26/01/2026
On pense souvent que, pour les éleveurs, la séparation se fait lors de l'adoption, que parce que nous ne vivons plus avec eux, nous serions moins touchés : c’est faux... Quand une portée naît, ce n’est pas qu’un moment de notre vie : c’est un lien qui se crée pour toujours.
Même après leur départ dans leurs familles, nous continuons à les suivre, à prendre de leurs nouvelles, à nous réjouir de leurs progrès, de leurs bêtises, de leur bonheur. Ils grandissent ailleurs, mais ils restent un peu les nôtres. Chaque prénom, chaque visage, chaque histoire est gravée quelque part en nous.
Alors quand l’un d’eux s’éteint, la douleur est bien réelle. Elle est silencieuse, parfois incomprise, mais elle est là. Parce que nous nous souvenons du premier souffle, des nuits sans sommeil, des espoirs que nous avions pour eux. Parce que leur vie comptait, et qu’elle comptait aussi pour nous.
Perdre un chaton, même des années plus t**d, ce n’est jamais “normal”. C’est un deuil. Un rappel brutal que l’élevage n’est pas seulement fait de naissances et de joie, mais aussi de responsabilités émotionnelles que l’on porte toute une vie...
Être éleveur, c’est accepter d’aimer sans condition, même à distance. Et parfois, c’est pleurer en silence ceux qui sont partis trop tôt, en sachant qu’ils ont été aimés dès la première seconde, et jusqu’à la dernière.
Mes pensées sont tournées vers Cloé et Odile, pour la perte de Unah et de Uzy, partis à tout juste deux ans... ✨️
Une énorme pensée toute particulière pour Thalys, qui aura vécu trois ans dans un foyer maltraitant (ce que je n'aurai jamais soupçonné) et qui nous aurait quitté en décembre...