22/12/2025
Jour 22 Le pouvoir de l'amour
✨Partie 1 : L’expérience et la conscience
Il y a des expériences qui ne s’expliquent pas tout de suite.
Elles s’impriment d’abord dans le corps, dans le cœur, avant de prendre sens.
Lors de mon cursus de formation, j’ai travaillé dans un élevage canin en pleine transition.
Un élevage qui avait quitté la montagne, les grands espaces, les parcs ouverts…
Pour s’installer dans un lieu plus restreint, provisoire, moins ajusté aux besoins profonds des chiens.
Quand je suis arrivée, l’ambiance était lourde.
Beaucoup de stress chez les adultes.
Et chez les chiots… une mortalité difficile à qualifier tant elle était élevée.
Avec l’éleveuse, nous avons fait tout ce qui était possible et nécessaire.
Amélioration des conditions d’hygiène.
Adaptation des espaces.
Suivi vétérinaire étroit.
Analyses, protocoles, traitements.
Des pathologies graves ont été identifiées.
Il y a eu une amélioration… réelle.
Mais malgré tout, la mortalité restait importante.
J'ai quitté cet élevage à la fin de mon cursus et y suit revenu 2 ans plus t**d pour un remplacement. J'étais donc seule sur le lieux la plus part du temps, et toujours beaucoup de chiots morts.
Je faisais énormément de soins.
Je passais du temps avec eux.
Je les portais, je les veillais, je les accompagnais.
Je travaillais presque tous les jours, très peu de repos, peu d’absences.
Assez longtemps pour voir plusieurs portées évoluer.
Puis un week-end, je me suis absentée.
À mon retour, la moitié de la portée dont je m’occupais n’était plus là.
Sur le moment, on rationalise.
On se dit que certains n’ont pas tenu.
Que parfois, malgré tout, ça arrive.
Quelques semaines plus t**d, je me suis absentée à nouveau.
Cinq jours cette fois.
Les chiots avaient déjà cinq semaines.
Ils avaient traversé l’essentiel des risques.
Quand je suis revenue… ils n’étaient plus là.
Tous partis.
Même l’éleveuse ne comprenait pas.
Sur le ton de la plaisanterie, elle m’a dit :
« Tu ne prends plus de congés. À chaque fois que tu pars, les chiots meurent. »
Et ce jour-là… quelque chose a bougé en moi.
Pas une culpabilité.
Pas une peur.
Mais une prise de conscience.
✨Partie 2 Quand aimer devient un soin en soi
Il y a des moments où comprendre ne suffit plus.
Où les protocoles, les explications, les cadres rationnels atteignent leurs limites.
Ce jour-là, j’ai compris que je n’étais pas seulement en train de soigner des chiots avec des gestes, des médicaments, des soins visibles.
Je faisais bien plus que ça.
Je leur offrais une présence.
Un espace.
Une fréquence.
Je les aimais profondément.
Je les portais, je leur parlais, je les enveloppais d’attention, de douceur, de sécurité.
Je faisais tout pour qu’ils se sentent en vie, aimés, attendus dans ce monde.
Et je suis intimement persuadée aujourd’hui que c’est cet amour-là qui les maintenait debout.
Pas par magie spectaculaire.
Mais par une magie simple, fondamentale, vivante : celle du cœur.
Parfois, on n’a pas besoin de tout comprendre.
On n’a pas besoin de savoir comment.
On a surtout besoin de sentir.
Sentir cet espace intérieur.
Cet endroit en nous où l’on cesse de vouloir réparer, contrôler, sauver…
Et où l’on se met simplement à aimer, pleinement, sincèrement, sans condition.
Cette fréquence de l’amour est une force immense.
Et pourtant, elle est souvent minimisée.
Sous-estimée.
Dévalorisée.
Alors que pour beaucoup de femmes hypersensibles, c’est un don.
Quand cette sensibilité du cœur est reconnue, guidée, incarnée…
Elle devient une médecine.
Une présence qui apaise.
Une vibration qui rééquilibre.
Un soutien invisible mais profondément réel.
C’est dans cette fréquence que des animaux retrouvent l’équilibre, parfois la guérison.
C’est dans cette fréquence que des liens se réparent entre un gardien et son animal.
C’est dans cette fréquence que des êtres se sentent enfin en sécurité pour vivre.
Et si j’aime tant transmettre, aujourd’hui,
ce n’est pas pour enseigner des “pouvoirs”.
C’est pour apprendre à retrouver cette fréquence,
à l’incarner,
à la rayonner,
à la vibrer de tout son être.
Pour que, peut-être,
dans des contextes parfois difficiles,
d’autres petits chiots puissent tenir.
Pour que d’autres animaux puissent retrouver leur axe.
Pour que des humains puissent se reconnecter à leur cœur
et se sentir, eux aussi, plus vivants, plus justes, plus alignés.
Le pouvoir de l’amour n’est pas naïf.
Il est profond.
Il est incarné.
Il est vivant.
Et il commence toujours par un cœur qui ose s’ouvrir.