Terres de chiens

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Ils seront supprimés, et leurs auteurs pourront être bloqués. Ma page, mes règles.

🐶Mise à jour une seule place disponible sur liste d’attente, nous rouvrirons ensuite à la confirmation de gestation et l...
03/09/2026

🐶Mise à jour une seule place disponible sur liste d’attente, nous rouvrirons ensuite à la confirmation de gestation et l’écho qui nous permettra de définir combien de baby sont présents 🦊

En avant-propos, je vous souhaite à tous une très bonne rentrée.

Finalement, nous avons décidé de nous accrocher. Voici donc un mariage prévu pour cette fin d’année.

Comme vous le savez, nous devions arrêter l’élevage. J’ai même envisagé de retremper la race. Tout cela était évidemment lié à ce qui s’est passé. Mais nous n’allons pas nous étaler une nouvelle fois sur le sujet : cela ne sert à rien.

J’ai finalement décidé de m’accrocher coûte que coûte et de serrer les dents, en gardant à l’esprit que de tels malheurs peuvent malheureusement arriver à n’importe qui.

Néanmoins, je ne me sens pas capable d’élever moi-même une portée cette année. Je me consacre d’abord au futur déménagement et aux travaux nécessaires pour la vente de la maison, ainsi qu’aux chiens que j’ai déjà et à leurs soins. Je n’ai tout simplement pas l’énergie nécessaire pour accueillir et élever une portée dans de bonnes conditions.

Je cède donc mes droits de reproduction à l’élevage Farthewell pour une portée de Jinx. J’espère que cette collaboration fera naître d’autres projets, de nouvelles envies et, peut-être, un nouveau schéma pour la suite.

J’ai choisi cet élevage parce que nous partageons la même exigence de transparence. Chez eux comme chez moi, on ne se ment pas et on ne fait pas de faux-semblants. Quand on ne sait pas, on le dit. Quand on sait, on le dit aussi. C’est aussi simple que cela.

La principale différence entre nos deux façons d’élever concernera l’alimentation. Les chiots seront ensuite nourris aux croquettes, ce qui sera peut-être plus simple pour certains futurs propriétaires. Néanmoins, si vous souhaitez par la suite passer votre chiot au BARF, vous pourrez toujours m’appeler : je resterai disponible pour vous accompagner.

Jinx restera nourrie au BARF pendant toute sa gestation et toute sa lactation. Les chiots bénéficieront donc eux aussi de cette alimentation durant l’allaitement, avec, évidemment, toutes les vitamines nécessaires pour leur assurer le meilleur démarrage possible.

Sauf urgence majeure et situation réellement exceptionnelle, il n’est pas question de compléter systématiquement les chiots au biberon. Nous ne l’avons jamais fait ici. Le lait maternel reste toujours prioritaire, même lorsqu’il s’agit d’une grosse portée.

Nous nous organisons simplement pour faire téter les chiots par roulement : les uns, puis les autres, afin que chacun puisse boire correctement et profiter pleinement du lait de sa mère. Notre lignée produit généralement de très bonnes laitières, ce qui nous a toujours permis de privilégier un allaitement maternel naturel.

J’ai également la chance de collaborer avec l’élevage Power & Elegance, propriétaire de Tomaso.

Il ne s’agit, pour le moment, que d’une annonce de future portée. La saillie devrait avoir lieu dans les prochains jours. Je vous tiendrai évidemment informés dès qu’elle aura été réalisée, puis dès que nous en saurons davantage.

Pour continuer, nous avons choisi de nous accrocher tout en essayant d’éviter au maximum la forte consanguinité et en sélectionnant les meilleurs étalons : les plus en forme, ceux qui montrent le plus de rusticité et dont les familles présentent une longévité intéressante.

Au-delà de l’âge inscrit sur un pedigree, il faut regarder l’état physique réel du chien. Avoir neuf ans et être encore capable de courir, ce n’est pas anodin. C’est notamment pour cette raison que notre choix s’est porté sur Tomaso.

La plupart des collatéraux de Tomaso sont toujours en vie et Jamiroquai fut lui aussi un véritable exemple de longévité.

Jinx est issue d’une famille de champions de beauté et de champions de travail, et ce sur plusieurs générations, tout comme Tomaso.

Nous poursuivons nos efforts, aussi bien dans l’alimentation que dans le sport et les sorties. Il est vrai que nous sommes aujourd’hui beaucoup moins présents en exposition et sur les courses. Cela reviendra, mais il faut simplement nous laisser un peu de temps.

Tomaso est champion international et appartient à une fratrie comptant plusieurs champions internationaux, aussi bien en beauté qu’en coursing. C’est un chien qui réunit l’élégance et la puissance, mais également une grande robustesse et une longévité particulièrement intéressante.

Jinx, quant à elle, est très peu sortie. Malheureusement, sa carrière a débuté pendant la période où j’étais au plus bas, après ce qui s’est passé avec Léo et Sen’jin. Malgré son nombre très limité de sorties, elle s’est toujours classée.

Lors de sa seule et unique course internationale, qui était également sa toute première course, elle a terminé deuxième derrière Artem. Un résultat qui laisse présager de très belles choses pour l’avenir.

Jinx est une très grande et très belle chienne, pleine de classe : une véritable athlète, sympathique, familiale, bien élevée et bien éduquée, avec tout de même son petit caractère. Tomaso, lui, incarne l’élégance et la puissance pures.

Ce mariage a été pensé pour réunir sportivité, beauté, caractère, robustesse et longévité. Sur le papier, le pedigree présente une longévité particulièrement intéressante. Nous avons également essayé de réduire autant que possible les risques liés notamment aux cancers et aux pathologies cardiaques.

Concernant le suivi de gestation, je n’ai jamais pratiqué de radiographie de comptage. J’ai toujours procédé par échographies, précisément pour éviter les risques liés aux radiographies, que je trouve potentiellement délétères pour les chiots. Nous continuerons donc de la même manière, avec un suivi par échographies réalisé auprès de vétérinaires spécialistes de la reproduction.

L’affiche est encore provisoire, mais vous pouvez déjà y découvrir les caractéristiques des deux parents.

Si vous vous intéressez aux chiens des Terres de Norfendre et recherchez un Irish Wolfhound familial, bien dans sa tête, sportif et issu d’un mariage réellement réfléchi autour de la santé et de la longévité, n’hésitez pas à vous renseigner.

Dès que la gestation sera confirmée, seules trois places seront ouvertes à la réservation. Si ce mariage vous intéresse, je vous invite donc à vous pencher sérieusement dessus et à me contacter rapidement. Je pourrai ensuite vous mettre directement en relation avec l’élevage .

À très vite !

Tenez pour ceux qui insinuaient que les besoins fondamentaux des chiens n’étaient pas respectés ici : est-ce qu’une bala...
30/08/2026

Tenez pour ceux qui insinuaient que les besoins fondamentaux des chiens n’étaient pas respectés ici : est-ce qu’une balade en autonomie de 2 h dans un parc de 600 hectares comprenant lac , forêt , prairie et autres centres d’attractions sont offerts à tous les chiens quasiment tt les jours ?

Pourquoi en autonomie me direz vous ?

Parce qu’ils ont ce qu’on leur a rendu :

de l’autodétermination et le choix de suivre ou pas.
Alors gps , collier clignotant et endroit sécurisé mais une meute de chiens avec un vrai pouvoir décisionnel ça donne ça .

Et oui c’est certainement difficile à comprendre pour les accrocs des assis couchés pas bouger, mais ici on les aime intelligents, autonomes et surtout pas robotisés.

On veut des véritables « personnages » qui interagissent selon s’ils ont envie ou pas, on veut des chiens suffisamment indépendants pour aller sur une course, suffisamment hardis pour se demm***er seuls s’il le fallait. C’est pour nous le plus beau cadeau qu’on pouvait leur faire : leur rendre une part de libre arbitre.

Ça a des défauts certes, mais ça développe énormément l’intelligence, les stratégies de groupe et cela s’accentue de génération en génération. Et vous savez quoi? C’est incroyable à admirer. Le chien est l’ami de l’homme il n’est pas son obligé.

On aura absolument TOUT fait.La barrière d’1,20 m ne suffisait pas ? Très bien. On en a ajouté une deuxième d’1,30 m. Pa...
30/08/2026

On aura absolument TOUT fait.

La barrière d’1,20 m ne suffisait pas ? Très bien. On en a ajouté une deuxième d’1,30 m. Parce qu’apparemment, nous ne vivons plus dans une maison, mais dans une forteresse assiégée. Prochaine étape : miradors, barbelés et poste de contrôle avec fouille intégrale à l’entrée.

Mais même là, ce n’était visiblement pas terminé.

Le canapé panoramique ne convenait pas à ces messieurs-dames ? Aucun problème : on l’a décroché et séparé. Parce qu’évidemment, ici, ce sont les chiens qui décident de l’agencement du salon. Nous, nous sommes simplement les employés de maison qui paient les meubles et exécutent les travaux.

Et pourtant, à une époque lointaine, nous avions même un intérieur coquet. Si, si, je vous jure.

Il y avait notamment un grand tapis sous le canapé.

Enfin… il n’y est pas resté longtemps.

On l’a vite retiré parce qu’apparemment, ce tapis ne plaisait pas du tout à ces messieurs-dames… sauf pour le gratter, se rouler dessus et le pourrir.

Et moi, j’en avais ras-le-bol de jouer à Cendrillon, à quatre pattes par terre — deux genoux et deux mains, je précise, je ne suis pas encore une créature mutante — avec mon Bissell, à frotter ce pu**in de tapis comme une c***e.

À l’époque, nous avions même des plantes. Elles ont été cassées, traînées à travers la maison, déterrées et les pots ont été pétés. Aujourd’hui, je suis obligée de planquer les survivantes au-dessus des meubles pour les protéger de ce troupeau de chèvres sous cocaïne.

Mais visiblement, je n’avais pas encore assez appris.

J’avais également installé un autre grand tapis sous mon vélo elliptique pour éviter qu’il ne bouge, puisque j’en refais tous les jours — n’est-ce pas — histoire de perdre un maximum de poids et de me remuscler.

Ce tapis faisait, à la base, plus d’1,20 m sur 1,20 m. Je dis bien « à la base », parce qu’il a été bouffé.

Aujourd’hui, il a littéralement la forme d’une ellipse.

Au moins, le concept est respecté : j’ai désormais un vélo elliptique posé sur un tapis elliptique. Merci les chiens. Il fallait y penser.

Et comme si cela ne suffisait pas, nous avons aussi installé une banquette, un clic-clac, des lits et des coussins partout dans notre immense salon.

Bref, ces pauvres bêtes vivent dans des conditions absolument épouvantables : plusieurs couchages chacune et probablement toujours pas assez de coussins à leur goût.

C’est donc dans ce décor parfaitement adapté à leur petit confort que mon conjoint a retrouvé la maison ce matin : des coussins joyeusement éventrés, leur contenu foutu partout, un bo**el monumental et, surtout, la tronche parfaitement innocente de certains des protagonistes.

Vous savez, cette expression qui veut dire :

« Nous ignorons totalement ce qu’il s’est passé. Quand nous sommes arrivés, le coussin était déjà mort. Nous avons tenté de le réanimer, mais malheureusement, il n’a pas survécu. »

Une véritable tragédie, avec comme toujours des témoins incapables de parler.

Je vous laisse admirer la scène du crime et juger par vous-mêmes.

Personnellement, j’hésite encore entre acheter une corde ou un f***l : pour me flinguer moi ou pour les flinguer eux, le débat reste ouvert. Si vous avez la réponse, je prends.

Évidemment, je plaisante… Mais le canapé a QUATRE MOIS, bo**el !

Et je vous rappelle quand même que ces charmantes créatures m’ont déjà flingué deux télévisions en deux mois.

La première fois, ils jouaient derrière la télé. Je n’ai pas eu le temps de bouger : la télévision, qui était posée sur un meuble, s’est retrouvée par terre.

Nous avons donc accroché la suivante au mur, persuadés d’avoir enfin trouvé la solution.

Erreur de débutants.

Ils ont aperçu un chien à l’écran, ils lui ont foncé dessus et un chiot a terminé le travail en défonçant la télévision à coups de dents.

Parce qu’une télé accrochée au mur, c’est bien. Mais une télé blindée et protégée par une vitre pare-balles, ce serait apparemment mieux.

Et maintenant que nous allons mettre la maison en vente, je vais devoir m’arranger avec les copains du haras pour enfermer temporairement ces créatures à moitié cinglées dans un box pendant les visites.

Déjà pour éviter qu’elles fassent peur aux futurs visiteurs. Ensuite, pour éviter que les visiteurs ne s’imaginent qu’elles ont mangé les murs…

Ah m***e. Ça aussi, c’est déjà fait.

Voilà. C’est bon. Ras-le-cul. Ras-le-bol.

Et après, on me demande pourquoi je veux leur aménager une pièce rien qu’à eux…

Tout simplement pour éviter de faire une crise cardiaque chaque matin en découvrant quelle nouvelle idée de décoration ces petits fils de p*te ont eue pendant la nuit. 😂

(Un grand merci aux copains qui vont venir nous aider à réparer toutes les catastrophes avant la vente de la maison. Bière, barbecue, frites et sauce maroilles gratis pour ceux que ça intéresse ! On a déjà de la main-d’œuvre, mais vu l’ampleur du chantier, on n’en aura jamais assez. 😂)

Les légendes ne meurent jamais.Sen’Jin Stormrage des Terres de Norfendre.On t’avait donné le nom d’un troll. Tu l’as por...
28/08/2026

Les légendes ne meurent jamais.

Sen’Jin Stormrage des Terres de Norfendre.
On t’avait donné le nom d’un troll.

Tu l’as porté jusqu’au bout. Pas un chien de catalogue. Un personnage.
Un troll à toi tout seul : la tête, le regard, la malice, cette façon d’occuper une maison et une piste comme si le monde t’appartenait cinq minutes.

Tu étais un Irish Wolfhound. Un vrai. 87 cm de lévrier, 68 kilos de muscle et d’intention.
Beau, oui. Mais surtout vivant. Rapide. Endurant. Technique. Celui qu’on envoie au leurre pas pour faire joli. Pour courir.

Et à la maison, tu étais encore plus toi.
Destructeur officiel de papier toilette.
Personne n’a jamais su te convaincre que le PQ n’était pas un adversaire.
Les bambous de la haie, tu les rentrais. Un par un. Comme des trophées. Comme si le jardin devait vivre dans le salon, et que c’était toi le déménageur. On râlait. On riait. On recommençait. C’était toi.

Sur le canapé, le même film, à l’envers.

Un géant qui voulait tenir dans une tasse.

Tu venais prendre « une toute petite place ». Traduction : tu essayais de te faire tout petit pour coller encore plus près. Épaules rentrées, regard innocent, cœur énorme. Câlin jusqu’à l’os.

Gentil d’une gentillesse qui n’a pas besoin de discours. Le chien de toute une vie. Celui qu’on n’élève pas seulement. Celui qu’on habite.

Ta queue aussi était toi. Une queue joyeuse. Trop joyeuse. Celle qui bat quand on rentre, quand on rit, quand il ne se passe rien et que tu étais déjà trop content.
Tu l’as tapée contre les murs. Encore. Et encore. Jusqu’à ce que la joie coûte trop cher, et qu’on doive t’amputer.
Pas une blessure de piste. Une blessure de bonheur. Toi, jusqu’au bout : même ce qui t’a fait mal venait d’aimer trop fort.

Bruxelles. Le Dog Show.
Ta sœur est sur le ring.
Toi, tu es censé rester dans le parc. Devant des dizaines de personnes, tu as décidé que le règlement, c’était une suggestion.
Tu as chargé le parc. Tu l’as emmené avec toi. Tu as avancé comme ça, enclos compris, jusqu’à elle.

Pas pour faire le clown. Pour la rejoindre. Stormrage, jusqu’au bout : on ne laisse pas les siens seuls sur le ring.

Sur la piste, tu n’étais pas un mythe qu’on invente après coup.
Tu étais un chien de PVL. CACP. CACL. Sélectionné équipe de France pour la Mondiale de coursing à Kristianstad, en 2023, avec Styxs.
Elle est devenue vice-championne du monde de coursing, Championne de France TPO.
Toi, tu es sorti sur une blessure d’épaule. La route des titres t’a arrêté une première fois.
Ce n’était pas un échec de qualité. C’était une parenthèse.
On a cru qu’il y en aurait d’autres.
Il n’y en a pas eu assez.

Disons les choses clairement, parce que tu mérites qu’on soit honnête avec toi aussi comme étalon.
Tu n’as pas eu vingt portées. Tu n’as pas eu dix ans de carrière.
Tu es parti à quatre ans et quelques mois. Une poignée de portées.
Des chiots dont beaucoup sont encore jeunes. Des lignes qu’on ne voit presque pas. D’autres qui explosent. Ce n’est pas « l’étalon du siècle ».

Ce n’est pas non plus « trois portées et rien ».

C’est un reproducteur arrêté trop tôt, dont le meilleur morceau de production tient déjà debout tout seul.
Le morceau qu’on ne peut plus nier, c’est Espada. Décembre 2023. Power & Elegance. Katharina Witt-Groß.
Corvette. Championne du monde FCI de racing 2025. Vingt-deux mois.
Une finale. Un temps. Un titre.
Bundesjugendsiegerin aussi. Beauté et piste.

Mercedes. Deuxième de cette même mondiale.
Puis la Russie. Championne de Russie. Krasnodar, 23 août 2026, « Capitale du Sud » : Excellent, CAC, CFA, BOB, BIG-1. Volgograd : encore au-dessus du lot.

Et déjà la génération d’après. Snegizi Star Fortuna.

Sept mois. Fille de Mercedes. Meilleur chiot de race. 3e Best chiots. Une petite qui monte sur le podium comme si elle savait déjà le chemin.

Aventador. C.I.B.-J. Junior Champion Pays-Bas et Belgique. Des chiots au Royaume-Uni.

Styxs, ta sœur, qui continue de porter le nom. Jinx qui se place. Des petits-enfants en Allemagne, en Angleterre, en Russie.

Ce n’est pas exhaustif. Beaucoup de chiots changent de nom, d’affixe, de pays, ou n’apparaissent nulle part. Mais ce qui est public suffit déjà à dire ceci : quand on t’a mis sur une lice de course et de type, tu as produit du très haut niveau. Pas « prometteur ». Réel. Mondial. Champion.

Le reste de la production est plus discret, plus jeune, plus incomplet. C’est la vérité.
On ne fera pas de toi un étalon de fond sur un dossier que la vie n’a pas laissé finir.
On dira juste que, sur le peu qu’on t’a laissé faire, tu as déjà marqué.
On t’a sous-coté. On t’a craché dessus. On a parlé plus fort que tes chiens.

Quand on fait enfin le détail, Sen’Jin, tu étais un super chien. Un bon étalon.
Peut-être un grand, si on t’avait laissé le temps. Et tu n’as pas été assez accueilli.

Merci à ceux qui ont vu. Merci à ceux qui ont utilisé. Merci à ceux qui ont fait confiance quand c’était moins confortable que de suivre le bruit.

Merci à toi, Witt-Groß. Toi, tu as été là. Toi, tu as pris le chien, pas la rumeur.

Merci à Kris Kingsley.

Merci à Natalya Gnutova, qui fait vivre la lignée jusqu’à Krasnodar et Volgograd.

Grâce à vous, grâce à Corvette, Mercedes, Aventador, Fortuna et à tous ceux qui portent encore Stormrage, une part de toi court encore.

Mais ce soir, ce n’est pas ça qui manque le plus.
Ce qui manque, c’est le bruit de tes ongles dans le couloir. Le bambou qui racle le carrelage. Le PQ en neige.
Cette masse chaude qui cherchait une place trop petite sur le canapé. Cette queue f***e contre les murs. Ce regard de troll qui disait : je suis là. Je suis à vous. Ne bougez pas.
Tu n’avais pas fini.
Un accident de voiture. Une route. Un de ces trucs absurdes qui n’auraient jamais dû arriver.
On peut répéter que les légendes ne meurent pas.
On peut montrer tes filles, tes titres, tes petits-enfants.
Tout ça est vrai.
Rien de tout ça ne remplit le trou que tu as laissé.

On aurait voulu te garder vieux. On aurait voulu te voir râler dans le jardin, dormir plus longtemps, regarder les jeunes partir au start à ta place.
On t’a volé ça. On nous a volé ça.
Et ça ne se répare pas avec un podium.

Alors on te garde autrement.
Dans les maisons où on entasse encore les bambous sans comprendre pourquoi. Dans les rings où une chienne grise passe et que quelqu’un dit : c’est du Sen’Jin. Dans le silence juste après la ligne.

Dans cette petite place sur le canapé qui reste vide, et qu’on ne donne à personne.

Sen’Jin Stormrage des Terres de Norfendre.
Mon chien.
Notre troll.

Va courir, maintenant. On s’occupe du reste.
Les légendes ne meurent jamais. ❤️

On habite toujours pas un château mais on est très fier s de notre Azshara Stormwind des Terres de Norfendre. Certes la ...
27/08/2026

On habite toujours pas un château mais on est très fier s de notre Azshara Stormwind des Terres de Norfendre.
Certes la pauvre en ce moment est dans l’âge où elle est un peu le bouc émissaire…
Mais quelle belle chienne.
Héritage du père ( Senjin Stormrage TDN) dans le caractère qui en fait un chien facile, extra en course et presque pas trop troll et la très belle allure de sa mère Tyrande Murmevent EDg (Révélation Irish Wolfhounds Du Grand Chien de Culann)

Quand je la regarde des fois la passion reprend le dessus

Bibi et Pouet-Pouet sont passés chez le toiletteur !Un chien, qu’il soit à poil long, à poil dur ou à poil court, mérite...
27/08/2026

Bibi et Pouet-Pouet sont passés chez le toiletteur !

Un chien, qu’il soit à poil long, à poil dur ou à poil court, mérite de passer de temps en temps entre les mains d’un toiletteur. C’est important pour son bien-être, mais cela permet également de vérifier l’état de sa peau, de repérer une éventuelle blessure, une grosseur, une irritation ou tout autre petit problème qui pourrait passer inaperçu au quotidien.

C’est aussi une nouvelle expérience pour le chien : il découvre un autre lieu, une autre personne, de nouvelles manipulations… Cela participe tout simplement à sa socialisation.

Pour l’Irish Wolfhound, le toilettage est indispensable. Un Irish doit être entretenu et toiletté régulièrement : on ne laisse pas un Irish sale, plein de nœuds et complètement négligé. Ce n’est tout simplement pas quelque chose qui se fait, car cela fait partie des soins de base nécessaires à son bien-être.

D’ailleurs, lorsque vous allez rencontrer un éleveur pour choisir votre futur Irish, regardez immédiatement l’état de ses chiens. S’ils ne sont pas toilettés et correctement entretenus, barrez-vous en courant ! Si le minimum de soins n’est déjà pas assuré sur quelque chose d’aussi visible, cela doit forcément vous alerter sur le reste.

Et si vous souhaitez sortir votre chien en exposition, il faudra évidemment passer par la case toilettage : soit en apprenant à le faire correctement vous-même, soit en faisant appel à un professionnel.

Personnellement, j’avoue que je délègue très généreusement cette mission à Brigitte Rosier, de chez Happy Dog. Pour moi, c’est tout simplement la meilleure toiletteuse pour les Irish Wolfhounds, en tout cas parmi les professionnelles ayant véritablement pignon sur rue.

Il faut dire que mes chiens sont, paraît-il, littéralement infects une fois installés sur une table de toilettage. Enfin… c’est Brigitte qui le dit, parce que, personnellement, je ne leur trouve absolument que des qualités !

Bibi est donc passé entre ses mains expertes, accompagné de Pouet-Pouet. Et je pense sincèrement que Pouet-Pouet doit faire partie des très rares Anglo-Français à avoir eu le privilège de monter sur une table de toilettage !

Cette sortie lui a fait beaucoup de bien. Il est malheureusement arrivé chez nous en pleine période de canicule et, avec la chaleur, il n’avait pas encore pu vivre énormément d’expériences à l’extérieur ni multiplier les sorties de socialisation. Cette séance de toilettage en faisait donc pleinement partie.

Et, à en juger par son attitude, monsieur Pouet-Pouet a particulièrement apprécié sa petite séance de balnéothérapie ! Il avait vraiment l’air de kiffer sa meilleure vie.

Les voilà donc tous les deux propres, beaux et parfaitement entretenus… jusqu’à leur prochaine grande aventure dans la boue, évidemment !

Préparer nos chiens à une nouvelle vie avant le déménagementUn changement qu’on prépare bien en amontUn déménagement, po...
24/08/2026

Préparer nos chiens à une nouvelle vie avant le déménagement

Un changement qu’on prépare bien en amont
Un déménagement, pour un chien, ce n’est jamais anodin. Il ne change pas juste de maison : il perd ses repères d’odeurs, les bruits qu’il connaît par cœur, toute une routine installée depuis des années. Même des chiens très stables peuvent être déboussolés quand plusieurs choses changent d’un coup.

Chez nous, le déménagement va s’accompagner d’un vrai changement dans notre façon de vivre avec eux. On habite aujourd’hui dans une maison très ouverte, sans pièce séparée pour eux : ils ont toujours été partout avec nous, à nous suivre, à se retrouver dans nos pattes en permanence.

On a commencé par installer des barrières pour délimiter une partie du salon. Ils nous voient, nous entendent, suivent tout ce qui se passe, mais ne peuvent plus nous rejoindre automatiquement. Et déjà, ça marche : de jour en jour, ils réagissent de moins en moins quand on se déplace, et ils acceptent plus facilement de rester dans leur coin.

Ce n’est qu’une première étape.

Avant le déménagement, ils vont rejoindre petit à petit le chenil qu’on a déjà sur notre propriété actuelle. C’est une étape charnière : ça va leur permettre d’apprendre à ne plus vivre dans la maison, mais dans un endroit qu’ils connaissent déjà par cœur. Ils garderont leurs odeurs, leurs habitudes, leur groupe, notre présence.

Seule chose qui change vraiment à ce moment-là : l’endroit où ils dorment.

Une fois le déménagement fait, ils découvriront leur installation définitive.
Pas juste une pièce à part cette fois, mais un vrai bâtiment indépendant, pensé pour eux, avec tout le confort nécessaire et un accès libre à plusieurs hectares.

Trois étapes, donc : les barrières dans la maison, le chenil actuel, puis la nouvelle installation. L’idée est simple : ne pas leur imposer tous les changements en même temps.

Le chien, un animal social qui peut apprendre l’autonomie

Le chien vient de canidés qui vivent en groupe, c’est vrai. Mais ça ne veut pas dire qu’il fonctionne comme une meute de loups, ni qu’il doit rester collé à ses humains en permanence.

La domestication a changé sa manière de créer des liens. Pour beaucoup de chiens, l’humain est devenu une vraie figure d’attachement.
Les éthologues parlent d’un effet de “base de sécurité” : la présence d’une personne familière aide le chien à explorer, jouer, affronter une situation nouvelle. Et quand il est inquiet, il vient la chercher comme point de repère.
Ces travaux s’inspirent, avec prudence, de la théorie de l’attachement de Bowlby — sans dire qu’un chien fonctionne comme un enfant, juste qu’il y a des ressemblances dans la façon dont il s’appuie sur une figure familière.
Mais un attachement solide n’empêche pas l’autonomie.
Un chien peut être très proche de nous tout en étant capable de se reposer à distance, de ne pas nous suivre partout, d’accepter qu’on soit indisponibles un moment.
Cette capacité ne vient pas toujours toute seule, surtout chez des chiens qui ont grandi au cœur de la vie de famille. Mais elle s’apprend.
Et l’objectif n’est pas de réduire leur attachement — c’est de leur montrer qu’on reste présents et fiables, même quand ils ne peuvent pas venir nous rejoindre tout de suite.

Vivre en groupe, ça compte énormément

Nos chiens ne sont jamais seuls. Ils forment un groupe stable et vont continuer à vivre ensemble à chaque étape de la transition — ça, c’est central, parce qu’ils garderont en permanence une présence sociale familière.

Ils partagent des odeurs, des habitudes, des repères communs. Ils dorment ensemble, s’observent, s’appuient sur les plus calmes du groupe. Voir les autres couchés et détendus, ça peut suffire à rassurer un chien qui doute.

Mais la présence du groupe ne remplace pas automatiquement celle des humains. Certains chiens supportent très bien notre absence tant qu’ils restent avec leurs congénères. D’autres, même entourés de plusieurs chiens, ont vraiment du mal quand on s’éloigne.

Les émotions circulent aussi dans le groupe. Un chien calme peut aider les autres à se poser ; à l’inverse, celui qui aboie, qui longe les barrières, qui surveille tout le temps peut entraîner tout le monde dans son agitation.

Il faut donc observer le groupe, mais aussi chaque chien à part. Le plus démonstratif n’est pas forcément celui qui a le plus de mal.
Un autre peut rester totalement silencieux tout en étant incapable de dormir, en train de haleter ou de fixer le passage.
On avance au rythme du chien le plus sensible. Si trois chiens sont détendus mais qu’un seul n’arrive pas à se poser, on continue au rythme de celui-là — pas de celui du groupe.

Première étape : rester derrière les barrières

Les barrières dans le salon sont une excellente première étape. Elles créent une limite physique tout en gardant le contact visuel et sonore.
Les chiens nous voient encore, mais commencent à comprendre qu’ils n’ont pas besoin d’être au milieu de nous, ni de participer à chacun de nos mouvements.

Le fait qu’ils réagissent déjà moins, jour après jour, c’est bon signe. Ça montre que cette limite devient normale pour eux. Ils apprennent qu’on peut se lever, marcher, changer de pièce, revenir, sans que ce soit forcément le signal d’une interaction.

C’est comme ça que l’autonomie se construit : d’abord en notre présence.

Le but n’est pas d’avoir des chiens figés ou résignés. Un chien détendu peut se lever, boire, changer de place, regarder ce qui se passe, jouer avec un copain, puis se rendormir.
Ce qu’on cherche, c’est sa capacité à revenir vite à une activité calme.

On peut renforcer discrètement les comportements posés : une parole calme, une friandise donnée près d’un chien couché, une occupation agréable dans leur espace.
Mieux vaut éviter d’ouvrir la barrière chaque fois qu’un chien réclame ou s’agite un peu, sinon il risque d’apprendre que l’insistance marche.

Ça ne veut pas dire ignorer une vraie détresse, évidemment.
Un peu de frustration face à une nouvelle limite, ce n’est pas la même chose qu’une panique.
Si un chien n’arrive plus du tout à se calmer, on réduit la durée ou la difficulté de l’exercice.

Deuxième étape : le chenil actuel

Une fois que la vie derrière les barrières sera devenue banale pour eux, ils pourront commencer à rejoindre le chenil qu’on a déjà sur la propriété.

Cette étape intermédiaire est précieuse : elle permet de séparer deux apprentissages qui seraient beaucoup plus durs à gérer en même temps.
Les chiens découvrent d’abord la vie hors de la maison, mais dans un territoire qu’ils connaissent déjà. Ce n’est qu’ensuite qu’ils devront s’adapter au déménagement lui-même.

Le passage au chenil doit lui aussi être progressif : d’abord des moments courts et agréables — un repos, un repas, des soins, une activité calme — puis un retour à l’organisation habituelle, avant de repartir un peu plus longtemps la fois d’après.

On augmente les durées petit à petit, sans chercher à aller vite. Mieux vaut plusieurs courtes expériences sereines qu’une longue période où les chiens finissent par s’agiter.

Leurs couchages et leurs odeurs familières les accompagnent. On peut aussi déplacer les repas et certaines activités vers le chenil, pour que ce lieu ne soit pas associé uniquement à notre départ.

Petit à petit, le chenil deviendra leur lieu de repos principal. Ils apprendront ainsi, avant même le déménagement, que ne plus dormir dans la maison ne veut pas dire être abandonnés ou privés de notre présence.
Les moments avec nous continueront, simplement ailleurs : dehors, pendant les soins, les sorties, les activités du quotidien.

Déplacer la relation, pas la réduire

L’idée n’est pas de retirer petit à petit tout ce qu’ils aiment.
C’est de déplacer les habitudes vers les espaces qui feront vraiment partie de leur future vie.
Les repas, les câlins, les interactions peuvent encore avoir lieu dans la maison pendant la première phase. Ensuite, derrière les barrières, au chenil, ou dehors. Après le déménagement, dans leur bâtiment, sur le terrain, ou au clubhouse.

Cette nuance compte beaucoup. Si on se contente de leur couper l’accès à la maison sans rien changer d’autre, ils peuvent vivre ça comme une perte de lien. Si les interactions continuent avec la même régularité ailleurs, la maison perd juste de son importance à leurs yeux.
Un chien n’a pas besoin d’être installé dans un salon pour garder un lien solide avec nous. Il a besoin de contacts réguliers, de sécurité, de prévisibilité, d’activités adaptées.
Dans notre future organisation, on passera beaucoup de temps dehors. Les chiens seront donc surtout avec nous sur le terrain, et pourront aussi venir au clubhouse. Ils ne seront plus dans la maison, mais continueront à faire partie d’une grande partie de notre quotidien.

Leur future installation

Après le déménagement, les chiens n’auront pas juste une pièce à part : ils auront un vrai bâtiment indépendant, entièrement pensé pour leur confort.
Ce bâtiment sera isolé et chauffé, avec la possibilité d’installer une climatisation si les étés l’exigent.

L’eau courante y sera installée, ce qui facilitera l’entretien et garantira un accès constant à une eau propre.
La ventilation devra rester efficace pour éviter l’humidité, la condensation et les odeurs, surtout avec plusieurs grands chiens dans le même espace.
Ils garderont leurs lits, leur canapé, leurs habitudes de couchage.

Chacun aura assez de place pour un couchage confortable — certains aiment se serrer les uns contre les autres, d’autres préfèrent dormir à distance, et l’espace devra permettre ce choix sans obliger personne à partager une place trop étroite.

La porte vers l’extérieur ne sera jamais complètement fermée : un rideau thermique à lanières souples protégera le passage. Les chiens pourront sortir et rentrer librement, selon la météo, l’envie, le besoin de repos.
Il faudra leur apprendre à passer ces lanières. Certains chiens s’y engagent tout de suite, d’autres sont gênés par le contact ou le mouvement.
On pourra commencer en les relevant, puis les baisser petit à petit, jusqu’à ce que le passage devienne naturel.
Plusieurs hectares en accès libre

Les chiens auront accès à un terrain de plusieurs hectares : de quoi marcher, sentir, observer, explorer, choisir eux-mêmes entre l’extérieur et leur bâtiment.

C’est un enrichissement énorme, mais qui devra être bien sécurisé : clôtures et portails adaptés, surveillance des zones de fuite possibles, des points d’eau dangereux, des plantes toxiques, des endroits où ils pourraient se blesser.

Ce grand terrain ne remplace pas les interactions avec nous.
Les chiens ne se dépensent pas forcément seuls juste parce qu’ils ont de l’espace — ils peuvent très bien rester près du bâtiment à nous attendre. Les sorties partagées dans la forêt attenante , les activités de flair, les déplacements avec nous resteront donc essentiels.

Au début, on découvrira le terrain progressivement, avec eux.
Même entièrement clôturé, ils auront besoin de repérer les limites, l’accès à leur bâtiment, les points d’eau, les endroits où on se trouve habituellement.

Doudous, os, et ressources du groupe

Les doudous et jouets souples seront donnés uniquement en notre présence — une précaution logique, pour éviter qu’un chien en avale ( n’est ce pas Bibi clochette ? )des morceaux et pour prévenir toute tension autour d’un objet apprécié.

Leur absence quand on n’est pas là ne pose pas de problème : les chiens auront leurs couchages, leur canapé, leurs congénères, leur espace extérieur, et d’autres occupations possibles.

Pour les os ou objets à mâcher, chaque chien en reçoit un — mais il faudra continuer à vérifier que chacun peut en profiter sans être dérangé par les autres. Prévoir un objet par chien, voire quelques-uns en plus, évite qu’un os en particulier devienne source de convoitise.

Dans un nouvel environnement, mieux vaut surveiller les premières distributions : un changement de lieu peut parfois faire ressurgir des comportements pourtant bien installés. Si un chien tente de voler ou de protéger sa ressource, il faudra organiser la distribution dans des espaces séparés.

Les os et occupations ne doivent pas servir à masquer une détresse. Un chien qui refuse de mâcher dès qu’on disparaît, ou qui laisse tomber son os pour surveiller la sortie, montre que l’étape est encore trop difficile pour lui.

Solitude ponctuelle et isolement social, ce n’est pas la même chose
Ne plus dormir dans la maison ne veut pas dire être isolé socialement.

L’isolement, c’est une privation durable de relations, de mouvement, d’activités, de stimulations. Ce n’est pas une porte ou l’emplacement d’un couchage qui définit la qualité de vie d’un chien.

Chez nous, les chiens continueront à vivre en groupe, auront un bâtiment confortable, un accès libre à plusieurs hectares, et passeront beaucoup de temps avec nous dehors et au clubhouse. Ils continueront à recevoir des soins, à participer aux activités, à avoir des contacts humains réguliers.

Leur vie sociale ne disparaît pas — elle se déroule simplement hors de la maison.

Il faudra garder des routines stables : que les chiens puissent anticiper les repas, les sorties, les soins, les moments avec nous. Une organisation claire est plus facile à comprendre qu’un accès accordé ou refusé de façon imprévisible.

Observer les signes de détente et de difficulté

Une caméra peut être utile pendant les premières périodes au chenil, puis dans la future installation — pour vérifier que les chiens utilisent leurs couchages, dorment, entrent et sortent normalement, sans rester en alerte permanente.

Le silence ne suffit pas à prouver qu’un chien est détendu.

À surveiller notamment :

• les vocalisations qui persistent
• les allers-retours répétés près de la sortie
• la surveillance constante de l’endroit par où on est parti
• le halètement sans lien avec la chaleur ou l’effort
• la salivation ou les tremblements
• le refus de manger
• les tentatives de franchissement ou de fuite
• la malpropreté inhabituelle
• des tensions qui apparaissent dans le groupe

Si ces signes apparaissent, il ne faut ni punir, ni attendre que le chien finisse par céder. Ça veut simplement dire que l’étape est trop difficile ou trop longue pour l’instant.

Mieux vaut revenir à la dernière situation bien tolérée, et reprendre plus doucement.

Les méthodes de désensibilisation progressive utilisées en prévention ou en traitement des troubles liés à la séparation reposent sur cette même logique : exposer le chien à une situation qu’il supporte encore, puis augmenter la difficulté par toutes petites étapes.

Si un chien panique vraiment, se blesse, ou force les passages, il faudra consulter un vétérinaire pour écarter une cause médicale, et si besoin, faire appel à un vétérinaire comportementaliste.

Le jour du déménagement : garder tout ce qu’on peut garder
Dans la nouvelle installation, les chiens devront retrouver tout de suite leurs lits, leur canapé, leurs odeurs familières.
Pas besoin de renouveler leurs affaires au moment du déménagement — ces objets feront le lien entre l’ancien territoire et le nouveau.

Les horaires de repas, de sortie, de repos devront rester aussi stables que possible.

Le Cornell Canine Health Center recommande d’ailleurs de préserver les routines et les objets connus lors d’une installation dans un nouveau logement.

Même bien préparés, certains chiens seront peut-être plus vigilants les premiers jours.
Ça ne voudra pas dire que tout le travail précédent n’a servi à rien : un nouveau territoire demande toujours un temps d’adaptation.
Il suffira de revenir temporairement à une étape plus facile, puis d’augmenter à nouveau les périodes d’autonomie.
Une autre façon de vivre ensemble, sans abîmer le lien
L’objectif n’est pas de s’éloigner émotionnellement de nos chiens, ni de les sortir de notre quotidien.

C’est de leur apprendre qu’ils peuvent être bien sans rester en permanence dans nos pattes ni surveiller chacun de nos mouvements.
Aujourd’hui, cette autonomie commence derrière des barrières dans le salon.
Ensuite, ils rejoindront petit à petit le chenil de la propriété actuelle, pour apprendre à vivre hors de la maison dans un environnement qu’ils connaissent déjà.
Ce n’est qu’après cette étape qu’ils déménageront pour de bon.
Ils auront alors une construction isolée, chauffée, avec l’eau courante et climatisable au besoin.

Ils garderont leurs lits, leur canapé, leurs places habituelles. Ils pourront entrer et sortir librement grâce au rideau thermique, profiter de plusieurs hectares, tout en passant toujours beaucoup de temps avec nous dehors et au clubhouse.

Un chien ne mesure pas la solidité de sa relation au nombre d’heures passées dans un salon.
Il la construit à travers la sécurité, la cohérence du quotidien, les activités partagées, la fiabilité de ses humains.
Le fait qu’ils réagissent déjà moins derrière les barrières montre que l’apprentissage est en marche. En avançant sans brusquer, au rythme du groupe et surtout de son membre le plus sensible, le chenil puis la future installation ne seront pas vécus comme une mise à l’écart.
Ce seront simplement leurs lieux de repos et de liberté — pendant que la relation avec nous continuera dans tous les espaces qu’on partagera vraiment.

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