P) jours (intervalle médian) après le début de leur période de reproduction.
ET DONC
En procédant à un examen plus systématique des génisses, il est possible de ne garder que celles qui sont nécessaires pour remplacer les vaches (surtout si leur longévité augmente).
Le système d’évaluation proposé, permet indirectement d’évaluer la qualité de l’élevage des génisses.

LE SEXAGE PRECOCE DU FŒTUS PAR ECHOGRAPHIE CHEZ LE DROMADAIRERéférence : Nasef M.  Fetal S*x Determination in Dromedary ...
23/05/2026

LE SEXAGE PRECOCE DU FŒTUS PAR ECHOGRAPHIE CHEZ LE DROMADAIRE

Référence : Nasef M. Fetal S*x Determination in Dromedary Camels in the First Trimester Using Trans-Rectal Ultrasonography. Reproduction in Domestic Animals, 2026; 61:e70193.
https://doi.org/10.1111/rda.70193

L’étude concerne 473 examens échographiques de 159 femelles dromadaires. L’impact financier de l’identification des fœtus femelles est réel. Il semble bien en effet que les capacités sportives soient davantage transmises par les femelles que par les mâles. Par ailleurs, lors de transfert d’embryon, l’identification d’un fœtus mâle permet d’interrompre la gestation de la receveuse et donc de raccourcir le délai de réalisation d’un nouveau transfert, la durée de gestation étant de 13 mois dans cette espèce.
Les principaux résultats de l’étude sont présentés dans la figure annexée.
Le tubercule génital du fœtus femelle est plus aisément identifiable avant le 60ème jour que celui du fœtus mâle. En effet, sa distance de migration vers la queue est plus faible et il se distingue plus aisément du cordon et des membres postérieurs.
Le degré d’exactitude d’un sexage est chez le dromadaire inférieur (86 %) à celui décrit dans les espèces bovine (90 %) et équine (100 %). On peut y voir l’effet d’ue plus grande quantité de liquide allatoïdien, d’une taille plus réduite du fœtus (4,7 cm de long à 55 jours) et de la position assise de l’examen.
Les auteurs insistent sur l’expérience requise pour réaliser un sexage échographique.

L’ENDOMETRITE SUBCLINIQUE EST DAVANTAGE UN FACTEUR D’INFERTILITE QUE LES PROGRAMMES DE SYNCHRONISATION Référence : Villa...
16/05/2026

L’ENDOMETRITE SUBCLINIQUE EST DAVANTAGE UN FACTEUR D’INFERTILITE QUE LES PROGRAMMES DE SYNCHRONISATION

Référence : Villasenor-Gonzalez F. Effects of the Double-Ovsynch and Presynch–Ovsynch protocols on first-service conception rate in dairy cows with and without subclinical endometritis. Tropical Animal Health and Production (2026) 58:122. https://doi.org/10.1007/s11250-026-04929-7

L’étude a été réalisée dans 4 exploitations laitières et comprenait 314 vaches. Les constats de gestation ont été posés par échographie 45 jours après l’insémination systématique.
Le protocole Presynch-Ovsynch implique une double injection de PGF à 14 jours d’intervalle, la première injection de PGF étant réalisée 35 jours après le vêlage, suivie 12 jours plus t**d du protocole Ovsynch à savoir l’injection de GnRH puis de la PGF 7 jours plus t**d, d’une seconde injection de GnRH après 56 h et d’une insémination systématique 16 heures plus t**d.
Le protocole double Ovsynch est réalisé à 7 jours d’intervalle, le premier débutant 44 jours après le vêlage.
Le diagnostic d’endométrite subclinique (ESC) a été réalsé 30 jours après le vêlage au moyen d’une cytobrosse sur base de l’identification de > 3 % de neutrophiles après dénombrement de 300 cellules.

LEURS OBSERVATIONS
Effet – significatif de l’ESC quel que soit le protocole
Pas d’effet significatif du type de protocole en présence ou non d’une ESC
Le % de gestation est différent selon les 4 fermes (31,8 à 54 %)

RECOMMANDATIONS
• La prévalence d’endométrites subcliniques peut expliquer l’infertilité observée après le recours à des protocoles de synchronisation.
• N’utilisons pas ces protocoles sans un examen clinique préalable
• Analysons la prévalence d’endométrites cliniques et si possible celle des endométrites subcliniques

FACTEURS DE RISQUE ET CONSEQUENCES DE LA RETENTION PLACENTAIRERéférence : Oliveira KR et al. Retained placenta in dairy ...
09/05/2026

FACTEURS DE RISQUE ET CONSEQUENCES DE LA RETENTION PLACENTAIRE

Référence : Oliveira KR et al. Retained placenta in dairy cows: An evaluation of risk factors and reproductive performance. Theriogenology 2026, 259 https://doi.org/10.1016/j.theriogenology.2026.117902

Une rétention placentaire (RP) se définit par une absence d’expulsion du placenta dans les 24 heures suivant le vêlage. Sa prévalence est le plus souvent comprise entre 3 et 10 %. Divers facteurs de risque ont été associés au processus de maturation et d’expulsion du placenta. Ils sont de nature génétique (niveau de production laitière), environnementale (stress, saison), métabolique (homéostasie du Ca), nutritionnelle (BEN, Se) individuelle (âge, induction du vêlage, type de vêlage, nombre de veaux, neo-mortalité…). Les auteurs sont unanimes pour reconnaître l’effet négatif d’une RP sur le risque d’infections utérines et l’infertilité par une réduction du % de gestation et l’augmentation du risque de son interruption.
L’étude a été conduite au Brésil. Elle concerne 138.175 vêlages et 289.391 inséminations réalisées dans 437 troupeaux laitiers de 2021 à 2023.
Les effets des facteurs de risque et ceux de la rétention placentaire sur le % de gestation en 1ère insémination et les interruptions de gestation sont présentées dans les figures jointes.

QUELQUES OBSERVATIONS
• La prévalence observée (2,6 %) est inférieure à celles observées dans d’autres études canadiennnes (5 à 10 %) iranienne (15 %) ou états-uniennes (6,7 à 19,9%).
• Le numéro de lactation et les facteurs liés au vêlage constituent les principaux facteurs de risque.
• L’augmentation de la prévalence de la rétention lors de la naissance d’un veau mâle invite les éleveurs à recourir davantage à du sperme sexé.
• Une augmentation de la prévalence chez des animaux Holstein pourrait traduire leur moindre adaptation à un environnement tropical.
• L’étude confirme l’effet négatif de la rétention sur la fertilité et sur le risque de réforme.

L’AUGMENTATION DE LA LONGEVITE EST-ELLE POSITIVEMENT CORRELEE A LA RENTABILITE ?Une analyse a été réalisée au moyen de l...
02/05/2026

L’AUGMENTATION DE LA LONGEVITE EST-ELLE POSITIVEMENT CORRELEE A LA RENTABILITE ?

Une analyse a été réalisée au moyen de l’outil €fficow développé par Eliance en 2019 sur 9703 vaches réformées de 291 troupeaux laitiers (41 % Holstein, 31 % Montbeliard et 18 % Normand).
Quelles en sont les données essentielles ?
• Il faut 2 à 2,5 lactations pour amortir les coûts d’élevage de la génisse.
• La rentabilité individuelle augmente jusqu’à la 5ème lactation dans les élevages dit de plaine et jusqu’à la 7ème lactation en AOP Comté.
• Une augmentation de la longévité améliore le bilan économique et réduit l’empreinte carbone.
• Une augmentation de 4 mois de l’âge du premier vêlage nécessite une production laitière supplémentaire de 7 mois pour couvrir les frais d’élevage.

BONJOUR A TOUTES ET TOUSVOICI UNE VIDEO QUI DEVRAIT VOUS PERMETTRE DE MIEUX DISTINGUER LES DIVERS TYPES D'ANOESTRUS DU P...
28/04/2026

BONJOUR A TOUTES ET TOUS
VOICI UNE VIDEO QUI DEVRAIT VOUS PERMETTRE DE MIEUX DISTINGUER LES DIVERS TYPES D'ANOESTRUS DU POSTPARTUM CHEZ LA VACHE.

7 likes. "Les critères de diagnostic des anoestrus du postpartum chez la vache"

QUELLES SONT LES CAUSES DE REFORME DES TROUPEAUX LAITIERS EN FRANCE Une enquête a été conduite de 2022 à 2024 dans 309 t...
25/04/2026

QUELLES SONT LES CAUSES DE REFORME DES TROUPEAUX LAITIERS EN FRANCE
Une enquête a été conduite de 2022 à 2024 dans 309 troupeaux laitiers (62 % en filière conventionnelle, 31 % en AOP et 7 % en agriculture biologique ; 8000 kg de lait par vache et par an, 78 vaches en moyenne par troupeau) dans le cadre du projet ALONGE d’IDELE (https://idele.fr/alonge).
L’étude concerne 13950 vaches (89 % sont mortes ou vendues pour la boucherie et 11 % vendues pour l’élevage n’ont pas été prises en considération) (Figure).
21 % sont des primipares et 21 % des vaches en 2ème lactation

LEURS PRINCIPALES OBSERVATIONS
• La reproduction tient toujours le haut du pavé et surtout chez les jeunes vaches (< 4 lactations)
• Les plus vieilles vaches (> 2 lactations) sont plus concernées par des problèmes de santé mammaire.
• Résoudre les problèmes d’aplombs contribue à augmenter l’espérance de vie : vive le parage préventif fonctionnel.
• Décider d’une réforme, c’est parfois bien, en noter la raison c’est mieux.

LA LONGEVITE DES VACHES LAITIERES DIMINUE EN FRANCE Intéressant, cet état des lieux dressé en France sur 13 ans (2010 à ...
18/04/2026

LA LONGEVITE DES VACHES LAITIERES DIMINUE EN FRANCE

Intéressant, cet état des lieux dressé en France sur 13 ans (2010 à 2022) à partir des données de 12.200 troupeaux laitiers et 5 millions de vaches Holstein, Normande et Montbeliarde dans le cadre du projet ALONGE. (https://idele.fr/alonge).
Divers paramètres individuels (Figure 1) et de troupeau (Figure 2.1 et 2.2) ont été définis pour identifier les entrées, les sorties et les performances au sein d’un élevage.
L’analyse de l’évolution de trois indicateurs permet d’observer au niveau individuel (1) une réduction de la durée de vie (58 jours) et de la durée médiane des lactations (4 jours) et une augmentation de la production laitière sur la vie de l’animal (1,1 kg/jour de vie) (Figure 1).
Au nombre des facteurs d’influence, on observe que
• la durée de vie médiane
o est plus longue (220 jours) dans les troupeaux de moins de 45 vaches comparée à ceux de plus de 135 vaches.
o augmente avec l’âge du premier vêlage mais la production laitière par durée de vie diminue.
• la production laitière totale diminue quand l’âge du premier vêlage augmente
• une faible production laitière en 1ère lactation (< 4000 kg en Holstein et < 3000 kg en Normande et Montbeliarde) est associée à une réduction de la durée de vie
• l’augmentation de la production moyenne du troupeau contribue à réduire la durée de vie moyenne mais n’a pas d’influence sur la durée moyenne de la lactation. La production totale est bien entendu positivement corrélée à la production moyenne du troupeau (Figure 3).
• Les éleveurs n’exploitent que modérément le potentiel de longévité pourtant permise par l’amélioration génétique de ce critère mise en place en 2001.
• Une augmentation du % de renouvellement (>40 vs

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