The dog Experience

The dog Experience Bienvenue chez "The Dog Experience" ! Donner un cadre sans contrainte et cultiver la confiance pour une vie sereine.

Pour comprendre, éduquer et solutionner les problèmes de comportement du duo Chien/Humain dans le respect et la bienveillance.

Il y a quelques jours, je suis allée chez le coiffeur… et j'ai assisté à une jolie démonstration de ce qu'on appelle la ...
26/08/2026

Il y a quelques jours, je suis allée chez le coiffeur… et j'ai assisté à une jolie démonstration de ce qu'on appelle la contagion émotionnelle.
En arrivant, on me prévient qu'il y aura un peu de re**rd. Aucun problème, ce n'est pas habituel et ça arrive. En écoutant les conversations, je comprends rapidement pourquoi : les premières clientes sont arrivées en re**rd et tout le planning s'est progressivement décalé.

Une dame âgée est là pour sa mise en plis habituelle. Et elle, ce petit bouleversement de son quotidien, elle ne le vit vraiment pas bien. Dès que la coiffeuse profite de son temps sous le casque pour s'occuper de quelqu'un d'autre, elle râle. Elle répète qu'elle était là avant, qu'elle se fiche que les clientes précédentes aient été en re**rd, qu'elle ne trouve pas normal que la coiffeuse me coupe les cheveux pendant qu'elle attend…
La coiffeuse, très professionnelle, prend sur elle. Elle reste aimable, explique, rassure, tente de rattraper son re**rd. Franchement, je lui tire mon chapeau. À côté, une autre cliente et moi attendons tranquillement. Personne d'autre ne râle, personne ne semble particulièrement pressé. Et pourtant, progressivement, l'ambiance devient lourde, pesante. La tension de cette dame finit par prendre toute la place. À laquelle s'ajoute la gêne de voir la coiffeuse se faire réprimander devant tout le monde.

Voilà une situation très banale qui permet pourtant d'illustrer quelque chose de passionnant : la contagion émotionnelle.
Nos états émotionnels, même s'ils nous sont propres, ne restent pas enfermés en nous. Ils s'échappent. Nous percevons en permanence la voix, les expressions, la posture, les mouvements, le rythme de l'autre… et notre propre état émotionnel s'ajuste à ces perceptions.
Cette contagion émotionnelle s'exerce aussi avec nos chiens...et surement de façon plus intense encore.

Les chiens vivent à nos côtés et sont particulièrement attentifs à nous. Ils observent nos mouvements, nos comportements, nos expressions. Ils entendent les changements dans notre voix, sentent les modifications de nos odeurs...
Une étude publiée en 2019 a retrouvé une synchronisation à long terme des concentrations de cortisol dans les poils des chiens et les cheveux de leurs humaines. D'autres travaux ont observé une synchronisation physiologique à plus court terme, notamment au niveau de la variabilité de la fréquence cardiaque.

On pourrait alors faire un raccourci et dire : "Votre chien est stressé parce que vous l'êtes."
Mais ce serait un peu trop facile et réducteur.
Cette relation n'est pas à sens unique. Qui influence l'autre ?
Vivre avec un chien sensible, réactif, peureux ou imprévisible peut aussi devenir extrêmement éprouvant pour son humain. Des études ont d'ailleurs retrouvé des associations entre certaines difficultés comportementales du chien et le bien-être de son propriétaire.

Imaginez des mois, parfois des années, à anticiper ce qui pourrait arriver pendant chaque sortie. Est-ce qu'un chien va surgir au coin de la rue ? Est-ce qu'il va réagir ? Est-ce que je vais réussir à gérer ?
Alors on devient des vigies du quotidien. On regarde derrière soi. On change de trottoir. On évite certains horaires. On renonce parfois à certains endroits. On raccourcit la longe lorsqu'on aperçoit quelque chose au loin. Notre corps se tend, notre respiration s'accélère, on presse parfois le pas sans même s'en rendre compte. On se prépare à gérer une situation qui n'existe pas encore.
Prévoir peut être rassurant… mais anticiper en permanence peut aussi devenir anxiogène.

Un cercle peut alors s'installer. Le chien rencontre des difficultés, son humain devient plus vigilant, son comportement et son état émotionnel changent. Le chien perçoit certains de ces changements, cela peut influencer à son tour son propre état ou son comportement, et l'humain anticipe encore davantage la prochaine situation.
Alors, qui a commencé ?
Finalement, ce n'est peut-être même pas la question la plus intéressante.
Ce qui compte, c'est comment on redonne de la sécurité aux deux parties du duo.

Parce que dire à quelqu'un : « Détendez-vous » ne l'aide absolument pas. Au contraire. On vient juste d'ajouter une charge supplémentaire dans une charrette allostatique déjà bien remplie…
On ne choisit pas de ne plus être anxieux. On ne décide pas de relâcher un corps qui a appris, parfois depuis des mois, à anticiper ce qui pourrait arriver.
C'est aussi pour cela qu'accompagner un chien sensible ou réactif ne devrait pas toujours consister uniquement à travailler sur le chien. Il faut parfois prendre soin de l'humain qui se trouve au bout de la longe. L'aider à comprendre ce qui se passe, lui donner des stratégies, le mettre en situation de réussite pour lui permettre de reprendre confiance en son chien, mais aussi en lui-même. Mais aussi encourager et mettre en lumière tous les progrès que parfois il n'est plus capable de voir.

Et puis, parfois, on peut aussi faire le chemin dans l'autre sens.
Notre chien est plus tendu depuis quelques jours. Plus irritable. Plus vigilant. Il réagit davantage alors que, franchement, on ne comprend pas vraiment pourquoi. Bien sûr, on va chercher ce qui a pu changer pour lui : son environnement, son sommeil, ses expériences récentes, une éventuelle douleur, ses rencontres, son niveau de fatigue…
Mais on peut aussi, parmi toutes ces hypothèses, jeter un petit coup d'œil de notre côté de la longe.

Et moi, comment je vais en ce moment ?
Comment s'est passée ma semaine ? Est-ce que je cours depuis lundi ? Est-ce que je dors suffisamment ? Est-ce que j'ai mille choses à gérer ? Est-ce que je suis préoccupé par le travail, la famille, les rendez-vous, les factures, les obligations ? Est-ce que, tout simplement, je suis au bout de ma propre charrette ?
Parce que parfois, une petite partie de la réponse peut aussi se cacher en nous.
Et ce n'est pas grave.
Cela ne signifie pas que nous avons « rendu notre chien anxieux ». Cela ne signifie pas que nous avons mal fait. On ne peut pas être toujours serein et disponible, même lorsque nous vivons avec un chien sensible.

Nous aussi, nous sommes des êtres vivants. Nous avons des émotions, des périodes plus faciles et d'autres beaucoup moins. Nous sommes réels, immergés dans un monde qui bouge trop vite et notre sensibilité à ce monde n'est pas un défaut.
Nos chiens vivent avec nous, dans ce monde.
Avec les semaines trop chargées, les nuits trop courtes, les contrariétés, les imprévus, les enfants, le boulot, les soucis, les périodes où l'on court partout et celles où notre cerveau continue à courir alors que nous nous sommes enfin assis... ou couchés !

Alors plutôt que de transformer cette possibilité en une nouvelle raison de culpabiliser, on peut peut-être la considérer comme une information. Une petite alerte pour nous-même.
Tiens, mon chien semble particulièrement tendu cette semaine… Et moi, comment je vais ?
Peut-être que cela n'a absolument rien à voir. Peut-être que lui aussi traverse quelque chose et que la réponse est ailleurs. Mais peut-être aussi que cette simple question nous permettra de réaliser que cela fait trois semaines que nous tirons sur la corde.
Et dans ce cas, la réponse n'est certainement pas de culpabiliser davantage, mais de réaliser qu'il est peut-être temps de prendre soin de soi aussi.

Parce qu'on parle énormément de prendre soin de nos chiens. De respecter leurs besoins, leurs émotions, leurs limites, leur rythme. Mais pour pouvoir prendre soin de l'autre sur la durée, il faut aussi prendre soin de soi.
Et ce n'est ni égoïste, ni secondaire.
Parfois, prendre soin du duo, c'est aussi renoncer à "travailler" son chien dans le cadre d'une rééducation pendant quelques jours... Choisir aujourd'hui la promenade facile plutôt que celle qui nous demandera d'être en hypervigilance pendant une heure. Demander de l'aide. Déléguer ce qui peut l'être. Dormir. Souffler. Faire quelque chose pour soi. Ou simplement reconnaître que cette semaine, c'est trop. Faire une pause, ce n'est pas renoncer. C'est attendre de retrouver de l'élan et la capacité à avancer par la suite.
Notre état émotionnel ne doit pas devenir une nouvelle chose à contrôler pour le bien de notre chien. Il peut simplement devenir quelque chose que l'on apprend à écouter avec autant de bienveillance que l'on essaie d'écouter les émotions de nos chiens.
Parce que les émotions circulent entre nous.

La peur, la tension ou l'agacement peuvent parfois se propager. Mais la sécurité, la confiance et l'apaisement peuvent aussi se construire à deux.
Alors parfois, lorsque quelque chose change chez notre chien, regardons ce qui se passe autour de lui.
Mais n'oublions pas de regarder aussi ce qui se passe en nous.
Peut-être qu'il est simplement temps de prendre soin de l'autre côté de la longe.

Merci beaucoup pour ce premier retour qui me touche beaucoup ❤️
24/08/2026

Merci beaucoup pour ce premier retour qui me touche beaucoup ❤️

Dernier jour pour précommander Je rencontre enfin mon chien.Et avant que les précommandes ne se terminent, je tenais sim...
21/08/2026

Dernier jour pour précommander Je rencontre enfin mon chien.
Et avant que les précommandes ne se terminent, je tenais simplement à vous remercier pour l'accueil que vous lui avez réservé.

Écrire ce livre a pris beaucoup de temps. Ça m'a demandé beaucoup de travail et valu quelques cheveux blancs supplémentaires. Je ne connaissais rien à l'édition, je ne savais pas faire une mise en page… Il a fallu apprendre, recommencer, modifier, parfois revoir complètement ma copie.
Et finalement, ce n'était peut-être pas le plus difficile.

Le plus difficile, c'était de vous le montrer.
D'abord de le confier à Corinne, dont l'enseignement a énormément compté dans mon parcours et a forcément nourri une partie de la réflexion que je développe dans ces pages. Son regard était important pour moi. Et je suis très touchée qu'elle ait réalisé la préface.

Puis il a fallu vous le présenter.
Parce qu'à partir de ce moment-là, ce livre ne m'appartenait déjà plus tout à fait. Il ne restait plus tranquillement caché dans mon ordinateur. Je mettais entre vos mains des mois de travail, mais aussi une certaine vision du chien, de notre relation avec lui et de la manière dont nous pouvons essayer de mieux le comprendre.
Et forcément, se montrer, c'est aussi accepter de s'exposer au regard des autres.

J'espérais que ce livre vous donnerait envie. Mais surtout, j'espérais qu'il pourrait vous apporter quelque chose.
Alors je dois reconnaître que vous avez complètement dépassé mes prévisions. Les précommandes ont tellement bien fonctionné qu'il ne me reste aujourd'hui qu'un stock très limité. Les ventes vont donc faire une petite pause pendant une quinzaine de jours, le temps que les prochains exemplaires arrivent.

Rendez-vous le 4 septembre pour la sortie officielle sur le site.
J'ai également décidé d'avancer sa disponibilité sur Amazon au 1er octobre. Plusieurs personnes vivant à l'étranger m'ont contactée et, pour elles, Amazon simplifiera considérablement l'expédition.

Mais avant tout ça, il va se passer quelque chose d'encore plus important pour moi : les premiers livres vont arriver chez vous.
Et j'ai terriblement hâte d'avoir vos retours. De savoir ce que vous en avez pensé, ce qui vous a parlé, ce qui vous a questionné et, surtout, s'il vous a permis de regarder votre chien un peu différemment.
Jusqu'ici, ce livre était entre mes mains.
Maintenant, il arrive dans les vôtres.
Et quelque part, c'est vous qui allez décider de la suite de son histoire.

19/08/2026

Parfois les petits bonheurs, c'est juste des cartons qui arrivent...
Voilà les premiers. Les prochains suivent...

L'écrire ce livre, ce n'était pas le plus difficile... En parler, le partager c'est une autre paire de manche...
Merci de votre soutien ❤️
Expédition à partir de vendredi... J'ai hâte d'avoir vos retours ❤️

Un petit partage pour cette jolie pochette à friandises de chez Timanoé, pour des balades pratiques et jolies !J'aime be...
18/08/2026

Un petit partage pour cette jolie pochette à friandises de chez Timanoé, pour des balades pratiques et jolies !
J'aime beaucoup !

🐾 Le petit sac qui pense à tout ! 🐾

Pour les balades, les séances d’éducation canine ou les sorties avec votre compagnon à quatre pattes 🐶💙

✨ Une poche avant pour garder les friandises à portée de main
✨ Une poche arrière spécialement prévue pour les sacs à crottes
✨ Une poche zippée pour vos affaires personnelles : téléphone, clés…
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✨ Une sangle réglable pour le porter facilement en bandoulière et garder les mains libres

Pratique, fonctionnel et entièrement confectionné avec soin à l’atelier Timanoé couture 🧵🐾

Les dates se précisent !Les précommandes de "Je rencontre enfin mon chien" resteront ouvertes jusqu'au 22 août. Ensuite,...
15/08/2026

Les dates se précisent !

Les précommandes de "Je rencontre enfin mon chien" resteront ouvertes jusqu'au 22 août.

Ensuite, il sera temps pour moi de préparer vos livres, vos dédicaces (si vous avez oublié de les préciser avec vos commandes, vous pouvez toujours envoyer un petit message ;-) ) , vos petits colis… et de les laisser prendre le chemin de vos boîtes aux lettres.

La sortie officielle aura lieu le 4 septembre chez The Dog Experience.
Et pour celles et ceux qui préfèrent passer par Amazon, il faudra patienter encore un peu : le livre y sera disponible à partir du 10 octobre.

En attendant, vous êtes nombreux à l'avoir précommandé alors que je n'ai même pas encore reçu les cartons.
J'avoue que j'ai encore un peu de mal à le réaliser et que je vous en suis très reconnaissante !

-289 pages
-Neurosciences, éthologie et comportement canin rendus accessibles à tous.
-25 €

12/08/2026

Je vous avais montré la couverture.... Voilà l'intérieur.
Le premier exemplaire, en guise de dernière vérification, est arrivé. Les premiers exemplaires sont désormais commandés. Les précommandes seront expédiées en priorité, avant la sortie officielle.
Je tenais à la couleur dans ce livre mais aussi aux illustrations... J'espère qu'il vous aidera à mieux comprendre votre chien.
C'est le coeur battant que je l'ai découvert hier. Merci de votre confiance ❤️

11/08/2026

Balade à la fraîche, à son rythme...
La laisser explorer, s'arrêter avec elle...
Prendre le temps.
Profiter.

Je juge mes clients. Vous allez me dire mais pourtant tu promets un accompagnement sans jugement...  Ce n'est pas tout à...
10/08/2026

Je juge mes clients.
Vous allez me dire mais pourtant tu promets un accompagnement sans jugement... Ce n'est pas tout à fait vrai. Croire que nous pouvons être totalement exempts de jugements et de biais est probablement une illusion.

Parce que notre cerveau évalue en permanence. Le cerveau a besoin d'interpréter, comparer à ce qu'il connait déjà, donner du sens à une situation. Cela se fait sans même que nous ayons eu le temps de réfléchir. Ce sont nos expériences et notre vécu qui influencent ce premier jugement. Le cerveau cherche ainsi à donner rapidement du sens à la situation pour pouvoir s'y adapter.
Mon cerveau juge. Mais je peux essayer de dépasser cette première impression parce qu'elle m'appartient. Elle n'existe qu'à travers mon propre prisme, ma propre perception. Elle n'est pas nécessairement la réalité de la personne qui se trouve devant moi.

Prendre conscience de cela est beaucoup plus intéressant que de prétendre ne jamais juger. Je ne peux pas empêcher mon cerveau de produire une première interprétation. En revanche, je peux choisir ce que j'en fais. Je peux la considérer comme une hypothèse plutôt que comme une vérité.
Si je me repose uniquement sur mon impression première, sur ce besoin qu'a mon cerveau d'évaluer et de juger rapidement une situation, je pourrais m'arrêter à : "Cette personne est anxieuse et incapable de sécuriser son chien." Et en rester là et lui faire la morale sur le besoin de se calmer.
Mais si j'ai compris que ce premier jugement de valeur n'est pas un fait, alors je peux commencer à regarder réellement ce qui se passe. À m'intéresser non seulement à la personne que j'ai devant moi, mais aussi au contexte, à son histoire...
Et comprendre, par exemple, que cette personne a vécu des événements difficiles et qu'aujourd'hui elle ne PEUT pas simplement "se détendre". Ce n'est pas une consigne qui va effacer ce qu'elle ressent, bien au contraire. Les injonctions sont rarement des solutions.
Alors je peux faire autrement. Je peux aménager mes séances pour aller à son rythme et à celui du chien, créer suffisamment de sécurité pour qu'elle puisse essayer sans être mise en difficulté, construire un lien de confiance, encourager les petits pas. Mettre en place un filet de sécurité lorsqu'elle en a besoin et le retirer lorsqu'il devient inutile.

Mon premier jugement n'aurait rien permis de tout cela.
Face à une personne qui n'a plus confiance en son chien, mon cerveau pourrait aussi me souffler : "Ça ne marchera jamais."
Je peux mettre cette idée de côté et regarder la situation autrement.
La confiance n'a peut-être pas besoin d'exister aujourd'hui pour pouvoir exister demain. Celle du chien envers son humain peut avancer d'un côté pendant que celle de l'humain envers son chien avance de l'autre. Deux chemins qui ne progressent pas forcément à la même vitesse mais que l'on peut accompagner pour qu'ils finissent par se rejoindre.

Je ne suis pas psychologue. Mon rôle n'est pas de prendre en charge la psyché de l'humain qui se trouve devant moi et savoir reconnaître les limites de mon métier fait aussi partie de mon travail. Mais je peux et je dois prendre en compte l'humain, pas seulement son chien.
Je peux essayer de reconnaître la peur, l'angoisse, le manque de confiance en soi, la peur du jugement ou les traces laissées par certaines expériences. Je peux les entendre sans prétendre les soigner. Et surtout, je peux en tenir compte dans ma façon d'accompagner.
Et depuis que j'ai compris cela, ma posture a changé. J'essaie beaucoup moins d'être "celle qui sait mieux" et davantage d'être moi-même. Bien sûr, j'apporte les connaissances et les compétences pour lesquelles on vient me chercher, mais je ne connais pas mieux que l'autre son histoire, ses difficultés ou ses limites. Écouter tout cela me permet souvent de comprendre beaucoup mieux la dynamique du duo et d'adapter ce que je propose. Être vraie, avec mes qualités mais aussi mes défauts, ma sensibilité et mes propres limites, me semble aujourd'hui capital.
Parce que la confiance ne se décrète pas. Elle se construit dans une relation où l'autre ne se sent pas évalué en permanence, où il peut dire qu'il a peur, qu'il n'a pas réussi, qu'il n'a pas fait ce qui avait été prévu ou simplement qu'il ne se sent pas capable de le faire pour le moment.

Mais parfois, malgré tout cela, je n'arrive pas à créer cette confiance. Il arrive que le lien ne se fasse pas, que ma manière d'accompagner ne convienne pas à cette personne, que nos fonctionnements ne se rencontrent pas ou simplement que je ne sois pas la bonne professionnelle pour elle à ce moment-là.
Et accepter cela fait aussi partie du métier.
Je peux essayer de comprendre ce qui n'a pas fonctionné, me remettre en question lorsque c'est nécessaire et ajuster ce qui peut l'être. Mais reconnaître mes limites, c'est aussi accepter parfois que quelqu'un d'autre accompagnera mieux cette personne que moi.
Être soi-même ne garantit pas que la confiance se créera. Cela permet au moins que, lorsqu'elle se crée, elle repose sur quelque chose de vrai.
Et quand elle se crée, les informations que l'humain me confie sont précieuses. Sa peur, ses difficultés, ses limites du moment ne sont pas des obstacles à mon travail : elles font partie de mon travail.

Et c'est aussi pour cela que dire que l'on choisit de travailler avec les chiens parce qu'on les préfère aux humains me semble être une grosse erreur sur ce qu'est réellement notre métier.
Parce qu'en réalité, nous ne travaillons jamais seulement avec des chiens. Je peux créer un lien avec un chien, l'observer, aménager son environnement, lui proposer des expériences différentes. Et je peux être sincèrement heureuse lorsqu'un chien qui ne me faisait pas confiance choisit un jour de venir vers moi.
Mais ce lien-là ne suffit pas, je ne suis qu'un passage dans sa vie.
La personne qui devra continuer à observer, comprendre, aménager, rassurer, accompagner et parfois changer certaines de ses habitudes, c'est son humain. Mon rôle est donc surtout de lui transmettre des clés et des outils pour qu'il puisse, lui, aider son chien.
Je peux avoir créé le plus beau lien du monde avec un chien : si je n'ai pas réussi à créer suffisamment de confiance avec son humain pour qu'il puisse avancer à son tour, alors quelque chose a échoué.
Pour moi, pour l'humain et aussi pour le chien.
Parce qu'il y a quelque chose qui me paraît de plus en plus évident dans ce métier : on ne peut pas réellement aider un chien sans aider aussi l'humain qui l'accompagne.

Nous parlons énormément de sécurité émotionnelle chez le chien, de respect de ses limites, de consentement, de progressivité, d'un environnement suffisamment sécurisant pour permettre l'apprentissage.
Pourquoi ces principes devraient-ils s'arrêter à l'autre bout de la longe ?
L'intégrité physique et psychologique de l'humain compte aussi. Lui aussi a besoin de sécurité pour apprendre, essayer, se tromper, reprendre confiance et avancer.
Alors peut-être que "ne pas juger" n'est finalement pas le bon objectif. Mon cerveau produira des jugements. Le vôtre aussi.
L'important est peut-être de savoir qu'il le fait, de ne pas confondre sa première interprétation avec un fait et d'accepter d'aller voir un peu plus loin.

Parce que derrière un comportement, qu'il soit humain ou canin, il y a souvent une histoire et un contexte que nous ne connaissons pas encore. Aider, c'est construire une relation de confiance pour transmettre et faire en sorte que bientôt, le duo accompagné n'ait plus besoin de nous.

Une petit extrait du livre aujourd'hui… Et j'en profite pour vous remercier de votre soutien et de vos précommandes qui ...
08/08/2026

Une petit extrait du livre aujourd'hui… Et j'en profite pour vous remercier de votre soutien et de vos précommandes qui m'ont beaucoup touchée !

Nous ne réagissons pas au monde tel qu'il est, mais tel que notre cerveau l'interprète.
Une même souris peut donc être perçue comme une adorable petite créature… ou comme une abomination sortie tout droit des enfers. 😅
C'est pareil pour nos chiens : leurs expériences passées participent à la manière dont ils perçoivent ce qui leur arrive aujourd'hui.
Comprendre cela permet aussi de porter un autre regard sur certaines de leurs réactions.

Je vous laisse deviner quelle est ma perception de la souris...
Personne n'est parfait. 😂

Et toi, tu es plutôt Team " trop mignonne" ou Team " Au secours" perché(e) sur la table ?

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Haussy
59294

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