La truffe à l'oreille - éducation et comportement canin

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La truffe à l'oreille - éducation et comportement canin Accompagnement du chien et de l'humain,
Éducation et comportement canin sur Soturac, Lot (46)

✨Voici quelques pistes très intéressantes de réflexion lorsqu'on choisit de faire des activités avec son chien.J'ajouter...
18/05/2026

✨Voici quelques pistes très intéressantes de réflexion lorsqu'on choisit de faire des activités avec son chien.
J'ajouterais que s'il est évidemment essentiel de bien observer son chien et faire la différence entre "prendre du plaisir" dans une activité et montrer une grande excitation (qui peut être attribuée à tout un tas de paramètres divers), on peut aussi se dire que nous aussi, humain-e-s, avant qu'on nous montre ou qu'on nous fasse expérimenter certaines activités, on n'aurait jamais eu l'idée ou la capacité de les inventer ou les faire spontanément.
L'argument de ne pas faire les choses de façon spontanée ne se suffit pas à lui-même. Il faut surtout veiller à faire ce qui est dans l'intérêt des deux, et surtout pas projeter ses propres envies sur son chien.
Je me pose toujours la question pour ces chiens qu'on voit sauter d'un avion ou faire du parapente avec leurs gardiens, si une activité aussi à l'opposé de sa nature peut lui apporter vraiment du plaisir... ? (moi aussi je projette peut-être mes propres peurs sur le chien, qui sait ?)
Quelles expériences de votre côté ? je suis curieuse de savoir !

Et si nous parlions de sport canin ……..
De ce que le chien en pense et qu'il ne peut pas dire, question qu'on ne pose jamais.

Certes les photos sont belles. Le chien qui franchit un obstacle, qui slalome entre les piquets, qui rapporte un objet avec une énergie débordante, qui danse avec son humain, qui obéit au doigt et à l’oeil .... Le sport canin , quel que soit le sport, a le vent en poupe, et avec lui une image valorisante, celle du propriétaire investi, du chien épanoui, du duo complice qui partage une passion.

Mais derrière cette image, une question reste presque toujours dans l'ombre. Est-ce que le chien a choisi ça ?

Observez un chien libre, un chien errant, un chien de village, un chien qui vit en groupe sans contrainte humaine, regardez ce qu'il fait de son temps quand personne ne lui demande rien.( Voir article sur les chiens libres). Il explore. Il reniffle. il dort énormément, i interagit avec ses congénères selon des codes subtils et complexes. Il chasse parfois, ou fait semblant, il suit des odeurs, s'allonge au soleil, observe le monde et interagit avec son environnement de manière apparemment passive, avec une attention tranquille.

Il ne fait ni agility, ni canicross, ni ring, ni flyball, ni obéissance, ni rien. Il ne slalome pas entre des piquets, ne franchit pas des haies en série, ne rapporte pas des haltères en bois à un humain qui attend au bout d'un terrain délimité. Ces activités n'existent pas dans le répertoire comportemental spontané du chien. Elles n'ont jamais existé. Aucun chien, laissé entièrement libre de ses choix, n'a inventé l’activité sportive, parce que cela n'a pas de sens pour un chien, pas de sens biologique ni écologique ni éthologique. C'est une construction humaine, superposée à une biologie qui ne l'a pas demandée.

Ce constat n'est pas une condamnation du sport canin, mais c'est un point de départ à prendre en considération..

Les besoins fondamentaux du chien sont bien documentés par l'éthologie contemporaine. Ils tournent autour de quelques grands axes : explorer l'environnement par le flair, interagir socialement avec des congénères et des humains de façon sécurisante, se reposer profondément, avoir une prise sur son environnement, naviguer dans un monde prévisible et sécurisant. Aucun de ces besoins ne nécessite du sport organisé. Certains sports canins en activent une partie comme la recherche olfactive qui mobilise le flair, certaines disciplines mobilisent une séquence au final, prédatrice, comme la course, mais le sport en lui-même ne répond à aucun besoin. C'est ce que le sport active, parfois, selon comment il est pratiqué qui peut répondre partiellement à un besoin d’interaction.

La distinction est capitale. Ce n'est pas parce qu'un chien semble s'activer sur un terrain que cela répond à un besoin profond. Il s'active peut-être parce qu'il a appris que c'est ce qu'on attend de lui, parce que l'excitation du contexte active ses circuits dopaminergiques, parce que la présence de son humain et les renforcements associés créent une dynamique qu'il recherche .Ce que le chien peut aimer, ce n'est pas le sport, c'est l’interaction avec son humain. Et il fait le sport parce que son humain le lui demande.

On nous dit toujours que cela dépend comment cela est travaillé, or,le renforcement positif ne règle pas tout.

Le renforcement positif est un outil puissant qui permet d'obtenir n'importe quel comportement d'un individu capable d'apprendre, y compris des comportements qui n'ont aucun sens intrinsèque pour lui, qui ne correspondent à aucun besoin, voire qui lui coûtent physiquement ou émotionnellement. Un chien peut apprendre à franchir des obstacles sous renforcement positif tout en étant dans un état émotionnel de compliance anxieuse plutôt que de plaisir authentique. Il peut produire les comportements attendus, décrocher ses friandises, paraître "motivé" et ne pas vraiment aimer ce qu'il fait juste parce que le renforcement positif crée de la motivation extrinsèque. Il dit au cerveau que cette action produit quelque chose d'agréable. Il ne dit pas « cette action est intrinsèquement satisfaisante pour ce que tu es ». La récompense, le renforçateur ne rend pas le sens. Elle pet juste rendre l'action intéressante et sur le plan neuro, ce n'est pas la même chose.

Et quand on retire le renforçateur ou quand l'humain n'est pas là, ou quand le contexte change, le chien ne recherche jamais spontanément cette activité, même si par exemple dans le cas de l’agility il peut avoir pris plaisir à grimper sur quelques trucs, mais ce n’est pas l’activité complète en elle même. Ce seul fait dit quelque chose sur la nature de sa motivation.

Il existe dans le monde du sport canin une croyance répandue et sincère « mon chien adore ça, je le vois bien ». Et cette croyance est souvent accompagnée d'une affection réelle, d'une attention réelle portée au chien. Mais lire l'état émotionnel d'un chien est une compétence qui s'apprend et qui se heurte à des biais puissants. On a tendance à voir ce qu'on veut voir. Un chien qui s'active, qui semble “enthousiaste”, qui arrive en courant sur le terrain, on interprète ça comme du plaisir, mais l'excitation n'est pas le plaisir. L'activation n'est pas le bien-être. Un chien peut être dans un état d'excitation élevée, qui bascule en stress, d'hyperactivation dopaminergique qui ressemble à de la joie mais qui épuise et son humain, sincèrement convaincu que le chien s'éclate, ne voit pas la différence.( voir article sur excitation ou plaisir)

Les signaux d'inconfort dans le sport sont souvent subtils et noyés dans le bruit de l'excitation ambiante , comme la queue qui remue activement, rapidement plutôt que de balancer librement, le regard qui ne se pose jamais, la respiration qui reste haletante, le chien qui saute sur son humain, le chien qui cherche à s'éloigner du terrain dès que la séance est terminée, les oreilles qui ne se détendent pas, le corps qui ne lâche jamais vraiment. Ce chien ne souffre peut-être pas au sens clinique du terme mais il n'est pas non plus dans l'état qu'on lui prête.

Il faut aussi parler de la contrainte invisible, quand le chien “ne veut pas” et qu'on insiste quand même parfois parce que l’on ne voit pas ou ne veut pas voir…..Et cela arrive plus souvent qu’on ne pense. Le chien qui ralentit, qui contourne un obstacle, qui marque des pauses, qui cherche à sortir du terrain et l'humain qui relance, qui encourage, qui utilise des friandises plus appétentes ou le jouet, qui augmente le rythme pour “remotiver”. En fait, c'est de la contrainte, pas de la contrainte brutale, violente ( en apparence) mais une pression exercée sur un individu qui a signalé, de toutes les façons dont il dispose, qu'il n'était pas partant. ( voir articles sur les effets neurobiologiques de la contrainte et sur la résignation).

Le chien finit souvent par se remettre en mouvement. On appelle cela de la persévérance, de la bonne méthode, du travail bien fait mais on pourrait aussi l'appeler ce que c'est : un individu qui a appris que la pression ne s'arrête pas tant qu'il ne produit pas le comportement attendu. Même sous renforcement positif, même avec les meilleures intentions, la contrainte peut s'exercer, elle est juste moins visible, moins douloureuse dans l'instant mais elle est là, dans l'absence de vrai choix.

Rien de tout cela ne dit que le sport canin est condamnable en soi. Certains chiens semblent trouver dans certaines disciplines quelque chose qui les anime pas à cause des obstacles, mais parce que la dynamique créée avec leur humain, la stimulation cognitive, l'activation physique dosée correspondent à quelque chose de réel pour eux, mais cela demande à être vérifiée sans le filtre de ce qu'on a envie de voir.

Est-ce que le chien initie ? Est-ce qu'il cherche l'activité spontanément, au-delà du contexte conditionné ? Est-ce que son corps est détendu avant, pendant et après ? Est-ce qu'il a la possibilité réelle de refuser sans que la pression reprenne ? Est-ce que ses signaux d'inconfort sont lus et respectés ? Est-ce que les séances sont courtes, entrecoupées de vrais moments de repos, adaptées à son âge et à sa condition physique ? Est-ce que l'intensité de l'entraînement sert le chien ou le palmarès de son humain ? Ces questions ne sont pas rhétoriques. Elles sont le minimum éthique de toute pratique sportive avec un être qui ne peut pas consentir verbalement à ce qu'on lui propose.

Le chien ne choisit pas le sport et il ne peut pas choisir, il ne comprend pas le concept de discipline sportive, de compétition, de titre, de classement. Tout cela n'existe que dans la tête de l'humain. Ce que le chien comprend, c'est ce qui se passe dans son corps pendant l'activité. Est-ce que ça fait du bien ? Est-ce que c'est épuisant ? Est-ce que c'est stressant ? Est-ce que son humain est là, présent, attentif à lui et aux signaux qu’il envoie ou est-il absorbé par la performance ?

L'absence de choix crée une responsabilité entière du côté de celui qui choisit. Et cette responsabilité, c'est d'être suffisamment lucide pour voir le chien tel qu'il est et pas tel qu'on veut qu'il soit, suffisamment humble pour accepter que peut-être, CE chien, CETTE discipline, ce n'est pas pour lui suffisamment respectueux pour que le plaisir du chien soit une condition non négociable et pas une hypothèse qu'on se contente de ne pas contredire.

Un chien qui pratique un sport qu'il n'a pas choisi mérite au moins qu'on soit certain qu'il y trouve quelque chose de réel et cette certitude demande plus que de bonnes intentions. Elle demande d'apprendre à vraiment le regarder, le comprendre et à le considérer comme un individu à part entière..
Cynotheque Formation - Corinne Martin

10/05/2026
✨ bonjour !Le nouveau livre d'Audrey Ventura sort en juin et il sera disponible uniquement auprès des dépositaires, dont...
07/05/2026

✨ bonjour !
Le nouveau livre d'Audrey Ventura sort en juin et il sera disponible uniquement auprès des dépositaires, dont je fais partie.
Avant de m'engager sur une commande, j'aimerais savoir si vous seriez intéressé-e-s par cet ouvrage ? (prix autour de 20 € + frais d'envoi).
Oui / non ---> merci pour vos réponses !

Audrey Ventura c'est aussi le jeu "Le chien cet animal qui nous échappe" et ses deux autres ouvrages passionnants "Le chien, cet animal qui nous échappe" et "Mon chien, mon coach et moi" que je vous recommande à 200 %.

L'ÉDUCATION DU CHIEN · DE L'ENFANT - Une analogie taboue ? d'Audrey Ventura /

Le troisième livre d'Audrey Ventura est préfacé par Fabrice Ligny, professeur de philosophie et citoyenneté, diplômé en études animales, président de l'association belge "Des pattes et des Classes.
Refuges Et Tableaux Noirs

Sortie prévue en juin 2026, uniquement chez les professionnels dépositaires et sur Cynoconsult.fr

D'autres informations sur le contenu du livre, le projet pédagogique qui l'entoure et les événements à venir seront annoncées dans les prochains jours.

Restez connectés ! 🙂

Les deux premiers livres d'Audrey Ventura sont disponibles ici : http://www.cynoconsult.fr

✨Oui, ignorons les chiots et les chiens adultes aussi, quand on les croise. La socialisation se fait autrement qu'en all...
07/05/2026

✨Oui, ignorons les chiots et les chiens adultes aussi, quand on les croise. La socialisation se fait autrement qu'en allant au devant des chiots parce qu'ils sont trop mignons ou des chiens adulte parce qu'ils ont l'air trop sympa.
Je dis toujours à mes client-e-s qu'on peut parfaitement dire gentiment aux personnes que le chiot est en cours d'éducation et qu'elles seraient d'une grande aide de ne pas interférer. C'est vrai que quand on a un chiot, on est trop fier que tout le monde le trouve choupinou, mais il faut penser au futur, quand il sera ado et qu'on aura du mal à l'empêcher d'aller joyeusement au devant des personnes qui n'auront rien demandé🐕

IGNORONS LES CHIOTS

Appeler un chiot que vous ne connaissez pas alors qu’il est en promenade avec son gardien n’est pas un comportement très sympathique ;-)

Un chiot qui vient vers vous ne le fait pas parce qu’il vous trouve particulièrement attirant, ou parce que vous avez sur vous des odeurs qui l’attirent, ou parce que vous avez « un feeling » particulier avec les chiens…

Le chiot va vers tout le monde et donc, vers n’importe qui.

Pour le protéger et l’éduquer, la personne qui s’occupe de lui est en train de lui apprendre à rester avec elle, de construire la connexion avec lui dans l’environnement naturel, ou de se promener tranquillement sans aucune envie d’interaction extérieure.

C’est son droit.

Appeler son chiot ou l’attirer vers vous n’est pas respectueux.
Vous lui compliquez la tâche.
Vous mettez son chiot en danger car il risque de vouloir reproduire la situation.
Et vous fâcher parce qu’elle vous répond « non, je ne préfère pas » après lui avoir demandé l’autorisation de le caresser, est incompréhensible.

Si vous ne comprenez pas qu’une personne n’ait pas envie que son chiot soit touché ou appelé par des gens qu’elle ne connaît pas, demandez-vous simplement comment vous réagiriez si un humain inconnu appelait votre enfant de deux ans ou lui caressait la tête quand il passe à côté de vous.

C’est la même chose.

Les chiots ont besoins d’apprendre à rester avec leurs gardiens pour leur sécurité et leur éducation.
Si vous aimez vraiment les chiots, faites preuve de distance avec eux.
Observez-les si vous le souhaitez mais ne les appelez pas et ne les touchez pas sans autorisation.

VOUS AIMEZ LES CHIOTS ?
MONTREZ-LE EN RESPECTANT LEUR APPRENTISSAGE EN COURS... ❤

🙂 La sortie du troisième livre d'Audrey Ventura est annoncée pour juin 2026 ! Préparez votre lecture de vacances ! 🙂

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✨ j’adore ce partage. A 3 ans, un chien, même s’il est physiologiquement adulte, ne devient pas pour autant un sage. Il ...
04/05/2026

✨ j’adore ce partage.
A 3 ans, un chien, même s’il est physiologiquement adulte, ne devient pas pour autant un sage. Il a passé la période ado et l’âge des tests à tout va, mais la maturité, elle, se construit dans le temps.
A 20 ans vous êtes subitement devenu-es stables et responsables, vous ?
Moi, non ! D’ailleurs encore aujourd’hui… mais c’est un autre sujet. 🤣

Je me souviens du temps où je pensais qu'à un an, le chien sortait de sa phase adolescente et devenait adulte. Il devait donc être devenu irréprochable ou presque, son éducation étant terminée. La phase "chiot", c'était jusqu'à cinq-six mois, puis le chien devenait ado et il ne fallait rien lâcher pendant quelques mois inconfortables - comme si c'était facile de vivre avec un bébé de trois mois et un peu pénible entre cinq et douze 🫣

Ces certitudes ont commencé à être remises en perspective lors de la première classe de communication de Marina Garfagnoli à laquelle j'ai assisté. Je me rappelle cette phrase, qui me semblait un peu f***e à l'époque, en parlant d'une chienne AS réactive de deux ans : "elle est encore très jeune", sous-entendu : elle a largement le temps d'évoluer dans ses comportements.
C'est alors que j'ai commencé à conceptualiser puis admettre que, non, un chien n'est pas pleinement adulte et au sommet de ses capacités à deux ans. A cet âge, il commence juste sa vie d'adulte et, tout comme on n'attendrait pas d'un.e jeune de vingt ans qu'il soit totalement mature et ne prenne que des décisions éclairées, on doit encore considérer que le jeune chien va changer, a besoin d'être accompagné dans certaines situations.

Évidemment, quand on est naturellement autoritaire et qu'on vit avec un chien qui le tolère bien (a priori), ce dernier peut sembler parfaitement éduqué avant même d'avoir un an. Est-ce pour autant souhaitable ? Je ne pense pas. Car il n'y a rien de respectueux dans le fait de forcer un individu à grandir plus vite qu'il ne le devrait, même sans collier étrangleur ni tape sur les fesses. Si certains poilus ne supporteront pas des attentes humaines démesurées (et le feront savoir par un tas de comportements "indésirables" assez intenses), d'autres, très nombreux, réprimeront leurs émotions et comportements "non acceptables", pour devenir bien lisses comme l'attend (l'exige) l'humain, et, par la même occasion, une sorte d'ombre de ce qu'ils auraient pu (dû) être.

Sangha a trois ans maintenant. Il m'est très clair qu'il reste bien moins stable et fiable que Nagg ou Guenji bien plus jeunes. Si la race (et la lignée) joue un grand rôle, mon choix de l'éduquer avec plus de patience et de tolérance que je ne l'ai fait pour mes chiennes est au moins autant responsable. Je me dis souvent que, sensible et à attentif comme il l'est, il n'aurait pas été dur à "éteindre", comme Guenji. Mais j'ai refusé de prendre ce chemin, avec lui.
Il n'a jamais été question de tout lui passer, d'en faire un tyran dans la maison ou en extérieur. Mes chiens ont tous des règles bien précises, parfois complexes car pleines de nuances, et Sangha plus encore que les filles. Par exemple, alors que ses sœurs passent le portillon à pleine vitesse à leur guise quand il est ouvert, Sangha doit impérativement attendre un signal. Alors que Nagg peut monter comme elle le veut sur le canapé, lui doit demander pour venir si je suis installée dessus. En promenade, il n'a pas le droit d'aller au contact d'un humain ou d'un chien sans autorisation. Entre autres. Je suis donc loin d'être laxiste et pas du genre à transiger quand je demande quelque chose. En revanche, j'ai fait le choix de ne pas me montrer sévère pour le faire rentrer dans les rangs quand il n'agit pas comme je le voudrais. Je mentirais si j'affirmais ne jamais m'être emportée, ne jamais avoir attrapé sa peau en haussant la voix dans un moment de grande contrariété. Mais j'ai toujours déploré ce réflexe qui n'est qu'un aveu de faiblesse - et que j'aurais choisi de ne pas avoir si les émotions ne m'avaient pas submergée (moi aussi).
Sangha a eu le droit de grandir à son rythme, encadrée par toute la bienveillance dont j'étais capable - et j'espère encore progresser sur ce point dans le futur. Il a eu le droit de ne pas enfouir toutes ses pulsions de chiot et d'adolescent. Ce n'était pas toujours confortable à vivre pour notre famille, mais c'était plus éthique et je ne reviendrai pas en arrière.
Mon chien évolue toujours et il changera encore sur les prochaines années, car les expériences et la maturité influencent les comportements. Quand il me fatigue (de moins en moins souvent), je me dis qu'il n'a que trois ans. Oui, il est adulte, maintenant. Mais son chemin est loin d'être tracé, notre destin n'est pas scellé. Nous continuerons à grandir ensemble.

Aujourd'hui, je suis celle qui explique sans hésiter : "mais il est jeune ! Un jour, le travail mêlé à la maturité payera" ou "il n'a même pas deux ans ; il a encore des années pour évoluer. C'est difficile de savoir jusqu'où on pourra l'emmener, mais il progressera toute sa vie".
Savoir que tout n'est jamais figé apporte beaucoup d'espérance, à mon sens. Et à juste titre.

30/04/2026

✨ En ce moment chez Action : des tapis de léchage à 1€49 !
Format 20 cm, plusieurs modèles et munis de ventouses, bien pratiques pour coller sur une vitre à hauteur de museau et aider aux soins, par exemple.

Les tapis de léchage c’est un must que je recommande systématiquement comme activité apaisante et d’occupation, avec du fromage à tartiner, des purées de légumes ou de fruits, de l’huile de coco, du beurre de cacahuète, de la friandise en tube ou de la pâtée. Bref, tout ce qui se tartine ! Un petit tour au congel et ça dure encore plus longtemps.
Mon chien et mes chats, ils adorent et ça leur fait du bien 😊👍👍
A ce prix là on se prive pas !

✨ En ce moment chez Action : des tapis de léchage à 1€49 ! Format 20 cm, plusieurs modèles et munis de ventouses, bien p...
30/04/2026

✨ En ce moment chez Action : des tapis de léchage à 1€49 !
Format 20 cm, plusieurs modèles et munis de ventouses, bien pratiques pour coller sur une vitre à hauteur de museau et aider aux soins, par exemple.
Les tapis de léchage c’est un must que je recommande systématiquement comme activité apaisante et d’occupation, avec du fromage à tartiner, des purées de légumes ou de fruits, de l’huile de coco, du beurre de cacahuète, de la friandise en tube ou de la pâtée. Bref, tout ce qui se tartine ! Un petit tour au congel et ça dure encore plus longtemps.
Mon chien et mes chats, ils adorent et ça leur fait du bien 😊👍👍
A ce prix là on se prive pas !
ps : modification suite aux commentaires. A ce prix-là, la qualité n'est pas forcément au rendez-vous. Je n'ai pas encore testé, mais sur la durée, le tapis se déchire et pourrait être ingéré. A utiliser toujours sous surveillance et vérifier régulièrement l'état du tapis.

30/04/2026

JE LUI FAISAIS CONFIANCE, IL M'A MORDU...

Ce n'est que lorsqu’un chien a confiance en nous que nous pouvons avoir confiance en lui. Si les humains se répétaient plus souvent cette phrase, il y aurait moins d'accidents, et plus de patience envers les chiens adultes adoptés.

On parle souvent de la confiance comme d’un lien à construire, mais on ne rappelle pas assez que cette confiance ne se réclame pas, elle se reçoit au moment venu.

La confiance ne se doit pas. Elle n’est jamais une dette que l’animal aurait envers nous parce que nous l’avons adopté ou « sauvé ». Elle n’est pas non plus un objectif à atteindre à tout prix, ni un droit que l’on peut exiger.

La confiance ne supporte ni la contrainte, ni l’impatience.

Pour beaucoup — et particulièrement pour les chiens adultes adoptés — la confiance est une terre brûlée qu’il faut laisser reverdir. Elle demande du temps, de la distance, du silence, des gestes justes, et surtout une profonde capacité à respecter celui qui n’est pas encore prêt.

Alors seulement ensuite, la relation pourra naître et s’épanouir, quand le chien aura senti qu’il peut déposer un peu de lui-même sans prendre de risque. C’est là que nous pourrons doucement commencer à lui faire confiance à notre tour.

Pas avant.

La véritable rencontre ne commence pas quand nous décidons d’aimer un chien. Elle commence quand il est convaincu qu’il peut nous faire confiance. Et pour certains chiens, cela prend du temps.

Pensez-y bien avant d’adopter ou avant de le ramener au refuge parce qu’il vous a mordu alors que vous vouliez le laver dans les 24 heures de son arrivée chez vous.



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29/04/2026

Car j’en ai ras le pompom de lire/voir des inepties sur le sujet : Faut-il surélever la gamelle de son chien ? Et quels sont réellement les risques ?

On voit circuler de nombreuses illustrations (générées par IA) selon lesquelles nourrir son chien avec une gamelle surélevée faciliterait la digestion, préviendrait la dilatation-torsion de l’estomac ou encore limiterait les douleurs cervicales. Mais que disent réellement les données scientifiques ?

Premier constat : il existe très peu d’études scientifiques portant spécifiquement sur la hauteur de la gamelle chez le chien (en même temps il est plus utile de mettre de l'argent ailleurs ...).
Deuxième constat : les données disponibles ne montrent aucun bénéfice quant à l'utilisation de la gamelle surélevée, et certaines suggèrent même un risque accru de dilatation-torsion de l’estomac chez certaines races.

L’étude la plus souvent citée sur ce sujet est celle de Glickman et al. (2000), intitulée Non-dietary risk factors for gastric dilatation-volvulus in large and giant breed dogs, publiée dans le Journal of the American Veterinary Medical Association.
Cette étude prospective a suivi 1637 chiens appartenant à des races de grande et très grande taille afin d’identifier les facteurs non alimentaires associés à la dilatation-torsion de l’estomac (GDV). Les chiens ont été suivis pendant plusieurs années et les propriétaires ont été régulièrement interrogés afin de savoir si un épisode de GDV était survenu.

Les résultats montrent que plusieurs facteurs sont associés à une augmentation du risque de GDV, notamment l’âge du chien, l’existence d’antécédents familiaux, la vitesse d’ingestion du repas et l’utilisation d’une gamelle surélevée.

Concernant spécifiquement la hauteur de la gamelle, les chiens nourris avec une gamelle surélevée présentaient un risque environ deux fois plus élevé de développer une dilatation-torsion de l’estomac que les chiens nourris au sol. Le risque relatif observé dans l’analyse statistique finale est d’environ 2,1.
Les auteurs estiment également que, dans la population étudiée, environ 20 % des cas de GDV chez les grandes races et près de 52 % chez les races géantes pourraient être attribués à l’utilisation de gamelles surélevées.

D’autres travaux publiés par la suite n’ont pas retrouvé d’association claire entre la hauteur de la gamelle et le risque de GDV, ce qui montre que les données disponibles restent limitées et parfois contradictoires (les études sont plus des questionnaires qu'autre chose...à mon sens peu pertinent). En revanche, aucune étude n’a démontré que l’utilisation d’une gamelle surélevée réduisait ce risque ou apportait un quelconque confort ...

En résumé, l’état actuel des connaissances scientifiques peut se résumer ainsi : il existe très peu d’études sur la hauteur de la gamelle, les résultats disponibles sont parfois contradictoires, aucune preuve ne montre un bénéfice des gamelles surélevées, et certaines données suggèrent même un risque accru de dilatation-torsion chez les chiens de grande taille.

Conclusion : Ne surélevez pas les gamelles de vos chiens !

Etude : Non-dietary risk factors for gastric dilatation-volvulus in large and giant breed dogs
L T Glickman 1, N W Glickman, D B Schellenberg, M Raghavan, T Lee

28/04/2026

COURBETTE D’INVITATION AU JEU
VERSUS
COURBETTE DE GESTION DE L’ESPACE

Les deux postures se ressemblent et sont toujours confondues. Or, les chiens qui les adoptent n’ont pas du tout la même intention.
L’amalgame est une cause régulière d’agression lors des rencontres : « Les chiens jouaient et d’un seul coup, sans raison, ils se sont battus ».

Deux chiens ne se battent jamais pour rien, et en réalité, ils ne jouaient pas.

Voici quelques éléments objectifs, observables et distinctifs qui vous permettront j'espère de ne plus mélanger des communications qui s’opposent autant.

LA POSTURE DE COURBETTE D’INVITATION AU JEU
- Avant du corps abaissé (le poitrail du chien touche le sol).
- Arrière-train bien relevé (le corps du chien forme une belle courbe).
- Posture maintenue et corps détendu.
- Queue souple et haute, avec un fouet lent et équilibré gauche/droite.
- Pattes avant parfaitement parallèles.
- Regard apaisé sur un chien « souriant », pas de détournement d’yeux.
Ici, le chien invite un humain ou un chien bien connu (déterminant) à jouer avec lui. Il lui indique par cette posture que tout ce qui suivra sera fait « pour du semblant » et qu’il ne doit pas s’en inquiéter. Sur la photo, Olga invite la personne qui la photographie à lui « voler » son bâton pour engager un jeu compétitif avec elle.

LA POSTURE DE COURBETTE DE GESTION DE L’ESPACE
- Avant du corps légèrement abaissé mais le poitrail ne touche pas le sol.
- Arrière-train relevé mais beaucoup moins. La courbe du dos est moins nette.
- Posture non maintenue car le chien n'a aucune envie de rester statique. Il fait des petits sauts à gauche et à droite pour s’extirper de la zone d’inconfort et/ou des charges sur le sol avec ses pattes avant pour faire reculer le chien envahissant.
- Queue agitée, les mouvements sont déséquilibrés gauche-droite et moins souples.
- Pattes avant en oblique ouvert. Cette position vise à faire comprendre au chien ou à l’humain qu’il ne doit pas avancer ou passer. Plus les pattes avant sont en oblique, plus le chien veut protéger son espace ou contrôler les déplacement de l’autre.
- Regards détournés et/ou clignements d’yeux sur un visage tiré.
Ici, le chien va communiquer son besoin d’espace dans une situation de tension ou d’excitation excessive qui l’amène à devoir contrôler les déplacements de l’autre (ex : le chien rencontré se montre très agité ou invasif ou un humain se montre irrespectueux). Il ne joue pas du tout, il communique. S’il n’est pas écouté et que la gêne persiste, la tension peut monter et l’échange peut dégénérer. Par sa courbette, Arizona indique à ce chien qu'elle ne connaît pas « je ne veux plus que tu avances vers moi ».

NUANCE À GARDER EN TÊTE...
Si deux chiens qui se connaissent bien (c’est un facteur déterminant) veulent jouer à contrôler leurs déplacements mutuels (comme un enfant jouerait à empêcher son copain de passer), ils adopteront des postures de gestion de l’espace « pour du semblant » à la suite d’une courbette d’invitation au jeu qui a annoncé « c’est pour du jeu ». Il s’agira alors d’un jeu de contrôle consenti par les deux.

Comment le savoir ?

Tout simplement : Deux chiens qui se rencontrent pour la première fois ne joueront jamais à ça, comme un enfant ne jouera jamais à la bagarre avec un autre enfant qu'il vient tout juste de rencontrer.
Les postures de courbette de gestion de l’espace et les comportements de charges vers l’avant ou de petits sauts latéraux, aussi "mignons" soient-ils, doivent être pris pour ce qu’ils sont : une demande visant à éviter un conflit.
Si le chien rencontré écoute, pas de problème : l’interaction s’arrêtera d’elle-même et les deux chiens pourront même se balader ensemble puisque les règles de distance et d’espace personnel auront été établies et comprises par les deux.
Si le chien rencontré n’écoute pas, s’il insiste pour se déplacer autour du chien qui demande que son espace soit respecté, il faut intervenir et demander à son gardien de le rappeler.

Audrey Ventura / Cynoconsult
Merci à Christelle et Olga et à Laurence et Arizona pour leurs photos 😉
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Photos : Merci à Christelle et Olga et Laurence et Arizona pour leurs photos.

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