18/05/2026
Souvenirs et rien de changé à part les dates 😉
J’aime les chevaux, infiniment, passionnément, totalement
Je les aime pour eux, pour ce qu’ils sont profondément, leurs êtres Cheval me fascinent.
Ma relation avec eux est double.
J’aime les savoir posés et heureux jusqu’à leurs derniers souffles, je les aime pour rien, pour le bonheur de les rendre heureux.
Mais j’aime aussi cette expression que nous partageons par le corps, une danse commune où les DEUX sont acteurs, pas l’un pilote et l’autre exécutant
Ça je déteste.
Ma nature rebelle se hérisse quand je vois ces chevaux lobotomisés sous un joug à sourire de leur humain (qui très souvent ne le fait pas méchamment)
J’aime me dire comme un mantra d’humilité que ce que je voulais ne sera peut-être pas possible car mon partenaire n’est pas en état de le faire (angoisse, douleur, incompréhension, ou juste paaaas motivé du tout 😉 ça m’arrive aussi)
Alors j’ai appris à admettre (je dois beaucoup à mon premier poney Maïs, qui n’avait pas beaucoup de tendresse quand je passais la limite, et des parents qui m’ont dit que rêver n’était pas piétiner ses rêves. C’était plutôt « tu en rêves ? Bah fais-le »)
Quand j’y arrive je trouve meilleure cette petite victoire que de lui avoir volée
C’est une question de discipline et de philosophie personnelle.
Chacun la sienne, je respecte.
Il n’empêche que je suis hallucinée par tout ces nombreux posts qui essayent de démontrer qui a raison…
Mais nous sommes si multiples, si différents, si beaux (ou vraiment à vomir) ce sont ces chemins différents qui font forces et l’intérêt de tout cela.
Cette course à l’échalote dans des guerres de tranchées stériles, m’éloigne de plus en plus de ce monde.
Je n’y ai pas ma place (à tort ou à raison d’ailleurs je ne sais pas) mais ça ne m’intéresse pas du tout
Pour ceux qui n’auraient pas encore compris je me fiche ABSOLUMENT d’être une grande écuyère, d’être LA maître du 21 ieme siècle….
Mais cette violence ordinaire et sourde, du « je domine le cheval, je suis meilleur, je me vends », et de l’autre côté (les apprenants) je fais des stages avec ceux qui « brillent » mais dont on ne regarde pas trop les méthodes (mais en fait on sait) m’interroge.
En fait, pour obtenir, on est encore convaincu qu’il faut encore et encore appliquer la loi de la contrainte et les choses dites simples passent toujours après les « wahooo ».
« À cheval Simone », le thème du Festival d'Arts Équestres Libres, est né de ces constats.
Je rêve que vous vous l’approprierez, y réfléchissiez, partagiez et d’en faire ensuite ce que bon vous en semble.
En tout cas, je suis sûre que faire autrement est possible avec ces grands sensibles pacifiques que sont les chevaux et... nous pouvons en tirer l’exemple d’une sororité et d’une tolérance magnifiques.
Campino, sur le fil, mais totalement d’accord, à Saumur.
~ Galienne, écuyère colibri
Photo : Anne Fribourg
Tapis, bottes et veste Charles de Nevel
Filet Cuirs Atelier des Centaures