05/08/2025
Nous, citoyens marocains, protecteurs des animaux errants, croyants et engagés, exprimons notre vive indignation face au projet de loi 19.25, qui porte atteinte à nos libertés, à notre éthique, et au contrat social qui lie l’État à ses citoyens.
1. Criminalisation inacceptable de la compassion citoyenne
Le projet interdit à tout citoyen d’aider un animal errant hors d’un centre agréé, criminalisant ainsi l’acte élémentaire d’humanité.
Nous refusons cette vision répressive qui transforme un devoir moral en infraction.
2. Transparence et contrôle démocratique indispensables
Nous exigeons un droit de regard effectif des citoyens et associations sur les centres de capture, soins, et gestion des animaux errants.
Ces centres doivent être soumis à des inspections régulières, dont les résultats doivent être publiés et accessibles au public.
La société civile doit pouvoir dénoncer et faire respecter les normes de protection animale, sans risque de répression.
3. Soutien et reconnaissance des refuges et associations
Tous les refuges animaliers, associations et bénévoles doivent pouvoir accéder sans obstacles bureaucratiques à des subventions publiques.
4. Responsabilité pleine et entière des communes
Nous affirmons que toute commune est responsable de la gestion de la population animale errante sur son territoire.
En cas d’absence ou d’abandon du programme TNVR, ou en cas de recours à l’abattage systématique, la commune doit être tenue légalement responsable.
Des sanctions effectives doivent être mises en place contre les autorités locales qui violent ces obligations, garantissant ainsi une réelle redevabilité.
5. Appel solennel : Nous demandons :
Le retrait immédiat des sanctions pénalisant les citoyens aidants.
La mise en place d’un cadre légal qui valorise la compassion et la responsabilité citoyenne.
La création d’instances de contrôle indépendantes intégrant la société civile.
Le financement durable et l’accompagnement des initiatives associatives.
Le respect de la liberté de conscience, de foi, et de compassion.
Nous ne cesserons jamais d’aimer, de nourrir, de protéger.
Et si la loi humaine nous condamne, Dieu, Lui, nous absout.