21/03/2016
Un cheval en défense.
Quand le cheval se retrouve régulièrement dans une situation d'inconfort physique ou moral, il commencera à refuser systématiquement d'exécuter l'exercice demandé. Cela peut-être un cheval qui refuse de partir au galop à une main, un cheval au refus à l'obstacle ou au contraire qui embarque pour se débarrasser au plus vite de cet obstacle, un cheval qui a toujours peur du même passage en extérieur et fait 1/2 tour...
Si on ne connait pas le passé du cheval, qui a pu l'amener à se bloquer, il faut toujours chercher à lui faciliter le travail par un exercice préparatoire, facile à réaliser pour vous comme pour lui.
Le départ au galop qui pose problème peut être aidé, selon votre niveau, par un travail de 2 pistes au pas ou au trot : déplacement des épaules (changement de main en contre-incurvation, puis départ au galop en arrivant sur la piste), déplacement des hanches (hanches en dedans sur la 2e moitié d'une 1/2 volte, départ au galop en arrivant sur la piste), cession à la jambe avec départ au galop en arrivant sur la piste. Vous pouvez également travailler vos départs en extérieur, avec un cheval devant vous, et en faisant vos départs dans une courbe. N'oubliez pas d'encourager votre cheval à chaque réussite de sa part par la récompense (des caresses, et non des tapes ou claques sur l'encolure, et par la voix, avec un "bravo !").
Résoudre les problèmes à l'obstacle peut demander beaucoup de temps, et surtout beaucoup de patience ! Il va falloir parfois tout reprendre de zéro, comme si l'on faisait un débourrage, depuis le passage d'une barre au sol. Cela peut être exécuté de différentes manières, en liberté, à la longe, ou monté. Mais il faut que cela se fasse par le jeu, pour que le cheval reprenne plaisir à sauter, sans qu'il ne sente ni en danger, ni gêné, ni puni. D'où le soin à accorder à la construction de vos séances : dans le calme, des exercices faciles à comprendre et à exécuter, en soignant la cadence par un travail de transitions avant et après le saut, en choisissant des trajectoires fluides, avec un cavalier détendu (qui respire), et à sa place pour le travail monté (qui ne s'accroche pas aux rênes, ni pour une question d'équilibre, ni pour freiner son cheval). Récompensez votre cheval à chaque progrès de sa part, par la réussite de l'exercice, en arrêtant la séance de travail.
En ce qui concerne le lieu de blocage en extérieur, si on ne peut se faire aider d'un cheval "locomotive", il faut jouer sur les notions de confort/inconfort : à l'abord de ce lieu, travailler le cheval sur une figure ou un exercice de dressage un peu contraignant pour lui (un peu d'épaule en dedans par exemple), et au moment où vous voulez passer "là où ça fait très peur !", vous relâchez toute pression au niveau des mains et jambes, afin de rendre ce moment plus agréable/confortable que l'instant précédent, lors de l'exercice de dressage. Vous recommencez cette opération jusqu'à ce que votre cheval comprenne, et passe dans le calme le lieu qui lui faisait peur. Récompensez beaucoup.
Magali.