19/09/2025
Merci à Gohoof une collègue du canton de Vaud pour cet article important qui met en lumière le manque de talons sur les postérieur des chevaux et les répercussions que ça peut avoir
PRÉSERVER LES POSTÉRIEURS : UN ENJEU SOUVENT SOUS-ESTIMÉ 🐎
Lorsqu’on parle de protection des pieds, l’attention se porte majoritairement sur les antérieurs. Ils supportent en effet 2/3 du poids du cheval… mais cela ne reflète que la statique.
👉 En mouvement, la mécanique change : les postérieurs assurent la propulsion et subissent une usure bien plus importante.
Je constate ici en Suisse :
• Qu'en pieds nus, les antérieurs conservent une bonne pousse alors que les postérieurs s’usent plus vite.
• Qu'en ferrage, ce sont souvent les postérieurs qui « poussent » davantage.
Pourtant, en bootsfitting, la demande concerne presque toujours les antérieurs. Cette idée reçue — que les postérieurs seraient « moins sensibles » — est tenace. Mon expérience me montre qu’un cheval protégé uniquement devant reste souvent limité. Protéger les quatre pieds apporte le plus souvent :
• Plus d’amplitude,
• Plus d’allant,
• Un confort visible et immédiat.
Un exemple marquant :
1️⃣ Premier parage : jument peu sollicitée, sans boots.
2️⃣ Après quelques semaines de balades régulières sans protection : forte défense au galop.
3️⃣ Trois semaines après l’utilisation systématique des boots en extérieur : disparition des résistances, nette amélioration des allures.
⚠️ À retenir : l’usure postérieure se concentre souvent sur les talons, pouvant entraîner des angles plantaires négatifs, avec des répercussions jusque dans les jarrets et le dos.
💡 Les postérieurs sont les véritables moteurs du cheval. Ils méritent la même attention que les antérieurs. 🫶🏼