29/04/2026
Le combat contre le frelon sur nos ruchers en Eté et en Automne doit être double ; Eviter le stress qui tuera la colonie et organiser un piégeage en continu pour diminuer la pression.
Une muselière ne réduit pas la prédation ; les frelons continueront de venir voler et tuer nos abeilles sur nos ruches ou à proximité, mais ce n’est pas problématique en soit, même si cela fait mal au cœur ; perdre 500 ou même 1000 abeilles ne détruit pas une colonie, d’ailleurs, jouer à la raquette ne sert pas à grand-chose non plus, ça fait juste un peu de bien au moral et ça défoule.
Par contre, les quelques frelons qui viendront sur la planche d’envol, sans protection, juste à l’entrée d’une ruche, seront catastrophique ! Le stress s’installera très rapidement dans toute la colonie, les abeilles ne sortiront plus, ne rentreront plus de nectar pour la nourriture et plus pollen pour les jeunes larves au printemps ! La reine stoppera également sa ponte ! La famine et le manque d’abeilles d’hiver feront disparaitre l’essaim sans doute avant même l’hiver. C’est bien là que réside le véritable danger que représente le frelon ! L'apiculteur pourra intervenir en ajoutant de la nourriture, mais il ne pourra rien faire pour le manque d'abeilles.
C’est à ce moment que les muselières interviennent ; elles empêchent le frelon de venir sur la planche d’envol afin de réduire ce stress qui est plus tueur que le frelon lui-même ! Simplement en les déplaçant de 20 cm en arrière et en piégeant la plupart de ceux qui osent entrer.
Les test et essais du CRAW indiquent une réduction de plus de 50% de ce stress grâce à une muselière « simple ».
Il faut également installer un piège au sol, juste en dessous de chaque plancher car c’est également une zone génératrice de stress importante qu’il faut absolument protéger. C'est en dessous des ruches que j'ai remplis des bocaux entièrement !
Je place encore un piège entre les ruches à hauteur des planchers.
C’est à ce (petit) prix que j’ai sauvé un rucher fortement impacté la saison dernière.