29/10/2026
Humour ou réalité ?
Les deux mon ami.
*** Réflexion absurde d'une cavalière - épisode 1 ****
« LE CHEVAL A-T-IL CONSCIENCE DE SON PRIX D'ACHAT ? »
Il existe une étrange corrélation entre le prix d'un cheval et sa capacité à se comporter comme une huitre sous anesthésie générale.
Un cheval à 15 000 €, issu d'une prestigieuse lignée, capable d'enchaîner des exercices de haute école, peut soudainement perdre l'intégralité de ses facultés intellectuelles devant une poubelle déplacée de 40 centimètres.
À l'inverse, un poney acheté 300 €, sans papiers, sans origines connues et dont l'arbre généalogique ressemble davantage aux conclusions d'une enquête criminelle qu'à un registre d'élevage, peut traverser un chantier de démolition sans même lever la tête.
La question est donc : à partir de quel montant le cheval estime-t-il qu'il n'est plus tenu de faire preuve de bon sens ?
Et surtout, pourquoi les propriétaires continuent-ils d'investir dans des chevaux toujours plus chers alors qu'un âne à 200 € semble parfois disposer d'un système nerveux nettement plus abouti ?
Le phénomène devient encore plus intéressant lorsqu'on examine le rapport entre le prix du cheval et sa capacité à préserver sa propre intégrité physique.
Un cheval de compétition à 25 000 €, bénéficiant d'une alimentation étudiée, d'un suivi ostéopathique trimestriel et de protections anatomiques coûtant le prix d'un lave-vaisselle, peut décider de se coincer un membre dans une clôture parfaitement visible et installée ici depuis 3 générations ....
Pendant ce temps, le poney à 250 €, qui vit dehors depuis quinze ans, mange des ronces et considère les règles de sécurité avec guère plus d'interet qu'une simple suggestion, ne s'est jamais fait autre chose qu'une égratignure.
Je commence donc à soupçonner que nous ne payons pas uniquement les origines, les aptitudes sportives ou la qualité des allures.
Nous finançons également un certain niveau d'excentricité. A ça s'ajoute le fait que plus le cheval coûte cher, plus nous sommes disposés à lui trouver des excuses...
En conclusion, je ne prétends pas qu'il faille renoncer aux chevaux de valeur.
Je suggère simplement qu'au-delà de 10 000 €, le vendeur fournisse, en plus de la visite vétérinaire, un certificat attestant que l'animal sait faire la différence entre un chien enragé et une brouette.
( Ce texte étant purement humoristique, aucune réclamation émanant du propriétaire d'un équidé à la lignée prestigieuse mais au QI de bulot ne saurait être recevable. Toute ressemblance avec un cheval existant serait naturellement fortuite. Ou pas )
Les crins de verdure
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