25/05/2026
Pas mon texte mais je valide.
il y avait longtemps !!!! Mon coup de gu**le du jour j'entends tellement de bêtises autour de nos races c'est aberrant
"Toucher aux races de chiens sans compétence, c’est l’ignorance qui joue au généticien. "
Ma réponse aux propos d’Hugo Clément (qui n’est ni éleveur, ni vétérinaire) émission diffusé ce soir sur la 5
(Museau pointu ou écrasé ? Pattes courtes ou filiformes ? Poil long ou ras ? Voire pas de poil du tout ? Oreilles tombantes ou droites ? Que préférez-vous ? Les 450 races canines officiellement reconnues dans le monde ont été créées par l’homme au gré de ses fantaisies – certaines, il faut le reconnaître, difficiles à justifier – et des clubs et fédérations de races canines veillent jalousement sur les standards et sur les registres généalogiques. Mais ces fantaisies ont un prix très lourd pour les animaux)
Je comprends l’intention, mais je refuse la simplification.
Parler de bien-être animal est essentiel. Mais réduire des races entières à “des chiens qui souffrent” n’est ni juste, ni exact.
La réalité est plus complexe que les images choisies pour un reportage.
Les chiens souffrent de leur physique.”
Parfait. Et moi je souffre de certaines analyses faites sans connaître un élevage. C’est fou comme certains découvrent les brachycéphales en 2026, alors que nos, éleveurs, bossent dessus depuis… toujours. Ou les bassets, et tous les autres dits en souffrance.
Les chiens ne souffrent pas de leur physique. Ils souffrent quand on les achète n’importe où, chez n’importe qui.
Montrer un carlin, un boston un bulldog, obèses qui respirent comme un tracteur, c’est facile.
Montrer un carlin un boston un bulldog, sportif, testé, équilibré… c’est moins sensationnel. Évidemment, filmer un chien en bonne santé, ça fait moins d’audience. Un bulldog qui court, qui nage, qui respire normalement ? Pas assez dramatique pour un prime-time.
Le problème, ce n’est pas la race. C’est le casting du reportage.
Les éleveurs responsables font un travail énorme.
Mais ça, ça ne rentre pas dans un format de 52 minutes.
Tests ADN, radios, sélection sur la respiration, réforme des lignées… Tu sais, tout ce qui demande du temps, des compétences et de l’argent.
Mais bon, c’est sûr que “éleveurs sérieux font un travail remarquable” c’est moins sexy que “ces chiens souffrent”.
Les éleveurs sérieux sont les premiers acteurs de la santé des races.
Ils collaborent avec :
• des vétérinaires spécialisés,
• des clubs de race,
• des généticiens,
• des propriétaires impliqués.
Ils testent, ils évaluent, ils font évoluer. Ce travail est constant, rigoureux, et rarement montré.
Il est pourtant la clé du progrès.
Les cas extrêmes ne représentent pas la majorité.
Les chiens en grande difficulté proviennent souvent :
• des élevages intensifs,
• des importations illégales,
• des chiots vendus en animalerie,
• des reproducteurs non testés,
• des portées faites par des particuliers sans connaissances.
Ce sont ces situations-là qui créent des souffrances. Pas les élevages professionnels qui sélectionnent avec exigence.
Les éleveurs professionnels, eux, investissent dans :
• tests ADN,
• examens respiratoires,
• radios,
• sélection sur la fonctionnalité,
• suivi des chiots.
Ce travail n’est jamais montré dans les émissions.
Confondre les deux, c’est passer à côté du vrai problème.
Les éleveurs responsables travaillent déjà depuis des années à :
• allonger légèrement le museau,
• ouvrir les narines,
• sélectionner des chiens sportifs,
• éliminer les lignées problématiques.
Les clubs de race ont modifié les standards pour favoriser la santé. Ce travail n’est jamais mentionné dans les reportages.
Les éleveurs ne sont pas le problème : ils sont la solution
Interdire ou stigmatiser une race ne protège pas les animaux
Ce qui protège les animaux, c’est :
• la sélection raisonnée,
• la transparence,
• la formation des acheteurs,
• la lutte contre les importations illégales,
• la collaboration avec les vétérinaires.
Stigmatiser une race entière ne fait que pousser les gens vers :
• des achats impulsifs,
• des élevages clandestins,
• des importations massives.
La solution passe par les éleveurs, pas contre eux.
Les médias montrent les cas extrêmes, pas la réalité majoritaire
Les reportages utilisent souvent :
• des chiens obèses,
• des chiens non sélectionnés,
• des lignées étrangères non contrôlées,
• des cas rares mais spectaculaires.
Cela crée une fausse perception du quotidien des éleveurs et des propriétaires.
La majorité des chiens brachycéphales vivent normalement, jouent, courent, respirent, voyagent, nagent.
Dire qu’ils « souffrent » en permanence est une caricature.
Les propos d’Hugo Clément partent peu être d’une intention louable : protéger les animaux. Mais ils manquent de nuance et oublient :
• le travail des éleveurs responsables,
• les progrès génétiques déjà réalisés,
• la diversité individuelle au sein des races,
• la réalité du terrain.
Le problème, ce n’est pas leur morphologie. C’est la morphologie du discours autour d’eux.
Les chiens brachycéphales ne sont pas des erreurs de la nature. Ce sont des chiens sélectionnés, suivis, aimés, et parfaitement capables de vivre heureux.
FM