Gaëlle Petit - Podologue équin - L'écrin de liberté

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10/10/2025

PRÉSERVER LES POSTÉRIEURS : UN ENJEU SOUVENT SOUS-ESTIMÉ 🐎

Lorsqu’on parle de protection des pieds, l’attention se porte majoritairement sur les antérieurs. Ils supportent en effet 2/3 du poids du cheval… mais cela ne reflète que la statique.
👉 En mouvement, la mécanique change : les postérieurs assurent la propulsion et subissent une usure bien plus importante.

Je constate ici en Suisse :
• Qu'en pieds nus, les antérieurs conservent une bonne pousse alors que les postérieurs s’usent plus vite.
• Qu'en ferrage, ce sont souvent les postérieurs qui « poussent » davantage.

Pourtant, en bootsfitting, la demande concerne presque toujours les antérieurs. Cette idée reçue — que les postérieurs seraient « moins sensibles » — est tenace. Mon expérience me montre qu’un cheval protégé uniquement devant reste souvent limité. Protéger les quatre pieds apporte le plus souvent :
• Plus d’amplitude,
• Plus d’allant,
• Un confort visible et immédiat.

Un exemple marquant :
1️⃣ Premier parage : jument peu sollicitée, sans boots.
2️⃣ Après quelques semaines de balades régulières sans protection : forte défense au galop.
3️⃣ Trois semaines après l’utilisation systématique des boots en extérieur : disparition des résistances, nette amélioration des allures.

⚠️ À retenir : l’usure postérieure se concentre souvent sur les talons, pouvant entraîner des angles plantaires négatifs, avec des répercussions jusque dans les jarrets et le dos.

💡 Les postérieurs sont les véritables moteurs du cheval. Ils méritent la même attention que les antérieurs. 🫶🏼

Dans la vie on a 2 options : faire ou lâcher prise...Quand une élève me demande si on doit retirer la sole autour de la ...
02/10/2025

Dans la vie on a 2 options : faire ou lâcher prise...

Quand une élève me demande si on doit retirer la sole autour de la fourchette pour éviter les "cales de sole", je n'ai qu'une seule réponse à donner : "expérimentes et tu verras bien !"

Chaque cheval est unique
Chaque sabot est unique

Si tu retires de la matière qui n'avait pas besoin d'être retirée, tu agis sans savoir que le pied en avait peut être besoin juste pour quelques jours ou quelques semaines.

Si tu la laisse alors qu'elle avait besoin d'être retirée, tu verras que le pied va se modifier, ou que le cheval va être gêné. Et après avoir observé, expérimenté, LA tu peux l'enlever.

Il n'y a pas d'erreur.
Il n'y a pas qu'une seule vérité.

Alors quand tu te retrouves face au sabot de ton cheval tu dois faire un choix : agir ou lâcher prise ?

Personnellement j'ai expérimenté des centaines de fois de laisser faire le pied tout seul quand il s'agit de la sole et cela n'a jamais causé de problème.

Je préfère laisser agir le pied par lui même car en réalité il n'aurait pas vraiment besoin de moi si toutes les conditions environnementales et alimentaires étaient réunis.

Peut-on accepter que nous n'avons pas toujours besoin d'agir et que nous pouvons lâcher prise et laisser faire la nature...?

Peut-on trouver ce juste milieu qui développe la symbiose (def : Association biologique, durable et réciproquement profitable, entre deux organismes vivants.) entre le cheval et son environnement ? entre son corps tout entier et ses sabots ?

Mon expérience personnelle me donne MA vérité.

Ce ne sera peut être pas la tienne.

L'avantage quand tu t'occupes des sabots de ton cheval, c'est que c'est TOI qui agis selon TA vérité

17/08/2025

💥 Toutes les personnes ne respectant pas les avis des autres, seront bannis de la page, le Respect est primordial ici 💥
La Restriction Fourragère chez les Équidés en Surpoids et/ou Atteints du Syndrome Métabolique Équin, une approche résolument contre-Productive.
Le Syndrome Métabolique Équin (SME), caractérisé par l'obésité, la résistance à l'insuline et un risque accru de fourbure, est une affection croissante chez les équidés, notamment les races rustiques prédisposées à stocker efficacement les calories.
Bien que la restriction calorique soit souvent conseillée, priver sévèrement les chevaux de fourrage est contre-productif et dangereux, allant à l'encontre de leurs besoins physiologiques fondamentaux.
Cet article explore pourquoi cette pratique est inefficace et délétère, et propose une approche nutritionnelle scientifique.
Impacts Contre-Productifs de la Restriction Forragère :
Le système digestif du cheval est conçu pour une ingestion continue de fourrage (15-16 heures par jour), une restriction, même brève, peut entraîner des conséquences graves, en engendrant une réponse de famine et un stress métabolique.
L'organisme perçoit la restriction comme une menace, ralentit son métabolisme et stocke plus efficacement les graisses, rendant la perte de poids difficile, tandis que le stress chronique induit par la faim peut perturber les hormones, augmentant la production de glucose et l'insuline, ce qui aggrave la résistance à l'insuline.
Une perte de poids observée sous restriction est souvent due à une perte de masse musculaire plutôt qu'à une réduction de la masse grasse.
Risque d'hyperlipémie, un jeûne prolongé peut provoquer une hyperlipidémie (taux élevés de graisses dans le sang), qui peut évoluer en hyperlipémie, une maladie grave et potentiellement fatale, surtout chez les poneys et ânes prédisposés.
Compromission de la santé digestive, l'estomac du cheval sécrète de l'acide en continu sans la mastication constante du fourrage qui stimule la production de salive (tampon acide), le risque d'ulcères gastriques augmente rapidement.
Un manque de fibres peut aussi affaiblir les muscles intestinaux et augmenter le risque de coliques.
L'Impact Crucial des Carences en Vitamines et Minéraux et le Soutien Orthomoléculaire :
Les fourrages, bien que fondamentaux, sont souvent déficients en micronutriments essentiels, une tendance accentuée par les pratiques agricoles récentes et le dérèglement climatique.
Ces carences ont un impact direct sur le métabolisme et la sensibilité à l'insuline, le magnésium est vital pour la sensibilité et l'action de l'insuline, le zinc et le cuivre sont des antioxydants cruciaux pour la fonction immunitaire et la santé des tissus, et leur carence est très répandue dans les foins, le sélénium est essentiel pour la protection antioxydante et la fonction thyroïdienne, le manganèse est un coenzyme important pour les tissus conjonctifs et le métabolisme.
Le rôle essentiel des acides gras Oméga-3, les Oméga-3 sont de puissants anti-inflammatoires qui modulent la réponse inflammatoire et soutiennent le métabolisme des glucides et des lipides, un déséquilibre Oméga-6/Oméga-3 peut favoriser l'inflammation chronique associée au SME.
La supplémentation en Oméga-3, notamment les formes EPA et DHA, peut améliorer la sensibilité à l'insuline et réduire l'inflammation.
Approche orthomoléculaire, cette approche vise à optimiser la santé en fournissant des concentrations idéales de nutriments naturellement présents dans le corps, y compris des composés bioactifs d'origine végétale (phytonutriments).
Ces substances, par leurs propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, peuvent moduler le métabolisme et soutenir l'efficacité de l'insuline.
Pour une approche personnalisée, il est fortement recommandé de consulter un nutritionniste ou micro-nutritionniste spécialisé en approche orthomoléculaire équine.
L'Impact du Changement Climatique et des Fluctuations Thermiques sur la Qualité des Fourrages et la Santé Équine :
Le changement climatique, avec l'augmentation des températures, les canicules, les sécheresses, les épisodes pluvieux extrêmes et les tempêtes, a des répercussions directes et croissantes sur la qualité des fourrages et, par extension, sur la santé des équidés.
Le cheval possède des mécanismes de thermorégulation (transpiration, vasodilatation/vasoconstriction, rythme respiratoire) pour maintenir sa température corporelle stable (idéalement entre 37,5°C et 38,5°C), cependant, ces systèmes peuvent être dépassés par des conditions extrêmes ou des fluctuations rapides, entraînant un stress physiologique important.
Impact des températures extrêmes, les chaleurs et canicules au-delà de 25°C va engendrer une souffrance, même au repos.
Lors d'efforts intenses ou par temps chaud et humide, la thermorégulation peut échouer, menant au stress thermique (température rectale élevée, respiration rapide, déshydratation, faiblesse musculaire) ou au coup de chaleur (température > 41°C, lésions organiques permanentes, voire mort).
Les chevaux en surpoids sont particulièrement vulnérables, la transpiration excessive entraîne une perte d'électrolytes et de sels minéraux, pouvant causer fatigue, crampes et perte de masse musculaire si non compensée.
Froid et gel : Les températures froides, surtout combinées à l'humidité, au vent ou à l'immobilité, augmentent la dépense énergétique du cheval pour maintenir sa chaleur corporelle, cela peut affaiblir le système immunitaire, rendant le cheval plus sensible aux virus respiratoires et aux bactéries.
Les jours ensoleillés suivis de nuits froides ou les périodes de gel peuvent également entraîner une accumulation de sucres solubles (sucrose et fructanes) dans les graminées, agissant comme cryoprotecteurs pour la plante mais représentant un risque élevé de fourbure pour les chevaux métaboliques.
Les périodes de sécheresse intenses forcent l'herbe à entrer en dormance estivale, ce stress hydrique modifie profondément sa composition, les valeurs nutritives chutent, les sucres s'accumulent dans les parties basses des tiges et les racines, les feuilles se lignifient (devenant moins digestibles), et l'apport en vitamines et oligo-éléments devient quasi nul.
Le fourrage ainsi produit se rapproche d'un "mauvais foin" et peut rendre l'approvisionnement en foin de qualité problématique. Conséquences pour les équidés, ces variations imprévisibles de la qualité et de la composition des fourrages, combinées aux stress thermiques directs, rendent la gestion des chevaux atteints de SME particulièrement complexe.
Les niveaux de sucre fluctuants augmentent le risque de fourbure, tandis que la diminution des apports en micronutriments exacerbe les carences déjà fréquentes, compromettant davantage la santé métabolique et la capacité de l'organisme à gérer l'insuline et l'inflammation.
Traitements de l'Insulino-Résistance quel pertinence en Cas de Carences.
Les traitements médicamenteux (comme la metformine) peuvent aider à gérer la dysrégulation de l'insuline, cependant, leur efficacité est compromise si les carences nutritionnelles sous-jacentes ne sont pas corrigées.
Le corps ne peut pas utiliser correctement l'insuline si les micronutriments essentiels à son action cellulaire sont absents.
Une approche holistique, combinant une alimentation équilibrée et une supplémentation ciblée, est fondamentale pour une amélioration durable de la santé métabolique.
Recommandations pour une Gestion efficace du SME repose sur une approche intégrée.
- Fourrage géré : Fournir du foin à faible teneur en glucides non structuraux (HCNS) en continu, via des filets à foin ou en le trempant pour réduire les sucres.
L'analyse du foin est cruciale pour adapter la ration.
- Supplémentation ciblée : Utiliser un Complément Minéral Vitaminé (CMV) complet et adapté pour corriger les carences (magnésium, zinc, cuivre, sélénium, etc.) et équilibrer les ratios minéraux (Ca/P, Cu/Zn).
- Intégrer des nutriments fonctionnels et des Oméga-3 pour un soutien orthomoléculaire.
- Exercice régulier, l'activité physique brûle des calories et améliore la sensibilité à l'insuline.
- Suivi vétérinaire, une surveillance régulièrement de l'état corporel et des analyses sanguines pour ajuster la gestion.
*** Conclusion.
La restriction alimentaire chez les équidés en surpoids ou atteints de SME est une pratique contre-productive qui exacerbe les problèmes métaboliques et de santé.
Une approche nutritionnelle équilibrée et scientifiquement adaptée, axée sur un apport continu de fourrage de qualité, une supplémentation ciblée en vitamines, minéraux, Oméga-3 et nutriments fonctionnels (idéalement sous la supervision d'un spécialiste en micro-nutrition équine), combinée à un exercice régulier, est la clé pour gérer efficacement le SME, prévenir la fourbure et améliorer durablement le bien-être de ces chevaux.

Nous les humains nous aimons bien tout contrôler. Nous aimons intervenir pour être sûr que tout se passe bien et vite.  ...
31/07/2025

Nous les humains nous aimons bien tout contrôler.
Nous aimons intervenir pour être sûr que tout se passe bien et vite.

Quand on apprend à parer on apprend quoi couper et pourquoi. Mais on apprend aussi à ne pas intervenir.

Bien souvent nous oublions que les processus naturels sont un peu "lents" pour notre mental contrôlant et habitué au stress de la montre ⏰

Si l'on sait patienter et que nous mettons tout en œuvre dans l'environnement extérieur, des choses merveilleuses peuvent se produire... ✨

Encore faut-il savoir ou regarder... 😜

L'art de parer ne réside pas tant dans la maitrise des outils, la rapidité ou la connaissance des structures.L'art de pa...
20/07/2025

L'art de parer ne réside pas tant dans la maitrise des outils, la rapidité ou la connaissance des structures.

L'art de parer réside dans l'observation et l'écoute.

J'aime tellement ses mots 🙏🙏
15/06/2025

J'aime tellement ses mots 🙏🙏

Like it or not, this is what a naturally shaped, fully functional hoof looks like. It doesn’t fall into a category of trim mechanics other than those that would simulate natural wear.

This hoof is self trimmed by horse in Spain. A domestic horse to be precise. The bars are not flattened out and the frog exfoliates naturally without being concerned with anything ‘pinching’.

This hoof is rockhard, making it about as flexible as a doornail. Its sole is concave as a whole, but with plenty of flat spots and the medial toe wall stands out ever so subtle due to increased, natural pressure in that area.

Perfectly imperfect, if you ask me.

The question is, can we see it for what it is, or do we want to try fix what ain’t broke?!

14/06/2025

🌾 Herbe, sucres et pâturage : Et si on arrêtait les raccourcis ? 🐴

Quand on parle de sucre dans l’herbe, on touche un sujet aussi vaste que complexe, beaucoup trop souvent réduit à des affirmations simplistes (merci les réseaux sociaux 🫠😉) :

➡️ Herbe courte = plus sucrée

➡️ Dès qu’il y a des épis = c’est pauvre

➡️ Plus l’herbe est haute, moins elle est riche...

Malheureusement, c'est loin d'être aussi simple (et oui, c'est un métier !). Alors, aujourd'hui, on "débroussaille" un peu tout ça 👇

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🍭 1. "Herbe riche", ok… mais en quoi ?

Ce qu’on appelle une herbe "riche" fait généralement référence à sa valeur énergétique, exprimée en UFC (unités fourragères cheval).

Cette énergie vient :

🔹 Des sucres solubles (ou, plutôt, glucides "non structuraux" par opposition aux fibres composées par les parois cellulaires)

🔹 Mais aussi (et surtout) des fibres fermentescibles

🔹 Et de la digestibilité globale de ces fibres !

​🗨️🧐👉 Donc non, une herbe riche en énergie n’est pas forcément très sucrée. Et inversement !

➡️ Énergie et teneur en sucres sont deux choses différentes, même si elles se croisent.

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🔍 2. Tous les sucres ne se valent pas !

Parlons maintenant des sucres solubles. On les regroupe souvent sous une seule étiquette… mais il y a plusieurs types de molécules concernées :

🔹 Les sucres simples (glucose, fructose, saccharose), digérés dans l’intestin grêle, responsables des pics glycémiques et d'hyperinsulinémie.

🔹 Les fructanes, molécules plus complexes peu digestibles en amont du système digestif, qui sont rapidement fermentées dans le gros intestin.

Ces fructanes sont peu liés à la réponse glycémique, mais ils peuvent (théoriquement) :

* Modifier le pH intestinal

* Dérégler le microbiote (dysbiose)

* Et potentiellement conduire au relargage de toxines qui pourraient jouer un rôle dans le déclanchement de certaines fourbures.

🗨️🧐👉 Conclusion : quand on parle de « sucres », il faut savoir de quoi on parle.

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🌾 3. Hauteur ou stade végétatif ? Une distinction capitale !

Il est trompeur de vouloir juger la qualité d’une herbe uniquement à sa hauteur.

👉 Parce que ce qui compte vraiment, c’est son stade physiologique.

Une plante peut être :

🔹 Courte, mais en pleine repousse (et donc pauvre en sucres)

🔹 Haute, mais encore jeune dans son développement (et riche en sucres)

Et inversement.

🗨️🧐 Et d’ailleurs, à partir de quand c’est "court" ou "haut" ? 10 cm ? 20 cm ? 40 ? ...

On n’a aucune norme claire ! La hauteur est un repère très subjectif, souvent influencé par l’œil du propriétaire, pas par une vraie évaluation agronomique. On sait que certains sucres de réserve vont être stockés à la base de la plantes (donc dans les trois premiers centimètres), zone généralement peu accessible par les chevaux.

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🌾 4. Herbe courte ≠ herbe surpâturée !

Une herbe courte peut :

🔹 Être en repousse active (suite à une coupe ou un pâturage tournant bien géré)

🔹 Être surpâturée ou, plutôt, poussant lentement, "stressée" par manque d'eau, de nutriments, etc.

Ce sont deux réalités très différentes, avec des effets opposés sur les sucres :

➡️ L’herbe en repousse consomme ses réserves

➡️ L’herbe surpâturée accumule (car elle ne pousse plus bien)

➡️ L’herbe verte et feuillue, même "haute" = photosynthèse active = taux de sucre qui grimpe !

Donc, herbe courte ≠ herbe riche en sucres. C’est une question de dynamique, pas de hauteur...

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🌾🌿 5. La botanique, ça compte (beaucoup) !

Dans une prairie naturelle, on peut retrouver en moyenne entre 30 et jusqu'à plus de 60 espèces végétales :

🔹 Elles ne poussent pas au même rythme

🔹 Ne répondent pas pareil aux stress ou à la météo

🔹 N'ont pas les mêmes capacités de synthèse et stockage des sucres

Et, bien entendu, nos chevaux vont, eux, trier les plantes, les feuilles, qui les intéressent...

➡️ Ce n’est donc pas "l’herbe" qui est sucrée, mais certaines plantes, à certains moments, dans certaines conditions.

➡️ Et penser que la présence d'épis signifie que le couvert est pauvre en sucres est aussi une erreur !

👉 À titre d’exemple : apercevoir les premiers épis de vulpin ne veut pas dire que tout le couvert est mature. Le vulpin est une graminée très précoce ( = qui pousse tôt au printemps) : à ce moment-là, d’autres plantes sont encore au stade jeune, donc possiblement très sucrées !

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🐴 6. Comportement alimentaire du cheval : facteur clé !

Le cheval ne mange pas de manière homogène. Il trie, sélectionne, broute certaines espèces, certaines zones, certains stades.

Son comportement est influencé par :

🔹 La richesse spécifique de la prairie

🔹 La structure du couvert végétal

🔹 Son propre historique alimentaire

🔹 Et parfois... son humeur du jour.

Il peut ainsi concentrer sa prise alimentaire sur des plantes riches en sucres, même dans un environnement globalement "pauvre".

⚠️👉 Ce qu’on voit dans la prairie n’est pas toujours ce que le cheval choisit d’ingérer !

⚠️👉 La quantité totale disponible est évidemment un autre point à considérer : une végétation riche accompagnée d'une biomasse faible est parfois souhaitable à une végétation pauvre mais très abondante !

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🔁 7. Le type de pâturage change tout !

Le mode de pâturage influe à la fois :

🌾 Sur la flore présente

🌾 Et sur l’évolution quotidienne des teneurs en sucres

Par exemple :

🔹 Le pâturage tournant induit souvent une reprise rapide de croissance → herbe jeune → potentiellement plus sucrée.

🔹 Le pâturage continu, surtout si modérément intensif, peut contribuer à maintenir des niveaux plus faibles en sucres (moins de réserves, moins de pics de croissance).

🔹 Des études ont même montré que le moment de la journée où le pic de sucres survient peut différer selon le type de gestion du pâturage.

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🐎 8. Chaque cheval est un cas particulier ...

Tous les chevaux ne réagissent pas pareil :

👉 Certains sont très sensibles aux sucres → ils déclenchent une fourbure pour un rien

👉 D’autres les tolèrent mieux

Et il faut aussi considérer :

🔹 Leur comportement de pâturage (tri et quantités totales ingérées !)

🔹 Leur besoin énergétique réel (lié à leur niveau d'activité, leur métabolisme, état physiologique, etc.)

🗨️🧐👉 Adapter la gestion du pâturage, c’est aussi bien connaître son cheval !

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☀️ 9. Météo et santé du sol ... = Les vrais paramètres qui influencent le taux de sucres !

Finalement, ce sont surtout les facteurs pédoclimatiques qui pilotent les teneurs en sucres :

🔹 Températures (diurne et nocturnes !) 🌡️

🔹 Ensoleillement ☀️

🔹 Précipitations 🌧️

🔹 Niveau de fertilité et structure du sol 🌱

La même herbe, sur deux sols ou dans deux climats différents, n’aura parfois rien à voir en termes de valeurs alimentaires ...

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🗨️🧐👉 En conclusion : stop aux raccourcis !

Non, on ne peut pas déterminer la dangerosité d’une herbe à l’œil, ni simplement en mesurant sa hauteur.

❌ Ce n’est pas : courte = sucrée
❌ Ce n’est pas : épiée = pauvre
❌ Ce n’est pas : prairie naturelle = "safe"

C’est un jeu complexe entre :

🔹 Les types de sucres

🔹 Les espèces végétales

🔹 Le mode de gestion

🔹 Les facteurs climatiques

Et les besoins individuels de chaque cheval

➡️ Alors on observe, on analyse, on s’adapte.

Et parfois, un petit paddock pauvre + foin sous filet, ça vaut mieux pour certains chevaux qu’un beau champ "fleuri" ...

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💚 Vous souhaitez vous former à ces thématiques, pour la santé de vos chevaux, afin de comprendre les vrais enjeux, sans raccourcis erronés ni complexité inutile ?

👉 Ne manquez pas la nouvelle et cinquième édition de notre formation longue destinées aux éleveurs, gérants de structures et particuliers passionnés (début juillet).

💚 Vous souhaitez aller encore plus loin et vous former professionnellement au conseil en gestion de prairie pour chevaux ?

👉 Alors, saisissez une occasion unique et certifiante en rejoignant notre programme pro sur 2 ans ! (démarrage cet été, plus d'info par MP).

💙 Et nous sommes bien entendu toujours disponible pour vous accompagner lors de visites ou de conseils à distance ! 😉

A très bientôt,
Delphine & Arnaud

Il reste 3 places !L’Écrin de Jaspe
18/05/2025

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