09/06/2026
𝐎𝐧 𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐪𝐮’𝐮𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥 𝐚𝐩𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝 “𝐮𝐧 𝐞𝐱𝐞𝐫𝐜𝐢𝐜𝐞”.
Venir au licol.
Donner le pied.
Monter dans le van.
Rester immobile.
Toucher une cible.
Mais en réalité, 𝐢𝐥 𝐚𝐩𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐞.
Il apprend aussi l’ambiance autour. La personne présente.
Le lieu. Le ton de notre voix. La pression éventuelle.
Ce qui se passe juste après.
Et surtout… 𝗹’𝗲́𝗺𝗼𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘀𝘀𝗼𝗰𝗶𝗲́𝗲 𝗮̀ 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗰̧𝗮.
𝗨𝗻 𝗹𝗶𝗰𝗼𝗹 peut annoncer une balade agréable.
Ou une séparation stressante.
𝗨𝗻𝗲 𝗯𝗿𝗼𝘀𝘀𝗲 peut annoncer un moment de détente.
Ou une sensation inconfortable qu’on n’a jamais vraiment écoutée.
𝗨𝗻 𝗵𝘂𝗺𝗮𝗶𝗻 peut devenir rassurant.
Ou devenir l’indice que “quelque chose de compliqué arrive”.
Ce n’est pas de la mauvaise volonté.
Ce n’est pas “il se moque de moi”.
𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝘀𝗶𝗺𝗽𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗻 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗾𝘂𝗶 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝘀𝗼𝗻 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹 : 𝗮𝘀𝘀𝗼𝗰𝗶𝗲𝗿, 𝗮𝗻𝘁𝗶𝗰𝗶𝗽𝗲𝗿, 𝗿𝗲𝘁𝗲𝗻𝗶𝗿.
Et c’est là que notre rôle devient important.
Si on veut aider un cheval à apprendre autrement, il ne suffit pas de répéter un exercice. Il faut aussi se demander :
𝘘𝘶’𝘦𝘴𝘵-𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘮𝘰𝘯 𝘤𝘩𝘦𝘷𝘢𝘭 𝘦𝘴𝘵 𝘦𝘯 𝘵𝘳𝘢𝘪𝘯 𝘥’𝘢𝘴𝘴𝘰𝘤𝘪𝘦𝘳 𝘢̀ 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘴𝘪𝘵𝘶𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 ? 𝘌𝘴𝘵-𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘫𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘴𝘵𝘳𝘶𝘪𝘴 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘤𝘰𝘯𝘧𝘪𝘢𝘯𝘤𝘦 ?
𝘌𝘴𝘵-𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘫𝘦 𝘳𝘦𝘴𝘱𝘦𝘤𝘵𝘦 𝘴𝘰𝘯 𝘴𝘦𝘶𝘪𝘭 𝘦́𝘮𝘰𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘦𝘭 ?
𝘌𝘴𝘵-𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘫𝘦 𝘳𝘦𝘯𝘥𝘴 𝘭’𝘦𝘹𝘱𝘦́𝘳𝘪𝘦𝘯𝘤𝘦 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘤𝘭𝘢𝘪𝘳𝘦, 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘱𝘳𝘦́𝘷𝘪𝘴𝘪𝘣𝘭𝘦, 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘢𝘨𝘳𝘦́𝘢𝘣𝘭𝘦 ?
Parce qu’un comportement appris dans la peur ne laisse pas la même trace qu’un comportement appris dans le calme.
Et parfois, 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝗿𝗲́𝗽𝗼𝗻𝘀𝗲 𝗱’𝘂𝗻 𝗰𝗵𝗲𝘃𝗮𝗹 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗶𝘁𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝗻𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝘂𝗶.
C’est tout le cœur de mon approche : 𝙤𝙗𝙨𝙚𝙧𝙫𝙚𝙧, 𝙘𝙤𝙢𝙥𝙧𝙚𝙣𝙙𝙧𝙚, 𝙖𝙙𝙖𝙥𝙩𝙚𝙧, 𝙚𝙩 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙩𝙧𝙪𝙞𝙧𝙚 𝙪𝙣𝙚 𝙧𝙚𝙡𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙤𝙪̀ 𝙡’𝙖𝙥𝙥𝙧𝙚𝙣𝙩𝙞𝙨𝙨𝙖𝙜𝙚 𝙙𝙚𝙫𝙞𝙚𝙣𝙩 𝙥𝙡𝙪𝙨 𝙟𝙪𝙨𝙩𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡𝙚 𝙘𝙝𝙚𝙫𝙖𝙡 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡’𝙝𝙪𝙢𝙖𝙞𝙣.