28/08/2026
Il y a quelque chose qui me dérange profondément dans certaines pratiques en éducation canine.
On commence avec des friandises.
On récompense. On encourage. On essaie d’être « positif ».
Et puis, quand ça ne fonctionne pas assez vite…
On change d’outil.
On sort le collier étrangleur, le collier électrique, les saccades, la contrainte.
Comme si le problème était simplement que la récompense n’était pas assez efficace et qu’il fallait passer à quelque chose de plus fort.
Mais entre les deux, est-ce qu’on s’est demandé pourquoi le chien n’y arrive pas ?
Est-ce qu’il a compris ce qu’on attend de lui ?
Est-ce que l’environnement lui permet de réussir ?
Est-ce qu’il est stressé, frustré, excité, inquiet ?
Est-ce qu’on lui demande quelque chose dont il est réellement capable à cet instant ?
Est-ce que notre renforçateur a de la valeur pour lui ?
Est-ce que notre timing est bon ?
Est-ce que, tout simplement, on l’a regardé ?
Parce que l’éducation bienveillante, ce n’est pas « donner des bonbons jusqu’à ce que ça marche ».
Et quand ça ne marche pas, la réponse n’est pas forcément de changer de méthode.
Parfois, c’est à nous de changer de point de vue.
De prendre du recul.
D’observer le chien qu’on a devant nous.
De comprendre ce que son comportement est en train de nous dire.
Et d’adapter notre approche.
Un chien qui n’y arrive pas ne nous demande pas nécessairement d’être plus coercitifs.
Il nous demande souvent d’être meilleurs dans notre lecture.