20/05/2026
Chaque jour, c’est Auschwitz pour les Animaux !
Des millions d’êtres, des millions d’animaux sont envoyés à la destruction dans l’indifférence la plus générale…
Comme durant l’effroyable période 1940-45, aujourd’hui encore, chaque jour, un nombre impressionnant d’infortunés chevaux, vaches, veaux, cochons, moutons, chèvres, lapins, canards, poules et tant d’autres êtres sensibles, privés de nourriture et d’eau, entassés dans d’interminables convois parfois durant plus de vingt-quatre heures, affaiblis par un voyage d’enfer, pouvant à peine bouger, certains blessés, sont conduits vers une mort atroce dans les abattoirs.
Rien n’est épargné à ces condamnés dont nul ne semble se soucier des longues heures de souffrance. Traités avec brutalité, séparés les uns des autres — une mère de son petit, un frère de sa sœur — tous connaîtront inexorablement la même destination : les couloirs ensanglantés des abattoirs, véritables machines industrielles de mort.
Avec une semblable ignorance ou une égale désinvolture à celle qui régnait autrefois face à l’abîme du pire, bien peu imaginent l’horrible misère et le nombre incalculable de malheureux jetés ainsi, chaque jour, sur les routes d’Europe, d’Amérique et du monde entier pour être massacrés dans ces tueries organisées.
Ce qui est particulièrement interpellant, c’est d’observer l’effroyable inertie et l’immobilisme des populations qui, il faut bien l’admettre, semblent ne pas s’émouvoir de cette tragédie que subissent d’autres êtres vivants, si cruellement déshérités par le sort de ne pas être nés humains : les animaux.
Soit le public se voile volontairement la face afin de préserver son confort et ses habitudes alimentaires, soit beaucoup acceptent consciemment cette odieuse mécanique où l’argent et le profit l’emportent sur toute compassion.
Comment le monde peut-il garder une telle paix intérieure alors que, par son inertie et son indifférence, il participe à ces atrocités ? D’autant plus qu’il est aujourd’hui démontré qu’une consommation excessive de viande n’est pas indispensable à la santé et qu’elle favorise de nombreuses maladies cardiovasculaires et certains cancers.
Auschwitz est toujours là. Rien n’a réellement changé. L’horreur industrielle infligée autrefois aux humains n’a manifestement pas suffi à éveiller durablement les consciences face à la souffrance organisée.
L’homme continue trop souvent à placer ses intérêts au-dessus de toute autre considération, usant de tout ce qui vit à son profit.
Et il est permis de craindre qu’un être capable d’imposer une telle cruauté aux animaux demeure également capable du pire envers ses semblables.
Ainsi, des millions et des millions d’animaux, plongés dans le plus terrible désespoir, continueront d’endurer ce calvaire répugnant et périront à la merci du pouvoir des abattoirs.
Chaque jour, c’est Auschwitz pour les Animaux !
Signé
Marc BEELEN. Fondateur et Président de 100 CHEVAUX SUR L'HERBE