01/09/2026
🚨Affaire Du Monceau de Bergendal : la procureure du Roi requiert l’interdiction de détenir des animaux ! 🚨
👉 Ce mardi 1er septembre, l’affaire concernant Diana Du Monceau de Bergendal de Chastre était examinée devant le tribunal correctionnel du Tribunal de première instance du Brabant wallon, à Nivelles.
⚖ À l’issue des débats, la procureure du Roi a requis une amende de 20 000 euros, le retrait du permis de détention ainsi que l’interdiction de détenir des animaux !
Animaux en Péril, Le Rêve d’Aby et Bonheur Animal, refuges intervenus lors de la saisie et membres de la fédération Féfracaf, étaient constitués parties civiles dans ce dossier.
👏 Les refuges accueillent favorablement les réquisitions du ministère public et, tout particulièrement, la demande visant à interdire à Diana Du Monceau de Bergendal de détenir des animaux.
« Les saisies se succèdent à Chastre depuis des années. Aujourd’hui, il faut mettre un terme à ce cycle pour que plus aucun animal n’ait à connaître une telle détresse » Jean-Marc Montegnies, Président d’Animaux en Péril.
Pour les refuges, cette interdiction constitue aujourd’hui l’enjeu essentiel de cette procédure.
Diana Du Monceau de Bergendal a déjà fait l’objet de nombreuses interventions et saisies au cours des années précédentes. Elle avait notamment été reconnue coupable et condamnée en 2012. Pour les refuges, continuer à intervenir, année après année, pour retirer des animaux de situations problématiques ne peut constituer une solution durable.
Animaux en Péril, Le Rêve d’Aby et Bonheur Animal estiment que seule une interdiction de détenir des animaux peut permettre de mettre un terme à ce cycle et éviter que de nouveaux animaux ne se retrouvent, à l’avenir, dans une situation similaire.
🔴 266 animaux dans des conditions particulièrement dégradées 🔴
L’affaire examinée ce mardi trouve son origine dans les événements de décembre 2023. Une vidéo montrant un âne attaqué et dévoré par des chiens présents sur la propriété avait alors constitué le point de départ d’une intervention qui allait conduire à la saisie de 266 animaux dont 70 équidés.
À l’audience, la procureure du Roi a notamment pointé un problème majeur : la surpopulation animale. Elle a considéré que les préventions relatives aux conditions de détention et à la capacité de détenir un tel nombre d’animaux étaient établies.
Lors de leur intervention, les refuges ont découvert des animaux évoluant dans un environnement extrêmement dégradé. Les déjections étaient omniprésentes et d’importantes quantités de déchets et d’objets divers s’étaient accumulées sur la propriété. À certains endroits, l’encombrement était tel que les chiens avaient creusé de véritables passages sous les amas pour pouvoir circuler. ☹️
Une grande partie des équidés évoluait dans des prairies transformées en vastes étendues de boue, dans lesquelles les animaux s’enfonçaient et devaient se déplacer quotidiennement.
🗣 À l’audience, Diana Du Monceau de Bergendal a expliqué cette situation par les conditions météorologiques : « J’ai été dépassée à cause de la pluie, je l’avoue. »
Pour les refuges, réduire l’état des lieux aux seules conditions météorologiques revient toutefois à ignorer une donnée essentielle : 266 animaux étaient maintenus en permanence sur un seul et même domaine.
À cette surpopulation s’ajoutait l’absence de maîtrise suffisante de la reproduction. Les animaux étaient laissés se reproduire entre eux, sans séparation adéquate des sexes ni politique suffisante de stérilisation, entraînant de nouvelles naissances et, avec elles, un risque de consanguinité et une augmentation constante du nombre d’animaux présents.
❌ Des animaux domestiques ne vivent pas « à l’état sauvage » ❌
La défense a également soutenu que les animaux vivaient collectivement, dans des conditions se rapprochant d’une vie « à l’état sauvage ». Diana Du Monceau de Bergendal a, quant à elle, déclaré à propos de ses animaux : « Je considérais que c’était mes enfants. »
Animaux en Péril, Le Rêve d’Aby et Bonheur Animal contestent fermement l’argument d’une prétendue vie à l’état sauvage. ✊
Des animaux domestiques maintenus sur un espace clôturé et limité ne disposent ni des territoires ni des possibilités de déplacement qui permettraient d’établir une telle comparaison.
Dans un groupe aussi important, le nourrissage collectif ne permet par ailleurs pas de répondre aux besoins individuels de chaque animal, notamment des animaux âgés, affaiblis ou des plus jeunes. Les animaux dominés peuvent être écartés des ressources par les individus dominants. Certains animaux nécessitent enfin une alimentation et des soins spécifiques incompatibles avec une prise en charge exclusivement collective.
Pour les refuges, invoquer un retour à une prétendue vie sauvage ne peut donc justifier l’absence d’une prise en charge adaptée aux besoins individuels d’animaux domestiques placés sous la responsabilité de leur détenteur.
😱 Les associations mises en cause pour les décès survenus après la saisie 😱
Les refuges ont également été particulièrement heurtés par la mise en cause, au cours de la défense, de la prise en charge des animaux après leur saisie.
Plusieurs animaux sont effectivement décédés après avoir été confiés aux refuges. Mais il convient de rappeler l’état dans lequel certains d’entre eux ont été pris en charge. Plusieurs ont dû être directement hospitalisés en clinique vétérinaire et les examens réalisés ont notamment mis en évidence des états de malnutrition sévère ainsi que d’importantes infestations parasitaires. 😣
Faire porter aux structures qui ont recueilli, hébergé et soigné ces animaux la responsabilité de décès survenus après leur prise en charge revient, pour les refuges, à occulter l’état dans lequel certains animaux leur ont été confiés.
Les professionnels et bénévoles mobilisés lors de cette saisie restent, près de trois ans plus t**d, profondément marqués par ce qu’ils ont découvert sur place et par la prise en charge particulièrement lourde qui a suivi.
⚖ Les refuges demandent le remboursement de leurs frais ⚖
Animaux en Péril, Le Rêve d’Aby et Bonheur Animal se sont constitués parties civiles afin d’obtenir notamment le remboursement des frais engagés pour la prise en charge des animaux durant la période de saisie.
Les refuges soulignent qu’ils ne réclament pas d’indemnisation pour le préjudice moral subi par leurs équipes, malgré l’impact considérable qu’une intervention d’une telle ampleur a pu avoir sur les professionnels et bénévoles mobilisés.
Ils se disent dès lors particulièrement interpellés par la demande de la défense visant à débouter les parties civiles ! Demander le remboursement des dépenses engagées pour nourrir, héberger et soigner des animaux saisis par les autorités constitue le strict minimum.
📆 Un jugement attendu le 22 septembre 📆
La défense a demandé l’acquittement de Diana Du Monceau de Bergendal. À titre subsidiaire, en cas de reconnaissance de culpabilité, elle a sollicité la clémence du tribunal et une suspension du prononcé, invoquant notamment son âge et sa santé psychologique.
🔴 Le jugement sera rendu le 22 septembre 2026.
Animaux en Péril, Le Rêve d’Aby et Bonheur Animal attendent désormais la décision du tribunal.
Au-delà des indemnisations et des sanctions financières, l’enjeu essentiel reste, pour les refuges, de mettre un terme à une succession d’interventions et de saisies qui dure depuis des années.
💪 L’objectif est aujourd’hui simple : éviter que de nouveaux animaux aient, un jour encore, à être saisis chez Diana Du Monceau de Bergendal.