04/12/2020
Parce que les belles histoires n’attendent pas les contes de Noël…
Au pays de la fondue et du chocolat, jolie F***g toute gentille avait perdu mamie Grigia.
En dépit de la présence amusante et réconfortante de deux nains canins dynamiques et sympa, la compagnie d’un vrai viking des territoires du Nord manquait à son bonheur.
À la même période à peu près, au pays des galettes de blé noir et du cidre, grand Furychéri tout triste pleurait sa solitude après le départ de sa Caïna.
Claire, Romain, Marie & Thomas savaient ce qu’ils avaient à faire.
Les bretons entamèrent donc un conséquent périple, par monts, par vaux et par flatulences (un Saarloos en voiture, ça dégaze) pour faire se rencontrer ces deux âmes esseulées.
À la stupéfaction générale, le viking craqua… Sur le Basset Hound !
Il faut dire que son Altesse Babinissime est ce qui se fait de plus sexy en matière de Hounds, oeillades nostalgiques incluses !
C’est ainsi que le Roi du Nord (adoubé Faro, Chevalier de l’Os à Moëlle) s’installa sur son nouveau domaine, non sans tomber occasionnellement dans le barbecue (habitué qu’il était des terrains plats).
Plus sérieusement, la détresse du chien-loup de Saarloos qui se retrouve seul suite au décès de son ou ses congénères est souvent largement sous-estimée au moment de son acquisition.
Si certains chiens s’en remettent et parviennent à finir leur vie sans compagnie canine, la plupart n’en sont tout simplement pas capables.
En ajoutant ce paramètre à l’âge, parfois avancé, qu’ils peuvent avoir à ce moment là, la situation peut vite devenir ingérable.
Il s’agit d’un élément à prendre en compte impérativement lorsque l’on opte pour une race possédant un instinct de meute très marqué, parmi lesquelles tous les chiens-loups (ou presque).
Au moment où Claire affrontait l’immense douleur liée à la mort de Caïna, elle subissait aussi la perte, inexorable, de Furygan...
Muré dans sa tristesse, hurlant de désespoir des nuits durant et s’auto-mutilant jusqu’au sang.
L’amour impose parfois les choix les plus difficiles.
Il en va ainsi lorsque nous nous voyons forcés de les aider à quitter ce monde sans souffrances ou de les éloigner de nous parce que notre égoïsme ou notre possessivité causeraient leur perte.
J’ai toujours pensé qu’ils cheminaient à nos côtés pour nous apprendre ce genre de choses. Merci à vous, nos chiens, merci