Cynopolis Formations

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🐶 Éducatrice canin certifiée en training animalier
🐕 Responsable pôle médiation animale ITEP Le Clos Levallois
🐾 Organisatrice de stages canins et webinaires
💻 Formatrice officielle Les Borders et Nous
🐑 Bergère
📖 Auteure de livres

Toute cette crédibilité de chien de travail ruinée en une seule photo…
08/08/2026

Toute cette crédibilité de chien de travail ruinée en une seule photo…

J’ai toujours eu cette triste impression sans parvenir à la décrire de manière aussi juste que l’a fait Caralco, le chie...
07/08/2026

J’ai toujours eu cette triste impression sans parvenir à la décrire de manière aussi juste que l’a fait Caralco, le chien compagnon dans l’un de ses derniers posts.

Aujourd’hui, j’ai la sensation que beaucoup d’acheteurs choisissent des chiens de race pour l’image que leur animal renverra de leur propre personne. Un chien-loup pour le côté mystique, un Malinois pour le respect que ce chien inspire, un Border pour le côté « retour à la nature », un Husky pour se sentir un peu sauvage.

C’est principalement pour ses traits physiques que l’on choisit un chien de race aujourd’hui, puisque ce dernier est essentiellement sélectionné sur ces critères. La santé, la fonction passent au second plan (même si les parents sont testés). La preuve, les éleveurs de Bergers Australiens de lignée travail galèrent à faire confirmer certains de leurs chiens pourtant équilibrés et en parfaite santé, juste parce qu’ils ont quelques centimètres et kilos en moins que les Bergers Australiens de beauté.

Il n’y a rien de mal à apprécier le physique d’un chien, et j’ai plein d’ami/es qui sont propriétaires de chiens de race pour des raisons plus valables que leur seule beauté. Mais beaucoup de propriétaires de chiens galèrent aujourd’hui avec leur compagnon parce qu’ils ont choisi un physique avant de choisir un chien qui leur convient. La vraie raison qui les a poussés à prendre un chien était un besoin d’appartenance sociale, pas une volonté réelle de partager leur vie avec un animal aux besoins éthologiques complexes.

Le choix d’un compagnon amené à partager quinze ans d’existence avec nous devrait demander un peu plus d’engagement que celui d’un sac à dos, et c’est un travail des deux côtés qui nécessite d’être mis en place : celui des acheteurs, et celui des éleveurs.

Encore une fois, je ne mets pas tout le monde dans le même panier. Il y a des éleveurs qui font un véritable travail de sélection réfléchi destiné à améliorer la santé et la fonctionnalité de leur race de cœur. Mais quand on constate à quel point les associations sont saturées de chiens de race (à la SPA d’Orgeval où je suis bénévole, il y a 80% d’American Staffs, dont de nombreux chiens LOF), il y a de quoi se poser des questions. De même, quand on sait que très peu de Bouviers Bernois ou de Bouledogues Français dépassent l’âge de huit ans (et je suis très optimiste !), on se demande comment on peut encore dormir sur nos lauriers et accepter en 2026 un mode de sélection complètement obsolète.

(Pour lire le post entier de Caralco, le chien compagnon, dont les articles sont pertinents et invitent à la réflexion, RDV sur la page Facebook de l’association).

⚠️ Tout commentaire est le bienvenu. En revanche, les remarques insultantes, les phrases ponctuées de douze points d’exclamation, les commentaires méprisants seront supprimés sans préavis.

Elsa Weiss / Cynopolis Formations
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Quand on est bergère, les nuits sont courtes, alors pendant les heures les plus chaudes, la sieste est indispensable 😴
05/08/2026

Quand on est bergère, les nuits sont courtes, alors pendant les heures les plus chaudes, la sieste est indispensable 😴

🐾 L’ENTENTE ENTRE CHIENS DE PROTECTION ET CHIENS DE CONDUITE 🐑J’ai eu la chance de travailler sur plusieurs alpages, et ...
04/08/2026

🐾 L’ENTENTE ENTRE CHIENS DE PROTECTION ET CHIENS DE CONDUITE 🐑

J’ai eu la chance de travailler sur plusieurs alpages, et de rencontrer de nombreux chiens de protection de races variées : des Bergers d’Anatolie, des Bergers d’Asie Centrale, des Montagnes des Pyrénées, des Mâtins Espagnols, et une chienne de race Cão de Gado Transmontano. Inutile de préciser que, quand je me suis rendue sur ces estives, c’était avec mes chiens de conduite (mes trois Border Collies Indiana, Sirius et Aubrac) et mon chien de compagnie, Farouk, un American Staff de 9 ans lors de ma première expérience en alpage, et aujourd’hui bientôt 16 (il m’accompagne toujours, mais il reste à la cabane, il est trop âgé pour suivre pendant les gardes).

On me demande souvent si mes chiens et les chiens de protection de l’éleveur s’entendent bien pendant ces semaines ou mois de présence, et on me pose beaucoup de questions sur le déroulement de leur première rencontre. Je me suis donc dit qu’écrire un article à ce sujet pourrait être pertinent, car les chiens de protection sont souvent diabolisés, comme tout animal de grande taille et muni de crocs. On oublie pourtant une chose : avant d’être des protecteurs, ces animaux sont avant tout… des chiens. Ils partagent les mêmes codes sociaux que nos chiens « de famille », et ils préfèrent largement la communication à l’affrontement inutile.

Vous l’aurez compris, je n’ai jamais rencontré de gros souci d’entente entre mes chiens et les chiens de protection avec lesquels j’ai été amenée à travailler. J’ai la chance de ne pas être du genre à stresser lors d’une rencontre entre deux chiens inconnus : je les laisse faire connaissance en leur offrant du temps et de la distance, et généralement, tout se passe bien. Avec les chiens de protection, c’est pareil : certes, ces animaux ont un troupeau à garder, mais aucune personne saine d’esprit n’aurait l’idée saugrenue de foncer droit sur le troupeau avec son chien et de provoquer leur courroux. En laissant les chiens se rencontrer à distance du troupeau (quelques dizaines de mètres suffisent), en veillant à être le moins intrusif possible (pas de bâton, de laisse tendue, de main qui caresse l’un des protagonistes, de voix stressée), et en s’écartant pour offrir suffisamment d’espace aux chiens pour se renifler, il n’y a pas de raison que la situation dégénère. En fait, une rencontre entre chiens de conduite et chiens de protection, si l’on se trouve à distance raisonnable des brebis, c’est tout simplement une rencontre… entre chiens.

En fait, c’est là que le bât blesse. Même en ville, la plupart des propriétaires de chiens ne savent pas laisser leurs chiens se rencontrer sans être intrusifs et provoquer des tensions qui n’existeraient pourtant pas sans eux. Quand deux chiens polis se rencontrent, ils se reniflent quelques secondes, marquent leur passage d’un petit p**i et d’un grattage de pattes sur le sol, et basta. Ils partent chacun de leur côté et poursuivent leur route. Nous, humains, voulons sans cesse tout contrôler. Pourtant, nous ne parlons pas chien. Et, à moins qu’il faille vraiment protéger notre compagnon d’un congénère dangereux (je ne nie pas que cela arrive, parfois), notamment en cas de grosse différence de taille, nos interventions sont délétères pour la qualité de la rencontre entre deux chiens inconnus.

En alpage, c’est la même chose. Si un chien de protection s’approche de votre chien, lâchez du leste. Il a besoin de venir inspecter, c’est dans sa nature. Il va aboyer, peut-être grogner, il aura sûrement l’échine hérissée (réflexe canin non contrôlable très fréquent quand deux individus étrangers se rencontrent), mais ça ne veut pas dire que vous avez affaire à un loup-garou. Un chien de protection équilibré, qui n’est pas stressé par un passage de randonneurs permanent ou des promeneurs qui se comportent mal avec lui, n’aura aucun besoin de se montrer agressif. Et les aboiements, la pilo-érection et les grondements ne sont PAS de l’agressivité. Juste de la communication.

Il y a eu quelques tensions entre mes chiens et les chiens de protection sur certains alpages, mais elles étaient les mêmes que celles que l’on rencontre entre chiens « de famille » : Farouk qui a eu la bonne idée d’aller voler le contenu de la gamelle d’une chienne de race Transmontano ; un Kangal qui s’excitait et essayait de mordre Sirius chaque fois que j’envoyais mon chien récupérer le troupeau… Rien de bien méchant, juste l’excitation et l’incompréhension liées au fait de voir un chien courir autour de ses brebis. Ça arrive quelquefois, et généralement ça ne dure pas. Sirius a su lui dire « Stop » très clairement, et le message est passé sans encombre.

En alpage, on observe souvent une belle collaboration entre chiens de protection et chiens de conduite. Ils ne travaillent pas vraiment ensemble de manière active, mais ils se débrouillent pour ne pas se gêner mutuellement dans leur travail. Parfois, ils viennent aux nouvelles, se reniflent et jouent un peu ensemble dans les moments de détente où les brebis s’installent pour pâturer à un endroit qu’elles aiment. Ce sont des instants précieux. Finalement, à les observer, je trouve que les chiens de protection, contrairement à l’image négative qu’on a parfois d’eux, sont des modèles de tolérance une fois qu’ils ont compris qu’un individu étranger, chien ou humain, n’est pas une menace.

Il y a bien sûr eu des accidents. Je suis sincèrement navrée pour des personnes qui ont pu se faire mordre ou dont le chien a été réellement blessé par un chien de protection. Mais, soyons réalistes : la montagne est un milieu hostile où des centaines de personnes sont blessées chaque année pour des raisons diverses. Les morsures de chiens de protection représentent un infime pourcentage des causes de blessures de randonneurs l’été. Pourtant, on n’a de cesse de mener des débats enflammés à leur sujet. Pas parce qu’ils représentent une menace réelle et sérieuse : mais parce que la peur de la bête féroce reste profondément ancrée dans notre imaginaire collectif. Je suis pourtant persuadée, à l’heure où l’on a rompu tout contact avec la nature et où un grognement ou un poinçon à l’oreille de son chien prend les dimensions d’un drame, que c’est nous, humains, qui sommes responsables de la qualité (ou pas) d’une rencontre entre notre chien et un chien de protection.

Alors, cet été, si vous randonnez en montagne avec votre chien et que vous croisez un troupeau, prenez de la distance et tenez votre compagnon en laisse si vous pensez qu’il risque de s’approcher des brebis. Si un chien de protection s’approche, même en aboyant, restez détendu, laissez-le renifler votre compagnon, et n’intervenez pas inutilement. Ne pestez pas non plus contre le berger parce que vous ne le voyez pas : les chiens de protection travaillent de manière autonome, et quand un troupeau de 500 brebis s’éparpille pour manger, le berger peut facilement se trouver à un kilomètre de vous. De toute façon, les chiens de protection ne sont pas des Malinois qui reviennent au rappel en un claquement de doigts. Leur travail de protection passera toujours avant l’obéissance. Sachez qu’il existe des applications qui permettent de géolocaliser les troupeaux, et que dans presque tous les cas, des panneaux indiquent la présence de bétail en montagne et de chiens de protection.

Bel été à tous !

(En photo : Sirius et les Patous, en Valais Suisse / Farouk et un Kangal en Haute-Savoie / Farouk, Indiana et les CPT dans les Hautes-Alpes)

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🐑 CHRONIQUES D’ALPAGE 🐕 Thème  #4 : LES SOINSAttention, âmes sensibles s’abstenir ! Je ne vais pas vous décrire en détai...
03/08/2026

🐑 CHRONIQUES D’ALPAGE 🐕

Thème #4 : LES SOINS

Attention, âmes sensibles s’abstenir ! Je ne vais pas vous décrire en détail les soins effectués sur les ovins en alpage, mais il faut savoir qu’ils sont rarement très « glamour ».

👉 Les mouches, hôtes redoutés des alpages :

En alpage, la bergère ou le berger ne se contente pas de sortir les brebis et de rentrer au bercail aussitôt la chôme entamée. Il observe ses bêtes pendant la garde, et détecte boiterie, plaie, abcès, diarrhée ou autre signe de maladie ou de blessure. Il attrape les brebis à la main ou avec son crochet, et soigne celles qui en ont besoin. Certains bergers soignent leurs animaux pendant la garde, ce qui nécessite cependant de garder de très près, et d’avoir sur soi son matériel de soins. La plupart soignent les bêtes une fois qu’elles sont rentrées au parc.

Pour soigner les moutons, il est impératif de connaître leurs maladies et leurs blessures les plus courantes, car les ovins sont touchés par des maux bien spécifiques. Le risque numéro 1 en montagne, ce sont les mouches qui pondent dans les petites plaies causées par le passage des brebis dans les branchages ou la rocaille, et parfois par les morsures du chien de conduite (il faut être honnête, cela arrive : en alpage, les chiens aussi subissent une certaine pression, et il arrive qu’ils l’évacuent par un petit coup de croc). Les asticots se développent alors dans la chair du mouton, et si l’on ne fait rien, les lésions causées peuvent être très profondes, causant affaiblissement puis décès de l’animal. Les mouches qui pondent en altitude appartiennent à l’espèce Wohlfahrtia magnifica, dont les larves voraces peuvent devenir grosses comme des haricots blancs. Tout berger se souvient probablement de sa première « myiase », mais au fur et à mesure, croyez-moi, on s’habitue.

👉 Un métier où la « débrouille » est indispensable :

Les boiteries, abcès (je vous passerai les détails du drainage d’abcès gros comme des oranges), mammites (une inflammation de la mamelle, très douloureuse pour la brebis ou la chèvre touchée) et autre ecthyma (qui touche principalement les agneaux) sont aussi monnaie courante en estive. Il convient de savoir choisir quel produit pourra agir efficacement en fonction du problème rencontré, et savoir procéder à des injections intra-musculaires si besoin. C’est absolument indispensable. Savoir traire une brebis ou une chèvre (rassurez-vous, c’est facile) peut aussi servir à soulager ou prévenir une infection de la mamelle. Enfin, savoir suturer (ça, si quelqu’un veut bien m’apprendre, je suis preneuse ☺️ !) peut aider à soigner une plaie ouverte. Quand l’alpage se trouve à 2h de marche et 30 minutes de voiture de la clinique vétérinaire la plus proche, croyez-moi, il est plus que pertinent de savoir se débrouiller tout seul. Bien sûr, les chiens de protection aussi peuvent rencontrer des soucis de santé : en fonction de ses possibilités, c’est le berger qui administre les premiers soins et procède aux injections d’antibiotiques ou d’anti-inflammatoires si besoin. Si le vétérinaire sanitaire peut être joint par téléphone ou par radio pour donner les consignes à la bergère ou au berger, c’est évidemment l’idéal, mais dans certains cas, il faut savoir prendre des décisions seul.

👉 La mort, cette compagne de tous les jours :

Enfin, la mort fait partie de la vie en estive. C’est un aspect du métier de berger auquel on pense rarement. Parfois, une brebis ou un agneau dont on s’est occupé une partie de l’été est retrouvé mort un beau matin. Même si l’on sait pertinemment que les animaux que l’on garde seront envoyés à l’abattoir, ça ne fait jamais plaisir de perdre un membre du troupeau. Quand le corps est en bon état, on le déplace et on le met de côté le temps que l’éleveur vienne le rechercher pour le descendre. Si l’alpage n’est pas suffisamment accessible pour que l’animal soit redescendu, il faudra déplacer le cadavre assez loin du reste des animaux pour que les charognards le nettoient. Déplacer une brebis de 70 kilos seul sur un terrain en pente, c’est rarement une tâche très amusante. Quand un animal meurt en montagne, il faut agir rapidement, car les mouches pullulent dès que les températures augmentent.

👉 En conclusion :

J’arrête là mon chapitre sur les soins, qui n’est pas le plus fun que j’ai écrit, j’en conviens. Encore une fois, mon souhait était de faire prendre conscience au public des réalités du métier de berger. Les moments merveilleux sont nombreux en alpage, mais ceux où l’on a les mains dans le sang, le pus ou d’autres substances corporelles ovines sont réguliers, et il convient de prendre cet aspect de la profession en compte si l’on souhaite se lancer dans le métier.

Sur ce, bon appétit (et ne me remerciez pas) 😜 !

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Étape de 2 jours dans les Hautes-Alpes, où nous avons aidé à la transhumance d’une centaine de brebis jusqu’à l’alpage d...
03/08/2026

Étape de 2 jours dans les Hautes-Alpes, où nous avons aidé à la transhumance d’une centaine de brebis jusqu’à l’alpage de Jartier.

Jartier, c’est mon tout premier alpage, celui où j’ai passé 2 mois en 2020 dans une cabane héliportable. Pas d’eau courante, pas de réseau, une cascade pour la do**he et une radio pour communiquer, des pentes hyper raides et beaucoup de rocaille, mais l’un des plus beaux étés de ma vie.

J’étais la plus heureuse de retourner sur cette montagne, même si la sécheresse a beaucoup modifié le paysage.

Ma p’tite fouine ♥️ Aubrac (Sun des Hauts de Glandelles X Preum’s) qui aura 11 mois dans quelques jours.
30/07/2026

Ma p’tite fouine ♥️
Aubrac (Sun des Hauts de Glandelles X Preum’s) qui aura 11 mois dans quelques jours.

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