Ani'mots Ami'maux

Ani'mots Ami'maux Comportementaliste éducateur canin et félin. Petsitting/Dogwalking. Calvados, Manche & Orne. Visio possible selon demande initiale.

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subscribepage.io/liensanimots En tant que comportementaliste éducateur canin et félin, mon objectif est de vous accompagner dans la résolution des difficultés comportementales de votre compagnon. Avec une approche basée sur l éthologie et l approche systémique, je travaille à instaurer une cohabitation harmonieuse entre vous et votre animal.

15/05/2026

Dog-sitting du week-end : Vénus & Raina 🐾

13/05/2026
12/05/2026

J’ai encore craqué… 😅
Un nouveau jouet rejoint officiellement la rotation de Milady.
Les jouets automatiques peuvent être un super complément d’enrichissement, mais ils ne remplacent pas les interactions et le jeu partagé 🐱
Et petit détail important : le jeu est encore plus satisfaisant quand le chat peut vraiment ‘capturer’ sa proie. La séquence de prédation complète compte aussi dans le plaisir du jeu.

06/05/2026

Le catsitting, ce n’est pas juste passer rapidement : c’est venir créer une présence rassurante dans l’environnement du chat, respecter son rythme et maintenir ses repères pendant l’absence de ses humains ✨
Quelques minutes d’interaction, d’observation et de présence peuvent vraiment changer la qualité de son vécu 🐾

03/05/2026

Le rappel, c’est savoir quitter sa crush 👀

Louka est en liberté, avec une copine de refuge, Veraya (qui elle est en longe).
Ils vivent leur balade, chacun à leur rythme.
Je dis son nom → il se connecte.
Je dis “viens me voir” → il revient.
Je ne le rappelle pas en continu pendant l'intégralité de la balade.
Je le laisse explorer, interagir…
Parce que pour moi, un bon rappel, ce n’est pas contrôler chaque mouvement.
C’est avoir un chien capable de renoncer… même quand la vie est intéressante ailleurs.
C’est ce qui permet de gérer sereinement les situations imprévues.
Louka est un grand sensible, parfois en difficulté avec ses émotions au refuge…
mais c’est aussi un chien capable de ça :
→ rester connecté
→ décrocher
→ revenir
Et à ses côtés, il y a Veraya, qui partage ce moment de balade avec lui ❤️
Elle aussi attend sa famille.
Deux chiens, deux fonctionnements…
et beaucoup de potentiel.

26/04/2026

Ce matin, on a simplement offert à Louka et Nala… une balade ensemble.
Pas pour “les tester”.
Pas pour “les fatiguer”.
Juste pour leur permettre d’être… des chiens.
Parce que la sociabilité, ce n’est pas une étiquette.
C’est des moments comme ça : des signaux respectés, de l’espace, du choix.
Nala a déjà trouvé sa famille 💛
Louka, lui, attend encore.
Quand on le voit comme ça, apaisé, à l’aise…
ça mérite qu’on s’y attarde, non ?
📍 Refuge de Castillon
📩 Si vous souhaitez en savoir plus sur Louka

24/04/2026

Ce soleil me donne envie de ressortir le canoë 🥰. Et beaucoup de département Normands offrent la possibilité de naviguer avec son chien sur les rivières 🤩.

17/04/2026

🐾 TRAVAILLER SUR LA DISTANCE DE DÉCLENCHEMENT DU CHIEN RÉACTIF 🐾

Travailler avec un chien réactif en méthode positive consiste souvent à travailler sur la distance de déclenchement du chien. En gros, c’est tout le contraire de l’immersion, méthode qui consiste à confronter directement le chien à ce qui le fait réagir, sans échappatoire, jusqu’à ce qu’il « s’y habitue ». L’immersion fonctionne rarement sur du long terme : un chien peut s’inhiber complètement face au stimulus qui l’effraie ou le met en colère, donnant l’impression qu’il n’y prête plus attention. Mais il ne s’agit que de résignation, parce qu’aucune autre solution que l’inhibition n’est proposée au chien. C’est, hélas, une façon de faire qui est encore beaucoup montrée sur les réseaux sociaux, parce qu’elle a un côté spectaculaire : on passe d’un chien écumant face à un humain étranger, à un chien placé au milieu de la foule et qui ne bouge pas une oreille. De quoi tromper le novice, qui pensera que la personne qui tient la laisse est forcément un peu magicienne. En réalité, le chien a renoncé à lutter, il est au-delà de la peur -c’est la fameuse « détresse acquise ». Aucun travail de fond n’est réalisé, et le chien recommencera à réagir quand il sera à nouveau placé dans des circonstances habituelles.

Il est plus intéressant -et plus éthique !- de pratiquer la désensibilisation plutôt que l’immersion. Désensibiliser, vous le savez, c’est exposer le chien au stimulus déclencheur par tout petits paliers, à un niveau qu’il est capable de supporter sans stress -ou presque- et augmenter la difficulté petit à petit, au fur et à mesure que l’animal est capable de tolérer davantage. Idéalement, on essaie de toujours garder l’animal en zone verte -la zone dans laquelle il ne déclenche pas- ou éventuellement en zone orange -pas trop foncé, l’orange 😉 !- mais jamais en zone rouge -zone dans laquelle le chien a trop peur ou est trop en colère pour être capable de faire fonctionner ses méninges, et donc d’apprendre.

Prenons un exemple concret : un chien qui a peur des coups de feu. On peut choisir de le placer en immersion, et de tirer des coups de feu près de lui jusqu’à ce qu’il cesse d’essayer de prendre la fuite. Bien sûr, on ne lui laissera pas la possibilité de se sauver, en l’attachant ou en l’enfermant. Face à ce qui lui fait peur, un animal qui a le choix opte pour la fuite dans presque tous les cas, à moins que l’expérience ne lui ait appris à répondre autrement à un stimulus aversif. Or, il sera ici obligé de subir, et soit il s’habituera -ce qui est peu probable, et surtout, ce qui se fera au prix d’une dose de stress énorme- soit il s’inhibera et deviendra encore plus sensible aux coups de feu par la suite. Il se sera donc produit une sensibilisation, l’inverse de l’effet souhaité. Inutile de prendre le risque de jouer à la roulette russe.

L’intérêt premier de la désensibilisation et du travail sur la distance de déclenchement est donc le respect des émotions du chien, car avec cette méthode, on ne le pousse jamais dans ses retranchements. Mais surtout, l’exposer très progressivement au stimulus qu’il perçoit comme négatif lui permet d’apprendre à observer, à écouter, et à réfléchir. Il en est encore capable, puisqu’il n’est pas placé en zone rouge ! Imaginons un chien réactif congénères, qui se déchaîne en bout de laisse dès qu’il aperçoit un autre chien : la première étape du travail de rééducation de cet individu sera le maintien d’une distance plus ou moins grande entre le stimulus déclencheur et lui. Nous ne le confronterons plus directement à d’autres chiens : nous travaillerons dans des endroits ouverts, où il pourra observer d’autres chiens de loin. Il faudra déterminer à partir de quelle distance le chien risque de déclencher, et éviter d’atteindre cette limite : notre but ne sera pas de corriger l’animal qui déclenche, mais de faire en sorte qu’il ne déclenche pas et de renforcer fortement le non-déclenchement. Toutou apprendra ainsi qu’il peut faire confiance à son humain, ce dernier ne le menant pas tout droit vers ce qui le met mal à l’aise. En agissant de la sorte, le chien peut observer, et se référer à son gardien puisque son cerveau est disponible. Il peut être récompensé avec quelque chose de très intéressant (jouet, récompense alimentaire…) et il apprend alors à associer le stimulus initialement désagréable à quelque chose de très positif. Son émotion change peu à peu. Et surtout, en prenant le temps d’observer l’autre, il prend le temps de communiquer. Au lieu de foncer tête baissée sur l’autre chien pour se décharger de son émotion négative, il regarde l’individu d’en face, observe ses signaux, et réapprend à s’ajuster à l’autre. Il remarque que ses signaux de communication ont un effet : celui d’éloigner l’autre, ou de l’apaiser. Le chien réactif n’est plus obligé d’aller aussi loin dans sa communication, et il peut redescendre de plusieurs échelons sur l’échelle de l’agression. Pourquoi dépenser toute son énergie à fulminer, quand un détournement de tête suffit ? Petit à petit, la distance pourra être réduite et le chien réapprendra à côtoyer ses congénères. Peut-être pas en liberté, et peut-être pas à moins de 2 mètres. Mais passer d’une distance de déclenchement de 15 mètres à une distance de 2 mètres, et pouvoir croiser un autre chien sur le trottoir d’en face sans que Toutou ne se transforme en dragon, n’est-ce pas déjà une immense victoire ?

Alors certes, cette méthode n’est pas spectaculaire. Elle ne permet pas de faire des milliers de vues sur Facebook ou Instagram, et elle prend du temps. Mais elle permet au chien -et à l’humain !- de profiter de promenades plus sereines, et de ne plus susciter les remarques désapprobatrices de ceux qui pensent qu’un chien réactif est forcément « mal éduqué ». Et surtout, elle permet au chien de réapprendre, au moins en partie, à interpréter et employer efficacement le langage de son espèce. Et ça, ça n’a pas de prix.

Elsa Weiss / Cynopolis Formations
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🐕 Texte garanti sans IA 🐩

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17/04/2026

Aujourd’hui, il suffit de quelques minutes sur les réseaux sociaux pour tomber sur des vidéos spectaculaires : avant/après saisissants, chiens “transformés” en une séance, promesses de résultats rapides et définitifs… Ces contenus attirent, intriguent, et parfois rassurent. Mais derrière ces démonstrations, une réalité bien différente mérite d’être posée.

Nous vivons dans une époque où tout doit aller vite. Cette logique s’infiltre aussi dans le domaine de l’éducation canine. Certains professionnels n’hésitent pas à promettre des changements radicaux en très peu de temps, quelle que soit la problématique rencontrée. Pourtant, ce type de discours devrait immédiatement susciter de la prudence.

Le comportement d’un chien n’est ni un bouton sur lequel on appuie, ni un problème que l’on “efface”. C’est le reflet d’un vécu, d’émotions, d’apprentissages, et parfois d’un mal-être. Imaginer qu’une solution rapide puisse convenir à tous les chiens revient à nier leur individualité et la complexité de leurs besoins.

Derrière ces fameuses “solutions express”, on observe souvent une focalisation sur ce qui se voit : le comportement dérangeant. Un chien qui grogne, qui aboie ou qui tire en laisse ne fait pas “n’importe quoi” : il communique. Il peut exprimer de la peur, de la frustration, de l’inconfort ou de l’insécurité. Faire disparaître ce signal sans en comprendre l’origine, c’est un peu comme couper l’alarme sans chercher la cause de l’incendie.

Dans ces cas-là, le comportement semble s’éteindre… mais l’émotion, elle, reste bien présente. Et lorsqu’elle est ignorée, elle peut même s’intensifier avec le temps. Le risque ? Voir apparaître des réactions plus fortes, plus imprévisibles, ou un chien qui n’ose plus s’exprimer.

Certains indices permettent aussi de repérer des approches dépassées ou inadaptées. Lorsque l’on vous parle de contrôle absolu, de rapports de force, de hiérarchie stricte ou de statut à imposer au chien, il est important de prendre du recul. Ces notions simplifient à l’extrême la relation humain-chien et ne reposent pas sur une compréhension moderne du comportement canin.

Accompagner un chien, ce n’est pas chercher à le faire rentrer dans un moule. C’est apprendre à le comprendre, à identifier ce qu’il ressent, et à l’aider à évoluer de manière progressive et respectueuse. Cela demande du temps, de l’observation, de l’adaptation… et surtout, une vraie implication du binôme humain-chien.

Il n’existe pas de raccourci magique. Mais il existe des chemins solides, construits avec cohérence, patience et bienveillance. Et ce sont ceux-là qui permettent des changements durables.

Face aux promesses trop belles pour être vraies, gardez toujours un esprit critique. Parce que le véritable progrès ne se mesure pas à la rapidité… mais à la qualité de la relation que vous construisez avec votre chien.

🐾 Changeons de regard pour mieux comprendre nos chiens.

Laurence ROUX
Educatrice Comportementaliste Canin
www.comportementaliste-canin78.fr











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