04/10/2017
À tous ceux, enseignants ou cavaliers, qui me demandent ce qui m’intéresse tant dans l’enseignement de l’Équitation adaptée aux personnes en situation de handicap, je souhaiterais simplement répondre ceci :
J’éprouve un grand plaisir à enseigner l’équitation classique, à transmettre mon savoir à de jeunes et moins jeunes cavaliers. Mais cela n’a aucun rapport avec ce que je peux ressentir lorsque j’enseigne cette même équitation, car l’équitation est bien la même, seule la pédagogie diffère, à de jeunes et moins jeunes cavaliers en situation de handicap.
Chaque séance est un « défi pédagogique » car l’enseignant doit constamment adapter sa pédagogie en fonction, non seulement de la (les) personne(s) qu’il a dans son cours, mais, en plus, de son (leur) handicap.
Il s’agit, en mon sens, d’aller bien plus loin dans la pédagogie de l’enseignement de l’équitation. L’enseignant doit, en plus de trouver des solutions aux problèmes inhérents à l’apprentissage de l’équitation, trouver des solutions aux difficultés liées au handicap de chaque cavalier.
C’est bien là ce qui fait la richesse de l’enseignement en Equi-Handi.
Et c’est sans aborder les relations humaines, qui prennent là tout leur sens. Je ne prétends pas que c’est facile tous les jours, bien au contraire. Il y a des moments de doutes sur notre enseignement, notre rapport à l’autre, va-t-on dans le bon sens, n’y a-t-il pas de meilleures méthodes ou approches ? Bien sûr que si ! Et c’est là tout le charme de la remise en question qui nous pousse, non pas vers l’excellence qui est un but ultime que chaque enseignant cherche à atteindre, mais vers l’amélioration de la qualité de notre enseignement et des relations qui peuvent se mettre en place avec chaque individu, chaque cavalier.