01/08/2025
Une collègue a partagé un contenu riche de sens. Une façon de voir le chien que je partage pleinement, il faut faire évoluer nos mentalités 💡
On attend d’un chien qu’il soit calme, obéissant, patient, adaptable à tout.
Qu’il accepte le contact, la solitude, la frustration, l’ennui, l’agitation humaine, et bien sûr tous ses congénères. Et les chats. Et qu’il fasse tout cela sans broncher, en toutes circonstances.
Dès qu’il sort de ce cadre, il dérange.
Il est "trop", il est "pas assez", il est "à dresser" ou à redresser.
Mais ce cadre, il faut bien le dire, n’est pas pensé pour lui. Il est pensé pour nous. Pour notre confort, nos habitudes, nos principes, nos règles, notre rythme. Et à l’intérieur de ce cadre, son autonomie est perçue comme une transgression, une mauvaise éducation, un foutu caractère de dominant.
Un chien qui grogne pour demander de la distance.
Un chien qui s’éloigne d’une situation qui le met mal à l’aise.
Un chien qui refuse, qui tire, qui jappe, qui détruit…
Ce n’est pas un chien “mal éduqué” ou têtu.
C’est un chien qui dit quelque chose de ce qu’il aime, de ce dont il a besoin, ou de ce qu’il cherche à éviter.
Au lieu d’observer ce qu’il exprime et d’en tenir compte, on interprète ce qu’on croit voir. Et on “dresse”, on force les apprentissages au pied de biche, bille en tête.
On parle de “bêtise” là où il y a peut-être de la curiosité. Ou une douleur digestive. Ou de l’ennui.
On parle de “provocation” là où il y a de l’émotion. Ou de l’inconfort.
On parle de “dominance” là où il y a un apprentissage inabouti. Ou une relation floue.
Ces interprétations ne sont pas neutres. Elles sont chargées de croyances, de représentations culturelles, de normes éducatives, de réflexes de contrôle. Et elles transforment un être vivant complexe en problème simple à résoudre.
Est-ce que c’est lui qui est à corriger ?
Ou notre regard qui est borné ?
Ce que nous attendons de lui est-il cohérent avec ce qu’il est vraiment, sa nature, ses besoins, ses capacités, ses limites ?
En 2025, on croit encore qu’éduquer son chien, c’est lui apprendre à faire “assis, couché, pas bouger”. Comme c’était la base de tout. Le graal du bon chien.
Comme si l'éducation se construisait sur des ordres ascendants, et non sur une dynamique à 2 voix.
Changer de regard, ce n’est pas une coquetterie. Ce n’est pas une tendance pédagogique ou un mot-clé à la mode. C’est la condition pour éduquer et faire face aux difficultés du quotidien en étant les + efficaces et éthiques possible, et pour construire une relation plus juste, plus fine, plus lucide.
Un chien ne s’éduque pas contre ce qu’il est.
Il s’accompagne, à partir de ce qu’il exprime.
💬 Vous pouvez me dire en commentaire si ce post vous a fait réfléchir.
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☀️ Je suis Charlotte, consultante en comportement canin et félin.
J’accompagne les chiens dits “réactifs”, "agressifs", “explosifs”, “compliqués”…
Mais surtout : des individus qui ont besoin d’être entendus pour évoluer efficacement et sereinement.
📍 Nyons, Valréas, Vaison, et visio.