29/03/2025
🌈 29 mars - Un an sans toi, Shishi 💔
Notre histoire a commencé il y a 12 ans... À la recherche d’un compagnon idéal pour ma grand-mère, je me suis rendue à la SRPA de Cointe. Une première fois. Puis une deuxième. Et c’est là que nos chemins se sont croisés. En te regardant, une évidence s’est imposée : tu ne retournerais jamais en refuge. Je t’ai fait cette promesse, et nous sommes repartis ensemble pour écrire la plus belle des histoires.
Pendant 11 ans, tu as été bien plus qu’un chien, bien plus qu’un cadeau pour ma mamy. Tu étais mon ombre, mon binôme, mon âme sœur canin, ma force, mon inspiration, mon univers. Et puis, à l’âge de 18 ans et 9 mois, j’ai dû t’offrir la plus grande preuve d’amour qui soit… Te laisser partir dignement, malgré la douleur incommensurable, malgré le vide immense que je savais inévitable.
J’ai eu ces quelques heures précieuses… Quelques heures pour te respirer une dernière fois, te caresser, sentir la douceur de ton pelage, te parler, te serrer dans mes bras et te dire une dernière fois que tout allait bien se passer. Mais cette fois, ce n’était pas nous contre le monde, ce n’était pas ensemble pour toujours… Cette fois, c’était moi qui devais être là pour toi, jusqu’au bout.
Depuis un an, mon cœur saigne toujours autant. Le vide ne s’est pas estompé. Django est là, et grâce à lui, je tiens le cap, mais je ne me suis jamais habituée à cette absence. Parce que tu as emporté avec toi une partie de mon cœur, une partie qui restera à jamais meurtrie.
Et pourtant, certains disent : "Il avait quand même 18 ans..." Comme si cela pouvait apaiser le manque, comme si l’âge pouvait alléger la douleur. Mais non. Peu importe les années passées ensemble, c’est toujours trop tôt. On voudrait toujours plus de temps.
💔 Le deuil animalier, une souffrance souvent silencieuse
Perdre un animal, c’est perdre bien plus qu’un simple compagnon. C’est perdre un confident, un pilier du quotidien, une présence qui, sans un mot, comprenait tout. C’est un deuil qui, trop souvent, est minimisé par ceux qui ne l’ont pas vécu. On entend des phrases comme "Ce n’était qu’un chien" ou "Tu en reprendras un autre", comme si un être aimé pouvait être remplacé.
Mais le deuil animalier est une douleur bien réelle, qui suit les mêmes étapes que n’importe quelle autre perte : le choc, le déni, la colère, la tristesse, et petit à petit, l’acceptation. Pourtant, contrairement aux deuils humains, il est rarement reconnu à sa juste valeur. On n’a pas toujours l’espace pour l’exprimer librement, ni le soutien nécessaire pour traverser cette épreuve.
Alors aujourd’hui, j’ai envie d’en parler. Parce que nous sommes nombreux à avoir ressenti ce vide immense. Parce que nos compagnons méritent qu’on continue à les faire vivre à travers nos souvenirs. Parce que leur amour, inconditionnel et sincère, ne s’efface jamais vraiment.
Et vous ? Avez-vous traversé cette épreuve ? Comment avez-vous vécu cette absence ? Partageons ensemble nos souvenirs, pour honorer ceux qui nous ont tant apporté. 💖🐾